Nous reviendrons d’abord sur le déplacement de Donald Trump au Moyen-Orient. Le président américain s’est rendu en Israël pour célébrer la libération des derniers otages vivants retenus par le Hamas. Il a été accueilli en héros par la population qui voit en lui l’artisan de cette libération tant attendue. Il s’est ensuite envolé pour l'Égypte, où il a présidé un sommet international sur la situation à Gaza. Cette « grand-messe », à la portée politique sans doute limitée, lui a surtout permis de mettre en scène son ambition de devenir le « président de la paix ».
Nous irons ensuite à Osaka, au Japon, où l’Exposition universelle vient de fermer ses portes. Après des débuts difficiles, l’événement a finalement rencontré son public pour devenir un grand succès populaire.
Nous partirons en France, où la situation politique est toujours très tendue. Le premier ministre Sébastien Lecornu vient de « sauver » son deuxième gouvernement en offrant une importante concession aux socialistes : la suspension de la réforme des retraites, condition sine qua non pour qu’ils ne votent pas la censure de son gouvernement. Prochaine étape : le débat budgétaire, au cours duquel les divisions pourraient vite réapparaître et menacer une nouvelle fois la continuité de la nouvelle équipe gouvernementale.
Nous resterons en France pour nous pencher sur les fermetures préoccupantes des pharmacies rurales. Le phénomène, qui s’est accéléré ces dernières années, pose le problème de l’accès aux soins pour les Français qui vivent dans les campagnes.
Enfin, nous irons au musée du Louvre, qui rend un hommage exceptionnel au peintre français Jacques-Louis David, à l’occasion du bicentenaire de sa mort. Contemporain de la Révolution française puis de l’arrivée au pouvoir de Napoléon Bonaparte, David fut le témoin privilégié de l’une des périodes les plus riches de l’Histoire de France.
Mais, tout de suite, revenons sur le voyage de Donald Trump au Moyen-Orient. Ce déplacement, réalisé à l’occasion de la libération des derniers otages vivants retenus par le Hamas, a permis à Donald Trump de mettre en scène la suprématie américaine en matière diplomatique.
Donald Trump a été reçu en véritable super-héros en Israël. Le président s’est rendu sur place pour enclencher son plan de paix pour la bande de Gaza et assister au retour des otages israéliens qui étaient encore aux mains du groupe islamiste Hamas.
Le temps de sa visite-éclair, les remerciements envers le président américain se sont déclinés sous une multitude de formats différents dans les rues du pays. Panneaux publicitaires géants à son effigie, banderoles ou messages écrits à même le sable des plages de Tel-Aviv… la gratitude des Israéliens envers le locataire de la Maison-Blanche est immense.
Établi sous l’égide des États-Unis, le plan a permis l'échange des 20 derniers otages vivants contre près de 2 000 détenus palestiniens. Le Hamas est également censé remettre les corps de 28 otages décédés. Il n’en a pour l’instant rendu que 9. Outre un cessez-le-feu immédiat, le plan prévoit également le retrait des troupes israéliennes le long d’une ligne convenue dans l’enclave et l’entrée quotidienne de 400 camions d’aide humanitaire.
Alors que les otages retrouvaient leurs proches après plus de deux ans de séparation, des milliers d'Israéliens en liesse se sont réunis sur les principa
L’Exposition universelle d’Osaka, qui vient de fermer ses portes, a été un grand succès populaire. Rien n’augurait pourtant une telle réussite. Avant l’ouverture, en avril dernier, les enquêtes d’opinion étaient extrêmement négatives. Trois Japonais sur quatre déclaraient ne pas avoir l’intention de s’y rendre. C’était la deuxième fois que la ville accueillait un événement de ce genre. « En 1970, l'Exposition avait fait l'unanimité et marqué les esprits. Je m'en souviens bien. Le pays avait vécu un moment magnifique. Aujourd'hui, on ne sent pas du tout un tel engouement », expliquait un Tokyoïte au micro de RFI il y a quelques mois.
