Et on ne voit pas très bien comment la situation pourrait s’améliorer avec la probable réactivation des sanctions contre l’Iran. Vladimir Poutine tente d’intimider le monde.
Doit-on s’inquiéter ? Et si oui, jusqu’à quel point ? C’est l’une des questions que les citoyens européens sont en droit de se poser au vu de la nouvelle détérioration des relations entre, d’un côté, Bruxelles et, de l’autre, Téhéran et Moscou. Le 28 août, peu après les pourparlers de Genève entre les Européens et l’Iran sur la question du nucléaire iranien, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont annoncé le déclenchement d’un mécanisme de sanctions. Leur conviction est claire : Téhéran cherche à se doter de l’arme atomique, ce que le régime des Mollahs dément. Si la Chine temporise, Moscou prévient : l’Europe joue avec le feu, a dit le ministère des Affaires étrangères russe, le 29 août dernier. Et il ne faut pas s’en étonner.
On devrait toujours croire Donald Trump. Surtout lorsque ses déclarations semblent complètement déraisonnables.
Quand, début 2025, juste après son investiture, le président américain annonce vouloir annexer le Groenland, tout le monde lève les yeux au ciel et rit sous cape. Près de six mois plus tard, la menace semble pourtant se préciser. Le 27 août dernier, le Danemark a dû convoquer le chargé d’affaires américain pour exprimer son fort mécontentement. Des proches de Trump mèneraient des opérations d’influence dans cette île arctique, placée, depuis trois siècles, sous la souveraineté du Danemark. Objectif affiché : fissurer les relations entre Nuuk, la capitale, et le royaume scandinave pour parvenir à annexer le territoire.
Pour bien comprendre la situation, il faut savoir que le Groenland a été une colonie danoise jusqu'en 1953. Quelques années plus tard, en 1979, il obtient une autonomie, renforcée en 2009. Cette île de 56.000 habitants borde l'océan Arctique et touche le Canada à l'ouest. Mais outre sa position géographique particulièrement favorable, ce territoire possède aussi d’importantes ressources naturelles et suscite donc la convoitise de beaucoup, dont celle des État
Bien sûr, le gouvernement était pratiquement au grand complet, assis au premier rang, en ce lundi 25 août. Inquiet. Trente minutes avant la conférence de presse de François Bayrou, les ministres pensaient encore qu’il allait tenter de justifier son projet de budget, par ailleurs fortement contesté. Rien de plus. Mais le premier ministre a pris tout le monde de court. Il a annoncé qu’il voulait solliciter la confiance de l’Assemblée nationale, le 8 septembre prochain, en recourant à l’article 49 alinéa 1 de la Constitution. Il va demander aux députés d’approuver son budget par un vote alors qu’il ne dispose pas de majorité. Une folie politique, pour les uns. Un coup de théâtre, pour les autres. Un coup de théâtre destiné, paraît-il, à provoquer un électrochoc sur la question de la dette publique. En réalité, on est proche de la crise de régime.
Dès les premières minutes, le ton est grave. Alarmiste. « Notre pays est en danger parce que nous sommes au bord du surendettement », a affirmé le chef du gouvernement. Bayrou s’est indigné que « depuis vingt ans, chaque heure a augmenté la dette de 12 millions d’euros supplémentaires ». Il a rappelé qu’elle a dépassé les 3300 milliards d’eur
31 août 2025, Tourcoing. Cette ville défavorisée du nord de la France se retrouve sous le feu de l’actualité. Gérald Darmanin, ministre de la Justice et ancien maire de la cité ouvrière, y fait sa rentrée politique avec son mouvement, baptisé Populaires. Pour la troisième fois consécutive. Thèmes choisis cette année : jeunesse, parentalité et lutte contre l’assignation à résidence. Un programme très engagé socialement qui a un objectif caché : occuper l’espace politique durant les prochaines semaines. Montrer que Darmanin est un candidat crédible pour 2027, date de la prochaine élection présidentielle. Mais d’ici là, il faudra tenir : si le gouvernement tombe le 8 septembre, que va-t-il devenir ? D’autant que la compétition, déjà rude, va s’intensifier. À droite comme au centre, les prétendants à l’Élysée poussent comme des champignons. Parmi ses plus sérieux challengers figure Bruno Retailleau, l’actuel ministre de l’Intérieur. Retailleau et Darmanin ont longtemps été alliés, ils se livrent maintenant une bataille sans équivoque.
Au début du gouvernement Bayrou, les deux ministres ont coordonné leurs actions. Ils se voulaient les représentants d’une droite de la fermeté et sécuri
Vêtu d’un simple jogging noir et menotté. Le 25 août dernier, Laurent Vinatier, escorté par deux gardiens, franchit les portes du tribunal de Lefortovo, à Moscou. L’audience démarre avec une heure et demie de retard. Elle ne durera que vingt minutes et sera, de plus, à huis clos. À la sortie, le chercheur français lâche un seul mot : « oui ». Oui, il se considère comme un otage du pouvoir russe. Il est fatigué, amaigri mais bien décidé à tenir le coup.
Ce spécialiste de l’espace post-soviétique de 49 ans est accusé d’espionnage. Officiellement, les autorités russes lui reprochent de ne pas s’être enregistré comme « agent de l’étranger ». Une formalité transformée pour l’occasion en crime d’État. Le chercheur encourt vingt ans de prison sans que l’on sache quand et si la sentence va tomber. Ses parents n’osent pas imaginer ce scénario. « On ne le reverra plus jamais, compte tenu de notre âge, on sera morts avant », confie sa mère, la veille du procès, sur la chaîne publique, France 2. Il est vrai que tout semble écrit d’avance. La France dénonce d’ailleurs un dossier monté de toutes pièces et rappelle que la justice russe a pour habitude de démarrer un nouveau procès pour prolonger