Nous irons ensuite en Argentine, où le président d'ultradroite Javier Milei vient de subir un sérieux camouflet électoral lors du scrutin partiel de la province de Buenos Aires, la plus peuplée du pays. Le parti présidentiel encaisse une lourde défaite face au péronisme, ce qui est de mauvaise augure pour Milei avant les élections législatives d’octobre. Nous parlerons ensuite de politique française et reviendrons sur la démission du premier ministre François Bayrou à l’issue d’un vote de confiance à l’Assemblée nationale. Le président Macron a rapidement désigné l’un de ses fidèles, Sébastien Lecornu, nouveau premier ministre. C’est le cinquième chef du gouvernement en moins de deux ans, signe de la crise institutionnelle sans précédent que traverse le pays.
Nous nous pencherons également sur le sort judiciaire de Marine Le Pen. Déclarée inéligible en raison d’une affaire de détournement de fonds, la dirigeante d’extrême droite évalue actuellement les différentes pistes qui lui permettraient de contourner cette condamnation afin de rester en course pour l'élection présidentielle de 2027. Dans le cas contraire, ce serait sans doute son poulain, le jeune Jordan Bardella, qui reprendrait le flambeau. Enfin, nous reviendrons sur le rapport accablant d’une commission parlementaire qui dénonce les pratiques du réseau social TikTok. La plateforme chinoise représenterait une grave menace pour la santé mentale des jeunes. Parmi les pistes à l'étude, les députés membres de la commission préconisent une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans et la mise en place d’un couvre-feu numérique aux heures nocturnes.
Mais tout de suite, direction le Népal, où de violentes protestations ont secoué le pays. Le blocage des réseaux sociaux a provoqué la colère d’une jeunesse frustrée qui s’est attaquée à plusieurs lieux symboliques du pouvoir, forçant le premier ministre à démissionner. Un gouvernement de transition a été mis en place en attendant des élections anticipées prévues en mars 2026.
Le calme est revenu au Népal après deux journées d’émeutes d’une violence inouïe. Le bilan est tragique. Une cinquantaine de morts, plus de mille blessés et des dizaines de bâtiments officiels pillés et incendiés à Katmandou, la capitale.
Le coup est dur pour Javier Milei. Le président ultralibéral argentin, connu pour ses saillies virulentes et souvent agressives, avait du mal à cacher sa déception dimanche 7 septembre, à l’annonce des résultats de l’élection des représentants du parlement et des conseils municipaux de la province de Buenos Aires.
Dans cette province, qui représente près de 40 % de la population totale du pays, le parti présidentiel La Libertad Avanza est arrivé loin derrière Fuerza Patria, la coalition péroniste de centre-gauche emmenée par le gouverneur provincial, Axel Kicillof. Les péronistes l’emportent avec 47,3 % des suffrages, contre 33,7 % pour le parti miléiste.
Si les instituts de sondage annonçaient une victoire du péronisme, traditionnellement bien ancré dans les banlieues populaires de la capitale, aucun n'avait anticipé l’ampleur de l’écart — près de 14 points — entre les deux forces politiques.
Le président Milei, qui dès le début de la campagne avait cherché à donner à cette élection locale le caractère d’un plébiscite, en aura été pour ses frais. Cette stratégie à double tranchant a amplifié les répercussions de sa défaite, notamment sur les marchés financiers, où le cours des acti
Le centriste François Bayrou ne sera finalement resté que 9 mois à son poste de premier ministre. Celui qui, le jour de sa nomination, avait comparé sa mission à « un Himalaya de difficultés » aura été balayé au bout de quelques mois, tout comme son prédécesseur Michel Barnier, faute de majorité à l’Assemblée nationale.
Il y a trois semaines, dans un dernier baroud d’honneur François Bayrou avait pris tout l’échiquier politique de court en demandant un vote de confiance au parlement. Un pari risqué que lui seul pensait être en mesure de remporter. Son traitement de choc budgétaire prévoyant 43 milliards d’euros d’économies et la suppression de deux jours fériés pour réduire les déficits avait irrémédiablement terni son image, notamment auprès des classes populaires qui peinent déjà à boucler leur fin de mois.
Les oppositions de gauche et d’extrême droite avaient annoncé qu’elles voteraient contre la confiance, condamnant le premier ministre à une démission certaine. La sanction a été plus sévère que prévu. À l'issue d’une session agitée, l'Assemblée nationale a majoritairement voté contre la confiance au gouvernement Bayrou, avec 364 voix contre et seulement 194 pour.
Le départ du ce
Dans les prochains mois, les calendriers judiciaire et électoral de Marine Le Pen vont être irrémédiablement imbriqués. La leader du Rassemblement national (RN) a été jugée en mars dernier pour détournement de fonds publics dans l’affaire dite des « assistants parlementaires ».
Mme Le Pen est accusée, ainsi que huit autres députés européens du RN, d’avoir utilisé des fonds du Parlement européen de Strasbourg pour rémunérer des collaborateurs de son parti. Le montant total du préjudice s'élèverait à près de 3 millions d’euros.
La cheffe de l’extrême droite française a été condamnée à 4 ans de prison, dont 2 ans fermes sous bracelet électronique, ainsi qu’à 100 000 euros d'amende et à 5 ans d'inéligibilité avec exécution immédiate. L’élément le plus problématique de ce verdict est la peine d’inéligibilité, qui, si elle se confirme, priverait Mme Le Pen de la possibilité de se présenter à la prochaine élection présidentielle de 2027.
La dirigeante du RN, qui a fait appel de la décision, vient d’apprendre que son procès en appel aura lieu du 13 janvier au 11 février 2026. Un coup dur pour Mme Le Pen. Au même moment, son parti sera en pleine campagne des élections municipales, fixées au
TikTok est dans la ligne de mire des députés français. La commission d’enquête menée par deux parlementaires, la macroniste Laure Miller et le socialiste Arthur Delaporte, vient de publier ses conclusions.
Pour tenter de comprendre tous les rouages de l'algorithme du réseau social chinois, cette commission a recueilli les témoignages d’influenceurs, de cadres travaillant sur les réseaux mais aussi d’utilisateurs qui ont vu leur vie chamboulée par leur dépendance à la plateforme.
Les conclusions du rapport sont accablantes. TikTok serait « un océan de trash » et un « réseau hors de contrôle à l’assaut de la jeunesse ». Les députés insistent notamment sur la menace que représente le réseau social pour la santé mentale des jeunes.
Le « modèle économique et algorithmique » de TikTok est « construit pour capter l'attention à tout prix, notamment celle du jeune public », expliquent les rapporteurs, dénonçant un « piège » qui isole les jeunes en les rendant toujours plus dépendants des vidéos.
« C’est comme une drogue, en fait », confirme une adolescente interviewée par TF1. « Comme c'est infini, on veut toujours savoir ce qu'il y a après, donc on ne s'arrête jamais. »
Pour tenter de proté