| Bruno: | A ton avis Catherine, que faut-il pour être un bon espion ou un bon agent secret ? |
| Catherine: | Je pense qu’il faut être doué pour tirer les vers du nez aux autres… et qu’il ne faut pas trop avoir de scrupules. |
| Bruno: | Oui, la définition est correcte, je pense ! J’ai lu récemment un article sur les agents français et allemands qui ont livré les secrets des deux pays pendant la Seconde Guerre mondiale. |
| Catherine: | Eh bien Bruno, ce ne sont pas des pages très gaies de notre histoire. |
| Bruno: | Non, c’est sûr, mais c’est très instructif ! J’ai retenu particulièrement deux personnages. Un Allemand qui a livré des secrets militaires à la France, dont des formules de la fameuse machine Enigma, et une athlète Française qui a livré des renseignements à l’Allemagne nazie après avoir totalement adhéré à son idéologie. |
L’expression d’aujourd’hui « tirer les vers du nez » signifie réussir adroitement à faire parler quelqu'un sur un sujet ou des informations qu'il ne voulait pas aborder ou divulguer.
Les hypothèses sur l'origine de cette expression qui date du XVème siècle sont multiples mais aucune n'est réellement attestée. La première vient du monde de la médecine. Pendant très longtemps, on plaçait des larves d’insectes dans le nez pour guérir certaines rhinites intempestives mais parfois les larves avaient la mauvaise idée de remonter au fond de la narine. Il était alors très difficile de les extraire. Seul le praticien qui faisait preuve d'habileté et de persévérance parvenait à «tirer les vers du nez ». Une autre hypothèse viendrait d’une maladie assez répandue au XVIIIème siècle : les "vers rinaires", parasites du nez. Cependant, beaucoup avaient honte de dire au médecin qu'ils en étaient affectés. Ce dernier était alors obligé de les soumettre à un interrogatoire pour les faire parler. On disait alors qu'il leur « tirait les vers du nez ». Une autre hypothèse qui semble probable viendrait d'une déformation du latin 'verum', 'le vrai'. On tirerait donc la vérité du nez. Voici donc encore une expression qui garde son mystère.
La traduction littérale de l’expression est ‘to pull out worms from the nose’ et des expressions équivalentes en anglais serait ‘to worm a secret out of somebody,’ ‘to squeeze the facts out of someone’ ou ‘to draw information out of someone.’
After questioning, the suspect told the press that the police officers had squeezed the facts out of him.
The art of conversation is not her strong point. You always have to draw information out of her.
Les hypothèses sur l'origine de cette expression qui date du XVème siècle sont multiples mais aucune n'est réellement attestée. La première vient du monde de la médecine. Pendant très longtemps, on plaçait des larves d’insectes dans le nez pour guérir certaines rhinites intempestives mais parfois les larves avaient la mauvaise idée de remonter au fond de la narine. Il était alors très difficile de les extraire. Seul le praticien qui faisait preuve d'habileté et de persévérance parvenait à «tirer les vers du nez ». Une autre hypothèse viendrait d’une maladie assez répandue au XVIIIème siècle : les "vers rinaires", parasites du nez. Cependant, beaucoup avaient honte de dire au médecin qu'ils en étaient affectés. Ce dernier était alors obligé de les soumettre à un interrogatoire pour les faire parler. On disait alors qu'il leur « tirait les vers du nez ». Une autre hypothèse qui semble probable viendrait d'une déformation du latin 'verum', 'le vrai'. On tirerait donc la vérité du nez. Voici donc encore une expression qui garde son mystère.
La traduction littérale de l’expression est ‘to pull out worms from the nose’ et des expressions équivalentes en anglais serait ‘to worm a secret out of somebody,’ ‘to squeeze the facts out of someone’ ou ‘to draw information out of someone.’
Exemple 1 :
Après l’interrogatoire, le suspect dit à la presse que les policiers lui avaient tiré les vers du nez.After questioning, the suspect told the press that the police officers had squeezed the facts out of him.
Exemple 2 :
L’art de la conversation ce n’est pas son point fort. Il faut toujours lui tirer les vers du nez.The art of conversation is not her strong point. You always have to draw information out of her.