Le 4 septembre, l’information est tombée dans toutes les grandes agences de presse de la planète. Giorgio Armani, l’un des plus grands créateurs de mode du monde, modernisateur talentueux, est mort.
Le rideau est tombé. Jeudi 4 septembre, Milan s’est figée : Giorgio Armani, 91 ans, s’en est allé. Dans son appartement perché au-dessus de ses bureaux, là où chaque matin il plongeait dans sa piscine avant d’affronter une journée réglée comme du papier à musique, l’homme aux yeux pervenche s’est éteint comme il avait vécu : dans la discrétion. Avec lui disparaît plus qu’un couturier, un bâtisseur d’empire, un homme qui, durant un demi-siècle, aura façonné une esthétique vestimentaire qui est devenue un langage universel. Rien pourtant ne le prédestinait à cet avenir brillant dans le monde si fermé de la mode.
C’est un choc. Le réveil d’un traumatisme lointain – il remonte à l’entre-deux guerre, - que la première économie d’Europe pensait avoir endigué depuis longtemps. L’Allemagne, longtemps considérée comme le moteur économique du Vieux Continent, traverse aujourd’hui une crise d’une rare intensité. En août 2025, le pays a franchi le seuil des trois millions de chômeurs, une première depuis plus d’une décennie. Le taux de chômage atteint désormais 6,4 %. Plus que ce chiffre, c’est la tendance qui inquiète : depuis 2023, l’économie est en récession, enregistrant une contraction de 0,7 % du Produit Intérieur Brut en 2023, de 0,5 % en 2024. La situation du marché du travail est donc loin d’être un simple accident conjoncturel.
Le modèle allemand, fondé depuis longtemps sur l’export, se heurte à plusieurs problèmes simultanés. Tout d’abord, la guerre en Ukraine et l’embargo sur le gaz russe ont provoqué une envolée durable des prix de l’énergie. Cela affaiblit la compétitivité des usines allemandes. À cela s’ajoute le ralentissement des échanges commerciaux avec les deux principaux partenaires du pays : les États-Unis, avec lesquels une guerre commerciale s’est ouverte depuis le retour de
Ça y est, c’est reparti ! Depuis le 1er septembre, quelque douze millions de jeunes ont retrouvé leur établissement scolaire. Mais cette année ne sera pas tout à fait comme les autres. La rentrée 2025 s’ouvre sur une nouveauté majeure : l’instauration d’un programme obligatoire d’éducation affective et sexuelle de l’école primaire au lycée. Cette décision du ministère de l’Éducation nationale qui date du 6 février dernier s’applique maintenant et, évidemment, elle suscite des réactions contrastées, notamment dans les milieux conservateurs.
Cette éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle vise à donner aux élèves des repères clairs sur le respect de soi et des autres, la compréhension de ses émotions, la prévention des violences sexuelles, mais aussi des informations sur la puberté, la contraception et les risques liés aux relations non protégées.
Concrètement, en maternelle, de 3 à 5 ans, on enseigne, entre autres, aux élèves à connaître leur corps, comprendre ce qu’est l’intimité, identifier un adulte de confiance. En classe élémentaire, de 6 ans à 11 ans, il s’agit d’assimiler le vocabulaire précis de toutes les parties du corps y compris les zones intimes. Les diffé
« Cari prufessori ». Deux mots simples. Deux mots politiques. C’est en langue corse que Rémi-François Paolini, recteur de l’académie de Corse, a choisi de s’adresser aux 3 862 enseignants et aux personnels administratifs à la rentrée 2025. Avec un « chers professeurs » dans l’idiome local. « Ce recteur a mis l’avenir de la langue corse au premier rang de ses priorités », se félicite François Alfonsi, homme politique en faveur de l’autonomie de ce territoire, sur un Post Facebook ( …) C’est une évolution politique qui s’engage et qui peut être un tournant. » L’affirmation d’une identité, en tout cas, pour cet enfant du pays.
Nommé le 16 juillet 2024, Rémi-François Paolini n’est pas un inconnu sur l’île. Ultra-diplômé – il a fait la très prestigieuse l’École normale supérieure, est agrégé d’histoire, titulaire d’un diplôme d’études supérieures de droit public, et ancien élève de l’École Nationale d’Administration - ce haut fonctionnaire est aussi un enfant du pays. Il a vécu en Corse jusqu’à son baccalauréat. Dans une récente interview à Corse-Matin, il a expliqué que la langue de l'île doit devenir un savoir fondamental, comme le sont la lecture, l’écriture ou le calcul. Et joignant
C’est un événement rare, presque historique. Pour la première fois depuis près de vingt ans, la France consacre une grande rétrospective à Georges de La Tour, maître du clair-obscur et figure énigmatique du Grand Siècle. Du 11 septembre 2025 au 25 janvier 2026, le splendide musée Jacquemart-André à Paris réunit une trentaine de ses toiles, soit une proportion exceptionnelle au regard de l’extrême rareté de son œuvre. On compte en effet à peine une quarantaine de peintures de George de La Tour reconnues dans le monde aujourd’hui.
Cette exposition, la première depuis celle du Grand Palais en 1997, s’inscrit dans le sillage des grands événements que le musée a récemment consacrés aux maîtres du clair-obscur : Caravage, puis Artemisia Gentileschi. Elle propose une approche par thème qui permet de comprendre l’originalité de La Tour, son art épuré et sa vision du naturalisme. Parmi les pièces maîtresses, La Madeleine pénitente, venue exceptionnellement de Washington.
Né à Vic-sur-Seille en 1593 et mort à Lunéville, dans l’est de la France, en 1652, Georges de La Tour a connu un destin singulier. Installé en Lorraine, il a vu son atelier et une partie de ses œuvres disparaître dans un inc