La France va distribuer un livret de préparation aux crises
| Catherine: | Que se passerait-il en cas de crise grave sur le sol français ? Pour éviter que ce ne soit la Bérézina, le gouvernement a annoncé au mois de mars la diffusion d’un livret pour préparer les Français aux crises majeures qui pourraient toucher le pays. Ces risques peuvent se répartir en cinq catégories : les risques naturels, les risques technologiques, les risques sanitaires, les risques « cyber » et la menace terroriste. |
| Dominique: | Et le déclenchement d’une guerre ? Dans quelle catégorie est-ce que ça entre ? |
| Catherine: | Euh… bonne question. Ce qui est sûr, c’est que le gouvernement souhaite préparer la population à des crises sérieuses et prolongées, ou à un conflit armé, en donnant des conseils pratiques, comme cela a été le cas dans d’autres pays européens. Ce guide comportera trois parties. « Se protéger », la première, expliquera comment constituer un sac de survie à emporter ainsi que les réserves utiles à avoir chez soi, tout en apprenant aussi à protéger son entourage. La deuxième partie, « Que faire en cas d’alerte ? », expliquera la marche à suivre selon les catastrophes qui se produisent. Et enfin, la partie « s’engager » expliquera comment s’inscrire dans une réserve afin d’aider la population. |
L’expression française « c'est la Bérézina » est une exclamation utilisée pour décrire un échec total, une catastrophe ou encore une situation extrêmement difficile ou désagréable. Cette même expression est aussi quelquefois utilisée sur un ton sarcastique pour décrire des obstacles plus mineurs.
L’expression fait référence à l'un des épisodes les plus dramatiques de la campagne militaire de Russie par Napoléon 1er. Nous sommes en novembre 1812, quand cernée par les Russes, l’armée de l'empereur est acculée à battre en retraite. Elle n'a d'autres choix que de traverser le fleuve russe, la Bérézina, mais l'eau étant glaciale, elle ne peut pas traverser à la nage. Pour passer de l'autre côté, les soldats construisent rapidement deux ponts à l'aide de pieux par une température de -20° au milieu de gigantesques glaçons dérivants. De nombreux soldats meurent noyés. L'empereur ordonne ensuite de détruire les ponts afin d'empêcher l'armée russe de les utiliser. Cependant, des milliers de soldats français en retard étaient encore de l'autre côté de la Bérézina. Ils mourront noyés en se jetant dans la Bérézina, d'autres seront faits prisonniers par les Russes.
La traduction littérale est ‘it’s the Berezina’ et des expressions anglaises équivalentes seraient selon la gravité de la situation ‘it’s a complete disaster,’ ‘to be murder’ ou encore ‘to be in dire straits.’
Since they lost the contract, the company is in dire straits.
We traveled home through the storm. It was absolute murder!
L’expression fait référence à l'un des épisodes les plus dramatiques de la campagne militaire de Russie par Napoléon 1er. Nous sommes en novembre 1812, quand cernée par les Russes, l’armée de l'empereur est acculée à battre en retraite. Elle n'a d'autres choix que de traverser le fleuve russe, la Bérézina, mais l'eau étant glaciale, elle ne peut pas traverser à la nage. Pour passer de l'autre côté, les soldats construisent rapidement deux ponts à l'aide de pieux par une température de -20° au milieu de gigantesques glaçons dérivants. De nombreux soldats meurent noyés. L'empereur ordonne ensuite de détruire les ponts afin d'empêcher l'armée russe de les utiliser. Cependant, des milliers de soldats français en retard étaient encore de l'autre côté de la Bérézina. Ils mourront noyés en se jetant dans la Bérézina, d'autres seront faits prisonniers par les Russes.
La traduction littérale est ‘it’s the Berezina’ et des expressions anglaises équivalentes seraient selon la gravité de la situation ‘it’s a complete disaster,’ ‘to be murder’ ou encore ‘to be in dire straits.’
Exemple 1 :
Depuis qu’ils ont perdu le contrat, c’est la Bérézina pour l’entreprise.Since they lost the contract, the company is in dire straits.
Exemple 2 :
On est rentré à la maison en plein orage. C'était vraiment la Bérézina !We traveled home through the storm. It was absolute murder!