L’arrivée du géant chinois Shein au BHV crée la polémique
| Dominique: | Le Bazar de l'Hôtel de Ville, couramment appelé BHV Marais, est en pleine tourmente depuis l’annonce faite au début du mois d’octobre d’une décision surprenante : l’arrivée de Shein, le géant chinois de l’ultra-fast fashion, dans ses rayons. Le BHV est un grand magasin fondé à la fin du 19ème siècle, qui est devenu une véritable institution de Paris. Les Galeries Lafayette en ont été propriétaires jusqu’en 2023, date à laquelle le BHV a été cédé à la Société des Grands magasins. Pendant longtemps, le BHV a fait la part belle à des marques de mode françaises ou internationales, notamment dans le secteur du luxe. L’annonce d’un partenariat avec Shein a donc été vécue comme une véritable trahison par de nombreux partenaires historiques du magasin et a provoqué des remous jusqu’au sommet de l'État. |
| Catherine: | Shein au BHV, c’est vraiment incroyable. Mais pourquoi le BHV voudrait-il faire une chose pareille ? |
| Dominique: | Pas besoin de donner ta langue au chat, Catherine. Tu connais la réponse. |
| Catherine: | L’argent… |
| Dominique: | Eh oui. Le BHV espère attirer dans ses murs une partie des 25 millions de clients français de la marque. |
| Catherine: | En effet… Mais le BHV représente l’excellence française. Je comprends que cette annonce ait fait l’effet d’une bombe. |
L’expression de cette semaine « donner sa langue au chat » signifie renoncer à trouver ou à deviner la réponse à une question ou à une énigme. Quand on donne sa langue au chat, on demande la solution à une devinette.
Cette expression française dont les origines remontent au XIXème siècle dériverait d’une autre expression utilisée par Mme de Sévigné dans une de ses lettres écrite le 3 juillet 1671 à une amie. Elle aurait dit à cette dernière de ne pas essayer de répondre à la question qu’elle venait de lui poser mais plutôt de « jeter sa langue aux chiens ». On donne sa langue figurativement parlant puisque celle-ci n’est plus utile, on ne peut trouver le mot recherché. L’utilisation d’animaux, de chiens et de chats était courante à cette époque. Dans son roman « la Petite Fadette » l’auteur George Sand parle de se confier à l’oreille d’un chat. Le chat était considéré comme sage et digne de garder a secret.
En anglais cette expression est littéralement traduite par ‟to stop guessinggˮ ou ‟to give upˮ (guessing) ou “to throw in the towel”.
The TV game participant gave up guessing the answer to the question. He asked for the answer.
I can’t find the answer to the riddle. It is too difficult. Give me the answer.
Cette expression française dont les origines remontent au XIXème siècle dériverait d’une autre expression utilisée par Mme de Sévigné dans une de ses lettres écrite le 3 juillet 1671 à une amie. Elle aurait dit à cette dernière de ne pas essayer de répondre à la question qu’elle venait de lui poser mais plutôt de « jeter sa langue aux chiens ». On donne sa langue figurativement parlant puisque celle-ci n’est plus utile, on ne peut trouver le mot recherché. L’utilisation d’animaux, de chiens et de chats était courante à cette époque. Dans son roman « la Petite Fadette » l’auteur George Sand parle de se confier à l’oreille d’un chat. Le chat était considéré comme sage et digne de garder a secret.
En anglais cette expression est littéralement traduite par ‟to stop guessinggˮ ou ‟to give upˮ (guessing) ou “to throw in the towel”.
Exemple 1 :
Le participant au jeu télévisé renonça à trouver la réponse à la question posée et donna sa langue au chat.The TV game participant gave up guessing the answer to the question. He asked for the answer.
Exemple 2 :
Je ne trouve pas la réponse à cette devinette, elle est bien trop difficile. Je donne ma langue au chat. Donnez-moi la réponse.I can’t find the answer to the riddle. It is too difficult. Give me the answer.