Nous nous rendrons d’abord en Allemagne, où le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland vient de remporter une victoire historique dans le Land de Saxe-Anhalt. Le mouvement révisionniste, qui a obtenu près de 44 % des suffrages, devance largement les partis traditionnels. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’extrême droite est en position de prendre le contrôle d’un Land. Pour cela, l’AfD doit néanmoins forger un accord de gouvernement avec une autre force politique car, malgré son excellent résultat, le parti n’a pas obtenu la majorité absolue. En attendant, cette victoire est un désaveu pour le chancelier chrétien-démocrate Friedrich Merz, qui, malgré les critiques, n’envisage pas de démissionner.
Nous partirons ensuite pour l’Italie, où Giorgia Meloni vient de battre un record : elle est à la tête du gouvernement le plus longève de l’après-guerre. Un exploit dans un pays qui a longtemps souffert d’instabilité institutionnelle. Malgré quelques réussites indiscutables, notamment en matière d’emploi et de réduction des déficits, la croissance économique fait cruellement défaut. Sur l’immigration, la leader d’extrême droite a quelque peu adouci ses positions pour injecter une dose de pragmatisme. Quitte à déplaire à l’aile droite de son électorat, qui pourrait bien le lui faire savoir lors des élections législatives de 2027.
Nous irons ensuite en Argentine. Le président Javier Milei vient de durcir sa position concernant les îles Malouines. Cet archipel situé dans l’Atlantique Sud, contrôlé par la Grande-Bretagne mais historiquement revendiqué par l’Argentine, n’en finit pas d’envenimer les relations entre les deux pays. Milei a proposé une loi sanctionnant toute entreprise qui tenterait de tirer profit des ressources naturelles de la zone sans autorisation officielle de Buenos Aires. Ce revirement diplomatique intervient alors que Donald Trump a estimé qu’il pourrait revoir la posture américaine sur ce conflit territorial, au profit des revendications argentines.
Enfin, nous nous rendrons en France, où l’on se marie de plus en plus. En 2025, le nombre de mariages a été le plus élevé de ces 20 dernières années. Cette statistique dénote un retour à la tradition au moment où la perte de repères s'accélère dans un monde en mutation. Autre tendance : les Français se marient de plus en plus vieux, franchissant le pas, non pour sceller une relation naissante mais pour célébrer une longue histoire d’amour.
Mais tout de suite, direction l’ex-Allemagne de l’Est, où le mouvement d’extrême droite AfD confirme son enracinement. Son écrasante victoire aux élections qui se sont tenues le 6 septembre dernier dans le Land de Saxe-Anhalt vient ébranler un système politique consolidé durant l’après-guerre.
L’extrême droite confirme son irrésistible avancée en Allemagne. C’est le principal enseignement du scrutin qui vient d’avoir lieu dans le Land de Saxe-Anhalt, à l’est du pays. Le parti révisionniste Alternative für Deutschland est largement arrivé en tête, avec plus de 44 % des suffrages, loin devant les chrétiens-démocrates conservateurs de la CDU, qui ont obtenu 18,5 % des voix. Le parti de gauche radical Die Linke arrive troisième, avec 9 % des voix. C’est la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale que l’extrême droite est en passe de gouverner un Land.
Au soir des résultats, Ulrich Siegmund, tête de liste de l’AfD en Saxe-Anhalt, a déclaré : « C’est le début d’une nouvelle ère ». « C’est un moment historique pour nous », a renchéri la présidente fédérale du mouvement, Alice Weidel, qui a rejoint son candidat sur scène.
Si cette victoire n’est pas vraiment une surprise, c’est son ampleur qui secoue l’échiquier politique allemand. Le parti a amélioré son score de 23 points de pourcentage par rapport à l’élection régionale précédente. Un résultat d’autant plus impressionnant que les électeurs de Saxe-Anhalt se sont massivement rendus aux urnes, le taux de particip
Record battu. Avec 1.413 jours passés à la tête de l’exécutif italien, Giorgia Meloni vient d’établir un nouveau record de longévité pour un gouvernement d’après-guerre.
Dans un pays longtemps plombé par une instabilité institutionnelle chronique, la coalition gouvernementale de droite dirigée par Mme Meloni s’apprête à fêter ses quatre ans.
La présidente du Conseil a marqué le coup en réunissant ses partisans à Bari, au sud-est du pays. Dans son allocution, elle a martelé un terme : la stabilité, qu’elle a comparée à un « bouclier avec lequel nous avons protégé la nation ».
Parmi les autres réussites mises en avant par son gouvernement, figurent la baisse du chômage, qui a atteint 5,8 % en juillet dernier — un niveau légèrement inférieur à la moyenne européenne —, ou encore une réduction d’impôts de 21 milliards d’euros pour les ménages.
Mais ces signes encourageants ne parviennent pas à masquer le problème persistant de la péninsule : une croissance économique en berne. Le PIB devrait croître d’à peine 0,6 % en 2026, selon les prévisions gouvernementales. « La stabilité est un instrument, pas un objectif. L'objectif, c'est la croissance et on ne l'a pas vue », résume à l’AFP Veronica
C’est une surprenante volte-face que vient d’opérer le président argentin Javier Milei. À l’occasion d’une récente allocution télévisée, le chef de l'État a haussé le ton sur la question controversée des îles Malouines.
Entouré par l’ensemble de son cabinet, le leader d’extrême droite, l’air grave, a affirmé que « les Malouines étaient argentines par l’histoire et par le droit ». Le durcissement de sa position a fortement surpris Londres.
Jusque-là, le président Milei, admirateur assumé de Margaret Thatcher, n’avait jamais fait preuve de grand volontarisme politique sur la question de cet archipel sous contrôle britannique mais historiquement revendiqué par l’Argentine.
Le président a annoncé un projet de loi visant à « durcir les sanctions et les peines à l'encontre des entreprises liées à des opérations non autorisées » autour de l'archipel.
En d’autres termes, toute entreprise convoitant des ressources naturelles à proximité des Malouines serait empêchée de poursuivre son activité sur le territoire argentin. Un avertissement direct aux compagnies Rockhopper Exploration et Navitas Petroleum qui mènent actuellement un projet offshore baptisé Sea Lion. Les activités de forage sont cens
Le mariage a le vent en poupe. C’est ce qui ressort d’un récent bilan démographique dressé par l’Institut national de la statistique et des études économiques. En 2025, le nombre de mariages a atteint son niveau le plus élevé en France depuis plus de vingt ans. 251.000 mariages ont été célébrés, contre 248.000 en 2024, soit une augmentation de 1,4 %.
Si cette hausse peut encore partiellement s’expliquer par un effet à retardement lié au Covid, le rattrapage postconfinement ne serait plus le seul moteur du phénomène. C’est en tout cas ce qu’affirment les professionnels du secteur, qui y voient une véritable tendance de fond.
« En France, le mariage a toujours été lié à l’actualité » analyse Stéphane Seban, organisateur du Salon du mariage, qui vient d’avoir lieu à la Porte de Versailles. « Quand le monde va mal, que les crises économiques et politiques s’installent dans le temps, le nombre de mariages augmente », décrypte-t-il au Figaro. Cet engouement pour le mariage serait donc la conséquence directe de la perte de repères généralisée qui sévit dans notre monde en crise.
Autre tendance notable, les Français se marient de plus en plus vieux. En 2025, l’âge moyen était de 37,5 ans pour