Le ton monte entre Moscou et Bruxelles. Poutine a profité d’un Forum à Sotchi, ville sur la mer Noire, pour défier ouvertement le Vieux continent.
Faut-il prendre Vladimir Poutine au sérieux ? Depuis son invasion de l’Ukraine en 2022, la question ne cesse d’être posée en Europe. Or, si l’incrédulité a d’abord marqué la plupart des réponses tant des dirigeants politiques que des médias, force est de reconnaître aujourd’hui que tout le monde a compris que le maître du Kremlin plaisantait rarement. Surtout lorsqu’il profère des menaces.
Ça ressemble à un cauchemar, ça pourrait devenir une réalité en 2027. Le Figaro révèle, dans son édition du 28 septembre, que « la Russie aide la Chine à se préparer à s’emparer de Taïwan ». C’est le Royal United Services Institute, influent think tank britannique spécialisé dans les questions de défense, qui a publié ce rapport explosif.
L’étude s’appuie sur plus de 800 pages de documents dérobés par un groupe de hacktivistes se faisant appeler « Black Moon ». Les chercheurs affirment avoir vérifié l’authenticité de ces pièces, qui décrivent par le menu les ambitions militaires de Pékin. Selon ces sources, Xi Jinping aurait ordonné à l’Armée populaire de libération d’être prête à envahir Taïwan d’ici 2027.
Le rapport souligne cependant la difficulté d’une telle opération : une « invasion amphibie de grande ampleur » reste un pari risqué, car les plages taïwanaises sont peu adaptées à un débarquement massif. C’est là qu’interviendrait Moscou. Fort de son expérience ukrainienne, le Kremlin conseillerait Pékin pour identifier les points d’entrée potentiels et organiser la logistique d’un assaut.
Un projet codé « Sword 208 » aurait aussi été validé en 2023. Les documents détaillent le
À six mois de son départ de l’Hôtel de Ville, Anne Hidalgo vit les derniers jours de son mandat sous un feu nourri de critiques. Celle qui affiche vingt-cinq ans de vie municipale, douze comme maire et treize ans comme première adjointe, voit ces quelques mois marqués par des scandales, des désaveux politiques et un isolement grandissant.
Ces dernières semaines concentrent les coups, comme le précise le quotidien Le Figaro. La révélation de ses frais de représentation a, par exemple, déclenché un tollé : 75 000 euros dépensés en quatre ans. Une somme parfaitement légale, mais difficilement défendable à l’heure où la dette parisienne explose. Les factures détaillant des robes Dior, un manteau Burberry ou une étole Bompard ont d’ailleurs fait les choux gras de la presse et des réseaux sociaux. Quant à l’opposition, elle s’en est donnée à cœur joie. Pour tenter de stopper ce flot de critiques, la maire socialiste a porté plainte le 19 septembre pour « dénonciation calomnieuse » et publié, le 2 octobre, les montants des indemnités versées à ses élus, ainsi que les frais de représentation des maires d’arrondissements. De quoi surprendre les Parisiens…
Hélas pour Anne Hidalgo, dans le même
Il suffit d’allumer la télé ou d’écouter la radio pour tomber dessus : « la taxe Zucman ». L’expression tourne en boucle, comme si ce nouvel impôt sur les ultra-riches allait, d’un coup, combler le gouffre budgétaire de la France. Le mercredi 1er octobre, son concepteur, l’économiste franco-américain Gabriel Zucman, s’est offert une conférence de presse à l’Assemblée nationale, avec le Prix Nobel américain Joseph Stiglitz et l’économiste indienne Jayati Ghosh pour défendre son projet. Un symbole.
Concrètement, de quoi parle-t-on ? Cette fameuse taxe est un texte voté à l’Assemblée nationale le 20 février 2025 qui préconise une imposition annuelle de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros. 3 800 foyers fiscaux seraient concernés. Mais la mesure est restée bloquée au Sénat, majoritairement à droite, qui l’a retoquée le 12 juin. Zucman, l’actuelle grande figure des débats économiques, en revendique la paternité. Ses travaux sur l’évolution des patrimoines sont connus. Son constat est implacable : les inégalités de patrimoine explosent, en France comme ailleurs. Cette taxe serait donc juste et rapporterait 15 à 25 milliards d’euros chaque année au ministère des Financ
Encore un lieu culturel sous les échafaudages à Paris ! Après le musée d’Orsay, puis le Louvre, voilà le musée Picasso-Paris, qui annonce à son tour un chantier d’ampleur, baptisé « Picasso 2030 ». Quarante ans après l’inauguration du musée, ce magnifique hôtel particulier du Marais, l’Hôtel Salé, prépare donc une cure de jouvence : la construction d’une nouvelle aile dédiée aux expositions temporaires, l’aménagement d’un jardin repensé et un budget de 50 millions d’euros pour boucler l’affaire. Les travaux, programmés entre 2028 et 2030, se feront dans un site ouvert au public.
Honnêtement, ce vaste projet a de quoi surprendre. Le musée Picasso a, en effet, déjà triplé sa surface d’exposition il y a dix ans. Le bâtiment est splendide, mais il atteint ses limites, se justifie Cécile Debray, présidente du musée depuis 2021. « Il a été conçu dans les années 1980 comme un écrin, et non comme un lieu de vie », dit-elle. Il n’a jamais eu vocation à accueillir, en permanence, des flux de visiteurs comme c’est le cas aujourd’hui. D’où la nécessité de repenser les lieux. En plus grand.
L’extension doublera la surface réservée aux expositions temporaires : elle passera de 400 à 800 mètres c