Nous évoquerons d’abord les récentes déclarations de plusieurs chercheurs en intelligence artificielle mettant en garde contre les dérives de l’IA, qui pourraient faire peser de graves menaces sur l’humanité. Le rythme vertigineux de son développement laisse penser que l’IA pourrait rapidement échapper au contrôle des scientifiques et nuire à la vie humaine. Les grands patrons du secteur appellent à ralentir les recherches pour laisser le temps à la société de se préparer à ces nouvelles technologies. Mais dans un contexte ultra-concurrentiel ces annonces ne sont pour l’instant pas suivies d’effets.
Nous partirons ensuite en Turquie, où le gouvernement vient de lancer une vaste opération de répression contre la communauté LGBT+. Des dizaines d’arrestations ont eu lieu dans des bars gays et des locaux associatifs à travers tout le pays. Depuis son arrivée à la tête du pays, en 2014, l’islamo-nationaliste Recep Tayyip Erdoğan s’attaque régulièrement aux minorités sexuelles. Ces derniers mois, la dérive autoritaire du chef de l’État a également touché les journalistes et les opposants politiques. Ce tour de vis, qui préoccupe les partenaires européens d’Ankara, vise sans doute à contenir la colère sociale d’une partie grandissante de la population, en proie à de lourdes difficultés économiques.
Nous irons ensuite en France, où les candidats à l’élection présidentielle de 2027 font leur rentrée après la pause estivale. C’est le cas de Marine Le Pen, qui a donné le coup d’envoi de sa campagne dans son fief électoral du nord de la France. La cheffe historique du Rassemblement national a cherché à donner une image d’unité et de sérénité après des semaines de tensions latentes avec son dauphin Jordan Bardella et une succession de couacs en interne. La leader de l’extrême droite française a centré son discours autour de la crise du logement, en déclinant l’un de ses refrains de prédilection : la préférence nationale.
Enfin, nous resterons en France pour revenir sur l’événement culturel de la rentrée : la résidence parisienne de Céline Dion. La Célinemania s’est emparée de la Ville Lumière. On estime que les retombées financières des 26 concerts parisiens de l’artiste pourraient dépasser le milliard d’euros. Les premiers concerts ont confirmé que Céline était revenue à son meilleur niveau vocal après des années d’absence en raison d’une maladie neurologique rare. Aussi bien sur la scène de la Plénitude Arena qu’à chacune de ses sorties en ville, la chanteuse, tout sourire, paraît incroyablement heureuse de ses retrouvailles avec le public.
Mais tout de suite, revenons sur les alertes lancées par plusieurs experts en intelligence artificielle, qui redoutent le danger que le développement incontrôlable de cette technologie pourrait faire peser sur l’humanité. Plusieurs d’entre eux plaident pour l’instauration urgente d’une régulation internationale.
Depuis quelques semaines, le débat enfle dans les médias du monde entier. L’intelligence artificielle serait-elle bientôt en mesure d’anéantir l’humanité ? C’est en tout cas ce que craint Jacob Coxon, mathématicien et chercheur en IA, qui vient de quitter avec fracas le secteur.
Ce Britannique de 27 ans, qui était déjà passé chez OpenAI avant de rejoindre Anthropic, a finalement décidé de jeter l’éponge. Non sans auparavant lancer un avertissement glacial à la planète. Les géants de l’IA « foncent tout droit vers une superintelligence capable de s’améliorer elle-même et jouent avec nos vies », a-t-il écrit sur X.
Son collègue Evan Hubinger a surenchéri, en déclarant que « l’IA avait plus de 10 % de chances de détruire l’humanité dans la prochaine décennie ». Des propos alarmistes qui ont poussé les principaux acteurs de la filière à s’exprimer sur le sujet.
