Mais tout de suite, direction le Japon, où le premier ministre Ishiba se trouve en difficulté après le récent revers électoral de sa coalition. Sanctionné pour son incapacité à juguler l’inflation, ses jours semblent comptés à la tête de la quatrième puissance économique mondiale.
Un petit tour et puis s’en va ? Après à peine 10 mois à la tête du Japon, le premier ministre Shigeru Ishiba est sur la sellette. Son parti, le Parti libéral-démocrate (PLD) vient de réaliser un score calamiteux aux élections sénatoriales du 21 juillet dernier.
Le scrutin permettait de renouveler 125 des 248 sièges que compte la chambre haute du parlement japonais. Le parti conservateur du premier ministre et son allié de centre-droit Komeito n’ont remporté que 47 sièges, selon les résultats officiels transmis par la télévision publique NHK.
Du coup, la coalition se retrouve avec 122 sénateurs et perd sa majorité à la chambre haute. Face à elle, le Parti démocrate constitutionnel, de centre gauche, a obtenu 22 sièges, tandis que le centriste Parti démocrate du peuple, 17.
Mais la grande surprise de cette élection est la forte percée de l'extrême droite. Le parti anti-immigration Sanseito – dont le slogan, « Le Japon d’abord », est sans équivoque - a remporté 14 sièges, contre deux seulement lors de la précédente législature. Le leader de Sanseito, Sohei Kamiya, a séduit une partie de la jeunesse, désabusée par le PLD au pouvoir de manière presque ininterrompue depuis 1955, grâce à une
C’est un tournant dans la politique migratoire de Donald Trump. Depuis quelques semaines, l’administration américaine, avec l’aval de la Cour suprême, a commencé à envoyer vers l’Afrique des migrants clandestins, condamnés par la justice américaine, au motif que leurs pays d’origine refusent de les accueillir.
Après le Soudan, c’est au tour de l’Eswatini, anciennement Swaziland. Cette minuscule monarchie d’un peu plus d’un million d’habitants vient de recevoir cinq clandestins emprisonnés aux États-Unis. Dirigé d’une main de fer par le roi Mswati III, le pays, enclavé en Afrique du Sud et bordé à l’est par le Mozambique, est une monarchie absolue où les violations des droits humains sont courantes.
Le ministère de la Sécurité intérieure américain a publié l’identité des cinq « étrangers criminels en situation irrégulière » envoyés vers l’Eswatini. De nationalité vietnamienne, laotienne, yéménite, cubaine et jamaïcaine, ils ont été condamnés pour meurtre, viol sur mineur, ou vol. Leur pays d’origine refusant de les reprendre, Washington a décidé de les envoyer en Eswatini, où ils sont désormais emprisonnés dans une unité carcérale de haute sécurité. Quelques jours plus tôt, le Soudan
Plus de 2 millions. C’est le nombre de signatures récoltées, en une vingtaine de jours, par une pétition en faveur de l’abrogation de la loi Duplomb. Lancée par une jeune étudiante bordelaise sur le site internet de l’Assemblée nationale, cette pétition dépasse largement le seuil requis de 500.000 signatures pour obtenir un débat en séance. Autrement dit, il est fort probable qu’à la rentrée parlementaire, mi-septembre, soit décidée une réouverture du débat sur une loi qui divise la France depuis plusieurs semaines.
Pourquoi cette loi, du nom de son promoteur, le sénateur Les Républicains Laurent Duplomb, déchaîne-t-elle les passions au cœur de l’été ? En grande partie parce que, sous couvert d’un objectif de simplification de l’activité des agriculteurs, elle remet en cause certains acquis en matière d’écologie.
Lors de l'examen de la loi à l’Assemblée nationale, les débats ont été houleux. Les écologistes et la gauche ont insisté sur les menaces que cette loi fait peser sur l’environnement. Elle prévoit notamment la réautorisation de l’utilisation de l’acétamipride, un insecticide interdit depuis 2020 en France. Cet agrotoxique, de la famille des néonicotinoïdes, ne supprime pas s
Victimes des attaques de l’administration Trump, des scientifiques américains trouvent refuge à l’université d’Aix-Marseille
L’université d’Aix-Marseille, dans le sud de la France, recevra 31 scientifiques américains dès la rentrée de septembre prochain. C’est ce que vient de déclarer le président de l’institution, Éric Berton. Ces chercheurs « vont pouvoir travailler en toute liberté académique dans nos laboratoires », a-t-il expliqué sur France Inter.
L’université avait lancé en mars dernier un programme d’asile destiné aux scientifiques dont les travaux sont directement menacés par les coupes budgétaires de l’administration Trump. En quelques semaines, elle a reçu plus de 300 demandes. Preuve, comme le souligne M. Berton, « qu’il y a véritablement un problème ». « On voit vraiment la difficulté aux États-Unis… ce qu'il se passe, c'est l'anti-science, c'est l'arrivée de l'obscurantisme », s’indigne le président de l’université.
Les candidats américains retenus par l’université marseillaise travaillent « dans les sciences environnementales, dans les humanités, sur les études de genre, mais aussi sur l'histoire, sur la géographie, dans le domaine de la biologie et de la santé, en épidémiologie, et en immunologie ». Des études liées à une certaine pensée progressiste qui va à l’encontre des théories néo-co