Des experts du numérique alertent sur les dangers de l’IA
| Dominique: | Ces dernières semaines, de nombreux essais sur les dangers de l’intelligence artificielle ont été publiés en France. Signés par des philosophes, essayistes, ou chefs d’entreprise et intitulés De la bêtise artificielle, Le temps de l'obsolescence humaine, IA : le grand enfumage, ou encore Le péril IA, tous ces ouvrages dénoncent les dangers d’une civilisation qui serait entièrement modelée par l’intelligence artificielle. Fait intéressant, l’ouvrage Le péril IA est signé par Gilles Babinet, un expert de la technologie, puisqu’il a coprésidé le Conseil national du Numérique avant de devenir Champion Digital de la France auprès de la Commission européenne. Pour lui, nous sommes actuellement face à un choix concernant l’IA : devenir des machines ou rester vivants. |
| Catherine: | Question intéressante. Pour ma part, je préfère rester vivante ! |
| Dominique: | Moi aussi. |
| Catherine: | Y a t-il vraiment un risque que nous devenions des machines ? |
| Dominique: | Si nous nous laissons faire, elles dirigeront sans aucun doute notre vie dans le futur. Disons qu’il faudrait que l’IA reste à notre service plutôt que le contraire. |
| Catherine: | J’aimerais bien lire Le péril IA. Certains ont accusé Gilles Babinet d’avoir retourné sa veste au sujet de l’intelligence artificielle. Il y a quelques années, il défendait ouvertement les perspectives qu’offrait l’IA. Il pensait même qu’elle pouvait être mise au service du climat. |
Cette expression signifie qu’une personne change de camp et de position selon les circonstances les plus favorables à ses intérêts personnels, et se place toujours du côté du plus fort. La personne change d’avis sans être fidèle à une idée ou un principe. Le changement est souvent fait de manière radicale ou très rapide. L’expression s’emploie le plus souvent dans le domaine politique.
Le célèbre chanteur Jacques Dutronc a immortalisé ce comportement avec une chanson bien connue en France, « L’opportuniste ». Voici quelques paroles :
« Il y en a qui contestant
Qui revendiquent et qui protestent
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté»
Et il conclut en parlant de sa veste :
« Je l'ai tellement retournée
Qu'elle craque de tous côtés
A la prochaine révolution
Je retourne mon pantalon »
L’expression nous vient de Charles Emmanuel Ier de Savoie, qui voulait absolument être roi, ou de France, ou d’Espagne. Il portait une casaque, qui était un manteau à manches longues porté par les militaires sur les champs de bataille. Sa casaque était réversible et avait sur chaque côté la couleur d’un des deux pays, blanc pour la France et rouge pour l’Espagne. En fonction de ses intérêts, il pouvait retourner sa casaque pour indiquer le camp qu’il défendait. L’expression se disait donc à l’origine « tourner casaque ». « Retourner sa veste » en est la version modernisée.
En anglais, elle peut se traduire par “to become a turncoat”, “to change sides”.
- Oui, elle a bien retourné sa veste.
- My colleague was determined this morning to tell straightforwardly what she thinks to our boss. But during the meeting, she agreed to everything he said !
- Yes, she really changed sides.
This politician became a turncoat after the presidential election, he became a minister for the president to whom he was opposed.
Le célèbre chanteur Jacques Dutronc a immortalisé ce comportement avec une chanson bien connue en France, « L’opportuniste ». Voici quelques paroles :
« Il y en a qui contestant
Qui revendiquent et qui protestent
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté»
Et il conclut en parlant de sa veste :
« Je l'ai tellement retournée
Qu'elle craque de tous côtés
A la prochaine révolution
Je retourne mon pantalon »
L’expression nous vient de Charles Emmanuel Ier de Savoie, qui voulait absolument être roi, ou de France, ou d’Espagne. Il portait une casaque, qui était un manteau à manches longues porté par les militaires sur les champs de bataille. Sa casaque était réversible et avait sur chaque côté la couleur d’un des deux pays, blanc pour la France et rouge pour l’Espagne. En fonction de ses intérêts, il pouvait retourner sa casaque pour indiquer le camp qu’il défendait. L’expression se disait donc à l’origine « tourner casaque ». « Retourner sa veste » en est la version modernisée.
En anglais, elle peut se traduire par “to become a turncoat”, “to change sides”.
Exemple 1 :
- Ma collègue était bien décidée ce matin à dire ses quatre vérités à notre patron. Mais pendant la réunion, elle était d’accord avec tout ce qu’il disait !- Oui, elle a bien retourné sa veste.
- My colleague was determined this morning to tell straightforwardly what she thinks to our boss. But during the meeting, she agreed to everything he said !
- Yes, she really changed sides.
Exemple 2 :
Cet homme politique a retourné sa veste après l’élection présidentielle, il est devenu le ministre du président auquel il s’était opposé.This politician became a turncoat after the presidential election, he became a minister for the president to whom he was opposed.