Les Japonais étaient particulièrement critiques vis-à-vis du coût de l’opération, dans un contexte économique maussade. D’autant que l’Expo d’Osaka a finalement coûté plus d’un milliard d’euros, soit le double de l’estimation initiale.
Mais, un peu comme pour les Jeux olympiques de Paris 2024, l'engouement est venu une fois l’événement commencé. Si les débuts ont été timides, l’Expo japonaise, organisée sur une île artificielle près d’Osaka, a finalement remporté un vif succès. Avec 27 millions de visiteurs en 6 mois, l'objectif des organisateurs est atte
Le gouvernement Lecornu II vient de franchir son premier obstacle. Les deux motions de censure, présentées respectivement par le Rassemblement national et par La France Insoumise, ont échoué, le seuil des 289 voix nécessaires pour renverser le gouvernement n’ayant pas été atteint.
Sébastien Lecornu sauve sa tête, à 18 voix près, grâce à une immense concession faite au Parti socialiste : la suspension de la réforme des retraites. C’était la condition qu'avait imposée le parti de François Hollande pour ne pas voter la censure.
Lors de son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale, le premier ministre n’a eu d’autre choix que d’annoncer qu’il mettrait en suspens l’une des réformes phares d’Emmanuel Macron. « Je proposerai au Parlement, dès cet automne, que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle », a-t-il annoncé, sous les applaudissements des députés socialistes. Cette reculade est un immense aveu d’échec pour Macron, qui avait fait de cette réforme l’une des priorités de son mandat.
Sans majorité absolue et face à une Assemblée morcelée, Lecornu savait qu’il devait céder sur ce point, s’il voulait éviter un deuxième é
En 10 ans, la France a perdu 2 000 pharmacies. Rien que l’an dernier, 260 officines ont baissé le rideau. Ce fléau touche particulièrement les petits villages. Selon un rapport de la Cour des comptes, le rythme moyen des fermetures de pharmacies en zone rurale a été multiplié par cinq entre les périodes 2015-2019 et 2019-2021, contre deux en zone urbaine.
Cette tendance, qui concerne un tiers de la population française résidant dans les campagnes, est d’autant plus préoccupante que, dans des zones où les médecins se font rares, le pharmacien représente souvent le seul interlocuteur vers qui se tourner en cas de pépin de santé.
Une situation en grande partie due au manque de rentabilité qui caractérise les pharmacies rurales. « Quand je me suis installée, l'environnement médical n'était pas du tout le même : j'avais quatre médecins, deux infirmières libérales et une maison de retraite. Aujourd'hui, il ne reste qu'un médecin, deux infirmières et un kiné, moins prescripteur, donc ça devient très compliqué » explique à France Info, Anne Derouet, pharmacienne à Saint-Suzanne, petite bourgade bretonne de 1 200 habitants. Autrement dit, les déserts médicaux génèrent à leur tour des déserts
À l’occasion du bicentenaire de la mort du peintre français Jacques-Louis David, le musée du Louvre lui rend hommage à travers une exposition exceptionnelle. « La dernière grande exposition que nous lui avons consacrée au Louvre, c'était en 1989, à l'occasion du bicentenaire de la Révolution française », raconte Sébastien Allard, co-commissaire de l'événement.
Souvent présenté comme « le Père de l’école française », l’artiste n’était pas seulement un peintre talentueux. Il fut aussi le témoin privilégié des chamboulements historiques de son époque. Ce n’est pas un hasard si les livres d’histoire regorgent de reproductions de ses œuvres. « Son art est son moyen d'action dans ce monde nouveau qui est en train de naître et auquel il participe », explique M. Allard.
Né en 1748 à Paris, au sein d'une bonne famille, le jeune David peine d’abord à trouver sa voie. C’est lors d’un séjour à la Villa Médicis de Rome, qu'il découvre l'œuvre du Caravage, qui aura une grande influence sur son travail. En 1784, il peint Le serment des Horaces. Le tableau, considéré comme le symbole du renouveau de la peinture européenne, propulse son auteur sur le devant de la scène. Son atelier commence à attir