Nous partirons ensuite pour la France, où les tensions entre le président Macron et son ministre de l’Intérieur, le conservateur Bruno Retailleau, sont de plus en plus palpables. M. Retailleau n’a pas hésité à remettre en question le macronisme, histoire de se démarquer d’un président à bout de souffle. Très populaire, le chef des Républicains a un objectif en tête : la course présidentielle de 2027, où il espère bien être le candidat naturel de la droite. Nous resterons en France. Paris fête en grande pompe le premier anniversaire de « ses » Jeux olympiques. Pourtant, malgré les infrastructures modernes qui ont particulièrement bénéficié à certaines banlieues de la capitale, sous-dotées en installations sportives, le sport français fait grise mine. Le premier ministre François Bayrou, à la recherche désespérée d'économies, vient d’annoncer une baisse du budget sportif de près de 18 % en 2026.
Enfin, nous partirons pour le nord-est de la France, plus exactement en Champagne. Dans la région éponyme du vin effervescent le plus célèbre au monde, les vendanges sont sur le point de commencer. Face au contexte économique instable, les professionnels du secteur se sont mis d’accord sur une réduction de la production qui leur permettra de mieux contrôler l’offre et de réduire les stocks accumulés ces dernières années. Mais tout de suite, direction Gaza, dont la situation humanitaire catastrophique a poussé Emmanuel Macron à s’engager en faveur de la reconnaissance d’un État palestinien. Avec cette annonce, le président français espère bousculer la communauté internationale et infléchir la stratégie d'Israël.
L’annonce a fait l’effet d’une bombe diplomatique. Le 24 juillet dernier, le président Emmanuel Macron a déclaré que la France reconnaîtrait officiellement l’État de Palestine. Cette reconnaissance se fera de manière solennelle lors de l’Assemblée générale des Nations Unies, en septembre prochain, à New York.
Le sommet entre la Chine et l’Union européenne, qui vient de se tenir à Pékin, revêtait cette année un caractère tout particulier. Il couronnait 50 ans de relations diplomatiques entre les deux superpuissances.
La réunion bilatérale devait permettre de s’attaquer aux différents points de tension, tant commerciaux que diplomatiques, qui compliquent les relations sino-européennes depuis quelque temps. Mais malgré les grandes annonces, le bilan est décevant pour l'Union européenne, qui a décidément du mal à s'imposer face au géant chinois.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, est entrée dans le vif du sujet dès l'ouverture du sommet : « Nous sommes à un moment charnière. Il est essentiel que la Chine et l'Europe reconnaissent leurs préoccupations respectives et proposent des solutions concrètes », a-t-elle déclaré.
Première préoccupation européenne, le déséquilibre criant de la balance commerciale, qui profite largement au géant asiatique. Le déficit commercial de l’UE face à Pékin a dépassé les 300 milliards de dollars en 2024. La Commission européenne souhaiterait corriger cette asymétrie. Pour elle, le coupable, c’est le gouvernement chinois, qui subventionn
Rien ne va plus entre Bruno Retailleau et Emmanuel Macron. Le ministre de l’Intérieur, figure centrale du gouvernement Bayrou, a, une fois de plus, ouvertement critiqué le chef de l’État. Dans une interview au magazine Valeurs actuelles, il a eu des mots très durs sur le macronisme « qui s’achèvera avec Emmanuel Macron » car « il n’est ni un mouvement politique, ni une idéologie, et repose essentiellement sur un homme ».
En faisant de telles déclarations, l’homme fort du gouvernement, récemment élu à la tête des Républicains, le principal parti de la droite française, prend ses distances vis-à-vis d’un président dont la cote de popularité n’en finit plus de dégringoler. Et soigne, au passage, sa candidature aux élections présidentielles de 2027. En marquant dès maintenant ses différences avec le macronisme, il se met à l’abri des critiques de ses adversaires politiques, qui ne manqueront pas de lui rappeler, le moment venu, qu’il a accepté de participer à un gouvernement nommé par Emmanuel Macron.
Au contraire du chef de l’État, M. Retailleau jouit d’une grande popularité auprès d’une opinion publique qui n’en finit pas de se droitiser. Partisan de la manière forte sur l’immigratio
Il y a juste un an, Paris vivait au rythme des Jeux olympiques. Une « parenthèse enchantée » qui tombait à pic pour des Français maussades, empêtrés dans une crise politique sans précédent après la dissolution hasardeuse de l’Assemblée nationale décidée par le président Macron.
Cérémonie d’ouverture impactante, public bon enfant, épreuves sportives au pied des plus beaux monuments de Paris, cette édition avait été unanimement saluée comme l’une des plus réussies de l’histoire des Jeux.
Pour fêter ce premier anniversaire et tenter d’étirer encore un peu le rêve olympique dont elle a si bien tiré profit, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a mis le paquet. Le drapeau olympique flotte de nouveau sur la Tour Eiffel alors qu’une parade nautique, réunissant canoës, paddles et kayaks, a défilé sur la Seine. Le projet d’un monument des championnes et champions installé sur le pont Saint-Louis a été dévoilé en présence du président du comité d’organisation Paris 2024, l’ancien champion de kayak Tony Estanguet. Et les nouveaux points de baignade sur la Seine, héritage direct des Jeux, ne désemplissent pas.
Côté infrastructures, c’est surtout le département de Seine-Saint-Denis, au nord-est de la
2025 sera placée sous le signe de la prudence pour les producteurs français de champagne. Alors que les vendanges s’apprêtent à commencer, le Comité Champagne, organisme regroupant les professionnels de la filière, vient de fixer le rendement commercialisable de 2025 à 9 000 kg de raisins par hectare. C’est 1 000 kg de moins que l’an dernier et 2 400 kg de moins qu’en 2023. La production du prestigieux breuvage aura donc diminué de 21 % sur la période.
Principale raison justifiant cette diminution volontaire : le contexte économique difficile qui incite les producteurs à la prudence. « L'instabilité géopolitique et économique, conjuguée à des comportements de consommation de plus en plus volatils, rend les prévisions plus complexes », explique le Comité dans un communiqué.
Les revirements successifs de Donald Trump sur les éventuels droits de douane concernant les vins et spiritueux ont rendu le marché international peu lisible pour les producteurs. Et ce n’est pas le récent accord signé entre Trump et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui risque de clarifier les choses. Le texte prévoit la mise en œuvre d’un droit de douane général de 15 % sur les exp