Dans un message rédigé sur son site personnel, le créateur d’Anthropic, Dario Amodei, a appelé à réduire la vitesse de développement de l’IA. Il faut « temporiser » l’évolution de l’IA « pour que la prévention des risques soit en mesure de suivre le rythme », écrit-il.
Ce qui préoccupe particulièrement le patron d’Anthropic, c’est l
Il ne fait pas bon être homosexuel en Turquie. Le 13 septembre dernier, la police turque a procédé à des dizaines d'arrestations dans des bars gays et aux domiciles d'activistes LGBT+. La répression s’est étendue à une quinzaine de provinces, dont celles d'Istanbul, d'Ankara et d'Izmir.
Les attaques contre les minorités sexuelles ont également concerné la sphère numérique, où des dizaines de comptes Instagram, YouTube et de pages Facebook d'associations, dont celle d’Amnesty International, ont été bloqués par les autorités.
Justifiées par le gouvernement islamo-conservateur au nom de la protection de la famille traditionnelle, ces mesures répressives s’inscrivent dans le sillage de la « Décennie de la famille et de la population 2026-2035 », récemment proclamée par le chef de l’État, Recep Tayyip Erdoğan.
Sur X, le ministre de la Justice Akin Gürlek a affirmé que « des poursuites judiciaires avaient été engagées contre 162 suspects, neuf associations et treize entreprises ».
Deux jours plus tard, le gouvernement turc a récidivé en réprimant les militants venus s’insurger contre ces arrestations sommaires. À Istanbul, 91 personnes ont été interpellées devant le palais de justice de Çağl
C’est dans son fief électoral d’Hénin-Beaumont que Marine Le Pen a décidé de donner le coup d’envoi de sa campagne pour l’élection présidentielle de 2027. La cheffe du Rassemblement national avait prévu de déambuler entre les stands de la grande braderie de la ville, mais une météo capricieuse l’en aura empêchée. Le discours prévu en plein air s’est finalement tenu dans un gymnase local.
Une petite contrariété qui reflète bien les soubresauts qui ont jalonné les premiers pas de la candidate d’extrême droite : démission de son principal conseiller économique, tensions latentes avec son dauphin Jordan Bardella, rétropédalage sur le projet d’interdiction du foulard islamique dans l’espace public…
C’est devant près de 2.000 militants que Mme Le Pen, qui caracole en tête dans les sondages avec près de 35 % d’intentions de vote au premier tour, a tenté de faire oublier les contretemps de ces dernières semaines.
Elle était entourée des cadres de son parti, au premier rang desquels Jordan Bardella. La mine grise, le président du RN a, semble-t-il, encore du mal à masquer sa frustration de ne pas prendre part à l’élection. Il y a cru jusqu’à ce qu’en juillet dernier le panorama judiciaire de
Céline Dion va-t-elle sauver le budget 2027 ? C’est l’amusante question que posait le quotidien Libération au soir du premier des vingt-six concerts à guichets fermés que la chanteuse québécoise donnera à Paris.
Pour son grand retour sur scène, après six ans d’absence en raison d’une maladie neurologique très rare, Céline Dion a vu grand. Elle a choisi la Plénitude Arena, située en proche banlieue parisienne. D’une capacité de près de 40.000 personnes, c’est la plus grande salle de spectacle couverte d’Europe.
L’interprète de My Heart Will Go On avait initialement prévu seize concerts cet automne. Mais face à la demande sans précédent – plus de 9 millions de personnes s’étaient préinscrites pour tenter d’obtenir des places –, elle a ajouté une dizaine de dates, toutes prévues en mai prochain. À l’issue de cette résidence parisienne, elle se sera produite devant près d’un million de personnes. Un chiffre qui donne le vertige.
Et une bonne nouvelle pour l’économie française. Selon le cabinet de conseil MKG Consulting, l’impact financier de ces concerts sur l’économie locale pourrait atteindre 1,2 milliard d’euros. Dès la confirmation des dates, les réservations d’hôtels ont bondi de 900