Nous évoquerons d’abord la rencontre entre le président français Emmanuel Macron et le premier ministre canadien Mark Carney sur l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, un département d’outre-mer français situé à quelques encablures de l’île canadienne de Terre-Neuve. L’intérêt du sommet était réciproque. Paris table sur les ressources énergétiques canadiennes afin de diversifier ses sources d’approvisionnement au moment où la crise au Moyen-Orient fait flamber le prix des carburants. De son côté, le gouvernement canadien, maltraité par Donald Trump, souhaite approfondir ses liens économiques et diplomatiques avec les pays membres de l'Union européenne.
Nous reviendrons ensuite sur les récents incidents qui ont impliqué des agents autonomes d’OpenAI ayant tenté de pénétrer des sites gouvernementaux dans différents pays. En Australie, un agent autonome du géant américain de l’IA est parvenu, de sa propre initiative, à pénétrer un portail sécurisé du ministère de la Santé. Aux États-Unis, le système d’OpenAI a accédé à des informations sur des portails du département du Commerce, et a tenté sans succès de pénétrer celui du département de l’Éducation, à l’insu de ses concepteurs. Ces incidents interviennent au moment où un nombre croissant de voix dans le monde plaident en faveur d’une régulation du développement de l’IA.
Nous irons ensuite en France, où la campagne pour la primaire du Parti socialiste bat son plein. Cinq candidats s’opposent. Parmi eux, une figure historique du PS : Ségolène Royal. L’ancienne candidate à la présidentielle de 2007, quatre fois ministre, fait son retour dans l’arène politique et compte bien peser sur ce vote interne. Sa stratégie, plutôt offensive, consiste à cibler ses attaques sur le favori de cette primaire, le social-démocrate Raphaël Glucksmann, qu’elle a récemment qualifié de « stagiaire ». Principal point de désaccord entre les deux, la posture à adopter face au parti de gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise. Mme Royal est partisane d’un accord, M. Glucksmann ne veut pas en entendre parler.
Enfin, nous prendrons la direction des Alpes françaises pour nous rendre au pied du Mont-Blanc. Le point culminant du massif européen est devenu en quelques années la star des trekkeurs. Ils sont des dizaines de milliers chaque été à parcourir le Tour du Mont-Blanc, une randonnée de plusieurs jours qui permet de découvrir les somptueux paysages qui entourent le sommet. La balade s’est popularisée sur les réseaux sociaux et attire des touristes du monde entier, à tel point qu’elle menace l’écosystème fragile de la zone. Les acteurs locaux, préoccupés par ce surtourisme montagnard, planchent sur une charte de bonne conduite.
Mais tout de suite, revenons sur le sommet franco-canadien qui vient d’avoir lieu sur l’île de Saint-Pierre-et-Miquelon. L’occasion pour les deux pays d’afficher leur unité face aux annonces intempestives du président américain Donald Trump et dans un contexte géopolitique particulièrement tendu.
En période de crise, les amis se serrent les coudes. C’est dans cet esprit qu’Emmanuel Macron et le premier ministre canadien Mark Carney se sont retrouvés à Saint-Pierre-et-Miquelon.
Ce petit département d’Outre-mer français, situé au large de l’île canadienne de Terre-Neuve a été le théâtre d’un sommet au ton chaleureux entre les deux chefs d’État, qui ont voulu sceller leur cohésion dans un contexte international difficile. Notamment face aux provocations répétées de Donald Trump.
Dernière en date, le 7 septembre, lorsque le président américain a publié sur son réseau Truth Social une carte de l’Amérique du Nord englobant le Canada, le Groenland et les départements d’outre-mer français, entièrement recouverte d’un drapeau américain.
Sans le mentionner directement, le président Macron a rappelé, dès son arrivée sur l’archipel, que ce territoire ultramarin situé en plein Atlantique Nord était « français et attaché à la France ». « On ne va pas l’affirmer tous les matins parce que des gens ont des idées étranges ou disent des choses étranges », a-t-il ajouté, en référence directe à son homologue américain.
Mark Carney a été accueilli par « son ami » Emmanuel Macron à sa descente d’avio
C’est une nouvelle illustration de la menace que fait porter l’intelligence artificielle sur la souveraineté des États. Plusieurs incidents successifs impliquant des agents autonomes d’OpenAI ont eu lieu ces dernières semaines en Australie et aux États-Unis.
En Australie, un agent d’OpenAI a infiltré le site du ministère de la Santé. Cet agent serait parvenu à pénétrer le portail du Medicare Statistics Reporting Service, un site à accès restreint qui héberge des données sur les dépenses de santé et les subventions aux médicaments.
C’est le premier ministre australien Anthony Albanese qui a rendu publique cette attaque informatique, la qualifiant « d’inacceptable », à l’occasion d’une conférence de presse organisée en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Le chef du gouvernement s’est entretenu avec le PDG d’OpenAI, Sam Altman, « pour exprimer la vive inquiétude de l'Australie au sujet de cet incident ».
Le vice-premier ministre australien, Richard Marles, a expliqué à la presse que lorsque l’agent IA s’est vu refuser l’accès à certaines informations, il aurait adopté un « comportement déviant » sans que personne ne lui demande de le faire. « C’est un avertissemen
C’est le retour d’une obstinée. À 73 ans, Ségolène Royal n’a décidément pas dit son dernier mot. Vingt ans tout juste après sa défaite au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2007 face à Nicolas Sarkozy, la socialiste rempile et compte bien participer au scrutin de l’an prochain.
Pour ce faire, elle doit néanmoins passer une première étape : la primaire de la gauche sociale-démocrate. Cette élection interne au Parti socialiste aura lieu en deux tours durant la première quinzaine d’octobre. Cinq candidats s’affrontent. Outre Mme Royal, seule femme, on retrouve Olivier Faure, secrétaire général du PS, et le grand favori : Raphaël Glucksmann.
Le président du mouvement de centre-gauche Place Publique avait annoncé dans un premier temps qu’il ne participerait pas à la primaire. Il a depuis changé d’avis, persuadé qu’il remportera facilement ce vote d’investiture qui pourrait légitimer sa candidature auprès des électeurs de gauche modérée.
Mais ce qui s’annonçait comme une promenade de santé pour M. Glucksmann est en train de se compliquer. Il a sans doute sous-estimé sa rivale féminine qui lui donne bien du fil à retordre. Politique expérimentée dont les prises de position flirten
Avec ses 4.807 mètres d’altitude, le Mont-Blanc est le point culminant des Alpes et le plus haut sommet d’Europe occidentale. C’est également le chouchou des trekkeurs de la planète entière, qui, chaque été, sont des milliers à le plébisciter comme destination de randonnée.
Selon l’association Les Amis de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc — une course à pied créée en 2003 —, ce tour est même devenu le trek le plus prisé des Alpes. D’une longueur d’environ 170 kilomètres, la randonnée s’effectue entre 7 et 10 jours et permet d’admirer de somptueux paysages montagneux à cheval sur la France, la Suisse et l’Italie. Cet été, plus de 90.000 randonneurs l’ont effectuée. Un record. Ils étaient 36.000 en 2019 et 75.000 l’an dernier.
Cette fréquentation, en hausse exponentielle, est une conséquence directe des réseaux sociaux. En quelques années, le Tour du Mont-Blanc est devenu viral sur Instagram. Les randonneurs, qui sont nombreux à partager sur les réseaux des photos de leur exploit au pied d’un panorama à couper le souffle, ont fait de cette randonnée pittoresque un incontournable pour des touristes avides de sport et d’activités en plein air. Les tour-opérateurs du monde entier positionnent d