Le 15 août, tous les regards se tourneront vers l’Alaska. Les présidents des États-Unis et de Russie vont se retrouver en face-à-face pour la première fois depuis longtemps. Au menu de la discussion, un sujet épineux.
Cela fait plus de six ans. Plus de six ans que Donald Trump et Vladimir Poutine ne s’étaient pas rencontrés physiquement. Le 15 août, en Alaska, les deux chefs d’État vont se retrouver pour un sommet extraordinaire, un moment scruté par la planète entière. Un pari diplomatique. Puisqu’il s’agira, trois ans et demi après le début de l’invasion russe, de trouver une issue à la guerre en Ukraine. L’annonce a été confirmée par la Russie. Elle survient à la suite de la visite à Moscou, le 6 août, de Steve Witkoff, envoyé spécial du président américain, après trois heures d’entretien avec le maître du Kremlin. Mais que peut-on attendre, raisonnablement, de ce tête-à-tête ?
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 1950, on fabriquait 2 millions de tonnes de plastique à l'échelle mondiale. En 2022, ce sont 475 millions de tonnes. Et, si rien n'est fait, la production pourrait grimper à 1321 millions de tonnes en 2060, selon l’OCDE, tandis que le taux de recyclage resterait à 12 %. Or, chaque année, des millions de tonnes de plastique finissent déjà dans les océans, l’équivalent de 15 tonnes par minute. Le problème… c’est que le plastique est fabriqué à partir de substances dangereuses, qu’il se dégrade en microplastiques et s'infiltre partout, jusqu’à dans notre sang. Ces substances peuvent favoriser l’apparition de diabète ou … de cancers. Cette nocivité et cette pollution grandissante expliquent sans doute pourquoi 180 pays sont réunis à Genève, en Suisse, du 5 au 14 août, pour tenter de rédiger le premier traité mondial s'attaquant à ce fléau planétaire. Une mission qui est tout sauf simple, après l’échec des discussions à Busan, en Corée du Sud, en décembre dernier.
Depuis trois ans, l’objectif affiché est clair : parvenir à un instrument juridiquement contraignant pour enrayer ce fléau. Mais au cœur des négociations, deux visions s’opposent. D’un c
Costume sans veste, regard fixe, ton grave. François Bayrou, seul dans le cadre, s’adresse aux Français depuis son bureau à Matignon. Pas de journaliste, pas de contradicteur. Une vidéo de onze minutes postée sur YouTube, sobrement intitulée FB Direct – épisode 1. Un décor dépouillé pour une séquence aux allures d’aveu : le premier ministre n’a plus que la communication pour sauver son budget. Et son poste...
Nous sommes le 5 août. En pleine trêve estivale, alors que l’exécutif est privé de majorité à l’Assemblée, Bayrou choisit une voie directe. Une prise de parole en solo pour contourner les oppositions, court-circuiter les médias, et surtout tenter de convaincre l'opinion publique. Pour ce faire, il dramatise : le « surendettement » est un fléau qui met en péril « notre survie ». Chaque seconde, la dette grimpe de 5 000 euros. L’alerte est maximale. Il nous faut évidemment réduire les dépenses. C'est d'ailleurs l'objectif de son projet de loi de finances 2026, dévoilé le 15 juillet, et de ses 44 milliards d’euros d’économies proposées. Au menu ? Deux jours fériés supprimés, des prestations sociales gelées, les retraités taxés, entre autres. Une potion amère que personne ne veut a
C’est presque un paradoxe. Alors qu’elle n’est plus majoritaire au sein de la population, la jeunesse risque de peser de plus en plus en politique. Et plus particulièrement sur la principale élection du pays : la présidentielle. À moins de deux ans de cette échéance cruciale, les mouvements de jeunes des différents partis se mettent déjà en ordre de marche. Leur arme principale : les réseaux sociaux, comme l’explique un article du Figaro du 4 août. Un nouveau terrain pour gagner des électeurs à un moment où seuls 16 % des Français font encore confiance aux partis traditionnels, selon un sondage OpinionWay. Incapables de restaurer leur crédibilité, ces derniers en sont donc arrivés à miser sur les nouvelles générations, qui maîtrisent parfaitement la communication digitale.
Commençons par Renaissance, la formation du président de la République. Après deux mandats consécutifs, Emmanuel Macron ne pourra pas se représenter. Ce vide attise donc les ambitions de jeunes loups. À commencer par Gabriel Attal, 36 ans et ex-premier ministre d’Emmanuel Macron, qui a pris la tête de Renaissance. En juillet dernier, lors d’une réunion avec Les Jeunes en Marche, le mouvement de jeunesse de la form
Place Dauphine, Paris. Tous les soirs, désormais, sur cette très chic placette du premier arrondissement, située sur l’île de la Cité, la bataille est rude. Les cris fusent. Encouragement ou déception suivant l’équipe à laquelle les joueurs – pour la plupart trentenaires – appartiennent. Canette ou sandwich à la main, tous ont les yeux rivés sur les boules et le cochonnet. La bataille est rude et joyeuse. La pétanque fait son grand retour en France. Qui l’eût cru ? Il y a encore quelques années, elle était le jeu le plus ringard de France, réservé aux personnes âgées et aux classes populaires. Aujourd’hui, bizarrement, étudiants et jeunes nantis s’y adonnent avec passion. Afterworks, bars, ou même mariages, le jeu s’invite absolument partout, raconte Le Figaro dans une enquête assez surprenante. Au point de même voir des vêtements dédiés à ce « sport » et des influenceurs qui comptent des centaines de milliers de fans.
Michel Le Bot, président de la Fédération française de pétanque, confirme que cette pratique attire de plus en plus de monde. « Le nombre de jeunes licenciés augmente, explique-t-il. Après une baisse à cause du Covid, on est remonté à plus de 13 000. » Au total, la