Politique de dissuasion et de communication avec un Vladimir Poutine, qui, triomphant, annonce disposer d’une nouvelle arme invincible : le Bourevestnik.
Stratégie politique avec la cheffe de l’extrême droite française, Marine Le Pen, qui parvient à faire adopter une proposition de résolution à l’Assemblée nationale. La première de la Vème République. Et après ?
Politique électorale, aussi. Le parti d’Emmanuel Macron, Renaissance, a décidé de soutenir un candidat de droite, Pierre-Yves Bournazel, dans la course à la mairie de Paris, qui a démarré.
Enfin, politique culturelle avec l’arrivée de la Fondation Cartier dans un quartier parisien où l’offre de musées est déjà abondante. Si la droite approuve, la gauche réprouve et parle d’arrondissement muséifié.
Et que dira-t-on de la Chine à la fin du siècle ? Le deuxième pays le plus peuplé du monde voit sa population reculer pour la troisième année consécutive.
Dans les rues de Pékin, de Canton ou de Shanghai, le temps semble avoir ralenti. Pour la troisième année consécutive, la Chine enregistre plus de décès que de naissances. Un basculement historique pour le deuxième pays le plus peuplé du monde derrière l’Inde. Et une hantise pour le pouvoir communiste, qui tente de relancer la natalité.
Dimanche 26 octobre, le Kremlin a fait une démonstration de puissance. Vladimir Poutine, en treillis de combat, visage fermé et regard d’acier, a dévoilé son nouveau joyau : le Bourevestnik, littéralement « l’oiseau de tempête ». Un missile de croisière d’un nouveau genre, animé, dit-il, par une propulsion nucléaire capable de le faire voler… sans fin. Dans une vidéo, le maître du Kremlin s’est félicité d’avoir entre les mains une arme « que personne d’autre ne possède ». Son objectif est clair : faire savoir au monde que la Russie n’a pas dit son dernier mot.
« Portée illimitée, invincible, indétectable ». La rhétorique de l’homme fort du Kremlin s’envole au rythme des images triomphales. On apprend que ce missile se distingue par sa propulsion nucléaire. Une prouesse technologique censée lui permettre de demeurer en vol bien plus longtemps que les missiles intercontinentaux classiques, alimentés au carburant chimique. « Imaginez un moteur de voiture qui ne consommerait presque rien », explique sur le site de France24 Amaury Dufay, chercheur à l'Institut d'études de stratégie et de défense à Lyon et spécialiste de la propulsion nucléaire. Lors d’un test, le 20 octobre dernier, le
Jeudi 30 octobre, à l’Assemblée nationale, un frisson a parcouru l’hémicycle : pour la première fois depuis l’instauration de la Ve République, en 1958, le Rassemblement national a réussi à faire adopter l’un de ses textes. En l’occurrence, la dénonciation de l’Accord franco-algérien de 1968. Certes, il s’agit d’une victoire de justesse - 185 voix pour, 184 contre -, mais d’une victoire de poids pour Marine Le Pen. « C’est une journée qu’on peut qualifier d’historique pour le RN », s’est félicitée la cheffe de ce parti d’extrême droite.
Cette proposition n’aurait jamais dû obtenir de majorité, de nombreux députés étant contre. Ainsi, le groupe Renaissance, fondé par Emmanuel Macron, avait annoncé son opposition à l’initiative. Mais l’absentéisme, ce jour-là, a redistribué les cartes : seulement 30 députés macronistes sur 92 étaient présents à l’Assemblée. Même chose du côté de plus petits partis soutenant le gouvernement. Quant à la gauche, elle n’a pas fait le plein des voix non plus : 143 voix contre sur 195 possibles. Tandis que la majorité des Républicains a voté avec le RN. Et il ne faut pas s’en étonner.
La proposition de résolution qui a été adoptée vise à dénoncer l’Accord
Après des mois de suspense et de tractations en coulisses, le verdict est tombé. Mardi 28 octobre, Renaissance, le parti d’Emmanuel Macron, a officialisé son soutien à Pierre-Yves Bournazel pour les municipales de mars 2026 à Paris. Cet homme de droite de 48 ans est le candidat d’Horizons, la formation de l’ancien premier ministre Édouard Philippe. Cette décision enterre, au moins pour l’instant, l’alliance espérée avec Rachida Dati, l’actuelle ministre de la Culture, figure flamboyante mais très controversée de la droite parisienne.
L’annonce, approuvée par quatorze des seize membres du comité politique du parti présidentiel, n’a surpris qu’à moitié les initiés. Certes, Rachida Dati apparaissait comme la candidate naturelle du camp présidentiel, car elle avait rallié Emmanuel Macron depuis le début de 2024. Mais depuis plusieurs semaines, le vent avait tourné. Au rythme de ses déclarations intempestives et des affaires judiciaires — notamment pour corruption et prise illégale d’intérêts — qui s’accumulent autour d’elle. Le vol des bijoux du Louvre ne lui fait pas une très bonne publicité. Elle se retrouve de plus sans aucun parti politique pour l'appuyer. Les Républicains viennent
Après trente ans passés boulevard Raspail, la Fondation Cartier pour l’art contemporain tourne la page. Fin d’un bail, début d’une nouvelle ère. Depuis cet automne, l’institution pionnière du mécénat artistique s’offre un écrin de prestige : la place du Palais Royal, à deux pas du Louvre, face au Musée des Arts Décoratifs, et à proximité de la Bourse de Commerce de François Pinault.
Un investissement colossal — 230 millions d’euros et plus de cinq années de travaux — a été nécessaire pour redonner vie à un somptueux immeuble haussmannien de 1855. Derrière sa façade restée presque intacte, l’architecte Jean Nouvel a repensé tout l’intérieur, imaginant 8.500 m² d’espaces publics, dont 6.500 dédiés aux expositions. S’ajouteront bientôt un restaurant, un auditorium et une manufacture ouverte à la création et à la pédagogie.
Samedi 25 octobre, en pleine semaine de l’art contemporain, la Fondation a ouvert ses portes. Pour marquer cette arrivée, elle a joué la carte de la délicatesse administrative : chaque détail a été soigneusement négocié avec la Ville de Paris. Ce qui n’empêche pas les critiques.
Cette installation prestigieuse vient s’ajouter à un centre de Paris déjà saturé de cult