Les grands procès criminels transforment la société française
| Dominique: | Les grandes affaires criminelles n’en finissent pas de provoquer des remous dans l’opinion et dans la société françaises, tandis que les années 2024 et 2025 ont été marquées par de grands procès à fort retentissement. Fin 2024, le procès dit des « viols de Mazan » a mis en lumière les horribles dégâts causés par la soumission chimique et a fait naître une icône de la lutte contre les violences sexuelles, Gisèle Pelicot, qui est désormais connue dans le monde entier. En ce moment se tient le procès du féminicide présumé de Delphine Aussaguel par son mari. Le procès, très suivi sur les réseaux sociaux, suscite l’engouement des foules qui se déplacent en masse en salle d’audience ou à l’extérieur du Palais de justice. La fin de l’année 2025 sera aussi marquée par le procès de la meurtrière de la petite Lola, assassinée en 2022 en plein Paris, à l’âge de 12 ans. |
| Catherine: | Eh bien, nous n’avons pas fini d’en voir de toutes les couleurs avec des histoires plus sordides les unes que les autres. |
| Dominique: | Oui, malheureusement. Mais parfois, cette horreur peut provoquer une prise de conscience sociétale de grande ampleur, comme dans le cas du procès des violeurs de Gisèle Pélicot. Ce procès, où les 50 accusés ont dû se faire tirer les vers du nez avant de reconnaître les faits, a mis en lumière comme jamais la « culture du viol » et la notion de consentement. |
L’expression d’aujourd’hui « tirer les vers du nez » signifie réussir adroitement à faire parler quelqu'un sur un sujet ou des informations qu'il ne voulait pas aborder ou divulguer.
Les hypothèses sur l'origine de cette expression qui date du XVème siècle sont multiples mais aucune n'est réellement attestée. La première vient du monde de la médecine. Pendant très longtemps, on plaçait des larves d’insectes dans le nez pour guérir certaines rhinites intempestives mais parfois les larves avaient la mauvaise idée de remonter au fond de la narine. Il était alors très difficile de les extraire. Seul le praticien qui faisait preuve d'habileté et de persévérance parvenait à «tirer les vers du nez ». Une autre hypothèse viendrait d’une maladie assez répandue au XVIIIème siècle : les "vers rinaires", parasites du nez. Cependant, beaucoup avaient honte de dire au médecin qu'ils en étaient affectés. Ce dernier était alors obligé de les soumettre à un interrogatoire pour les faire parler. On disait alors qu'il leur « tirait les vers du nez ». Une autre hypothèse qui semble probable viendrait d'une déformation du latin 'verum', 'le vrai'. On tirerait donc la vérité du nez. Voici donc encore une expression qui garde son mystère.
La traduction littérale de l’expression est ‘to pull out worms from the nose’ et des expressions équivalentes en anglais serait ‘to worm a secret out of somebody,’ ‘to squeeze the facts out of someone’ ou ‘to draw information out of someone.’
After questioning, the suspect told the press that the police officers had squeezed the facts out of him.
The art of conversation is not her strong point. You always have to draw information out of her.
Les hypothèses sur l'origine de cette expression qui date du XVème siècle sont multiples mais aucune n'est réellement attestée. La première vient du monde de la médecine. Pendant très longtemps, on plaçait des larves d’insectes dans le nez pour guérir certaines rhinites intempestives mais parfois les larves avaient la mauvaise idée de remonter au fond de la narine. Il était alors très difficile de les extraire. Seul le praticien qui faisait preuve d'habileté et de persévérance parvenait à «tirer les vers du nez ». Une autre hypothèse viendrait d’une maladie assez répandue au XVIIIème siècle : les "vers rinaires", parasites du nez. Cependant, beaucoup avaient honte de dire au médecin qu'ils en étaient affectés. Ce dernier était alors obligé de les soumettre à un interrogatoire pour les faire parler. On disait alors qu'il leur « tirait les vers du nez ». Une autre hypothèse qui semble probable viendrait d'une déformation du latin 'verum', 'le vrai'. On tirerait donc la vérité du nez. Voici donc encore une expression qui garde son mystère.
La traduction littérale de l’expression est ‘to pull out worms from the nose’ et des expressions équivalentes en anglais serait ‘to worm a secret out of somebody,’ ‘to squeeze the facts out of someone’ ou ‘to draw information out of someone.’
Exemple 1 :
Après l’interrogatoire, le suspect dit à la presse que les policiers lui avaient tiré les vers du nez.After questioning, the suspect told the press that the police officers had squeezed the facts out of him.
Exemple 2 :
L’art de la conversation ce n’est pas son point fort. Il faut toujours lui tirer les vers du nez.The art of conversation is not her strong point. You always have to draw information out of her.