Nous reviendrons ensuite sur la visite officielle du président Macron au Royaume-Uni. Après des années de méfiance mutuelle, renforcée par le Brexit, l’arrivée au pouvoir du premier ministre travailliste Keir Starmer semble marquer une nouvelle étape dans les relations franco-britanniques. Face à la guerre en Ukraine et au repli sur soi de Washington, les deux pays savent qu’ils ont tout intérêt à se rapprocher. Pour cela, ils doivent d’abord parvenir à régler l’épineuse question de l’immigration clandestine, qui empoisonne depuis des années leur relation. Enfin, nous resterons en France, où le milliardaire Pierre-Edouard Stérin, plutôt discret jusque-là, fait de plus en plus parler de lui. Chrétien identitaire et farouche opposant à l’avortement, il semble déterminé à consacrer une partie de sa fortune pour répandre ses idées d’ultradroite dans le débat public. Il vient de lancer Périclès, un plan qui, à coup de millions d’euros, vise à soutenir des médias numériques identitaires et à créer un centre de formation destiné à la préparation de cadres d’extrême droite en vue des élections municipales de 2026.
Mais tout de suite, direction Rio, où s’est tenu le sommet des BRICS. Si les pays du bloc ont, dans leur ensemble, condamné les menaces douanières de Trump, ils peinent encore à parler d’une seule voix d’autant que ni la Chine ni la Russie n'étaient au rendez-vous.
« Nous ne voulons pas d'un empereur. Nous sommes des pays souverains », a martelé le président brésilien Lula da Silva à l’occasion de la conférence de presse qui clôturait le sommet des BRICS, organisé cette année à Rio. « L’empereur », c’est Donald Trump, qui veut imposer au reste du monde son protectionnisme commercial. La guerre tarifaire lancée unilatéralement par le président américain pénalise tout particulièrement ce groupe de pays qui inondent les États-Unis de matières premières et de produits manufacturés. Trump était donc au centre de toutes les discussions pendant ce sommet de deux jours.
Casablanca est en pleine métamorphose. La capitale économique du Maroc, et première place financière d’Afrique, se modernise à la vitesse grand V. Un phénomène impulsé par le roi Mohammed VI, qui souhaite faire de la ville une vitrine en vue des deux événements sportifs d’envergure internationale qui se dérouleront prochainement au Maroc. La Coupe d’Afrique des Nations, prévue à la fin de l’année, et la Coupe du Monde de 2030, que le royaume co-organisera avec l’Espagne et le Portugal.
Ces échéances, toutes deux hypermédiatisées, semblent agir comme un véritable accélérateur dans un processus de modernisation urbaine. La ville, qui, avec plus de 3 millions d’habitants, est la plus peuplée du pays, a placé le développement de son réseau de transport au cœur de sa stratégie de modernisation : création de grands boulevards pour désengorger les axes saturés, nouveau terminal aéroportuaire, mise en place d’une ligne à grande vitesse reliant Casablanca à Marrakech et construction d’un réseau ferroviaire express régional facilitant les déplacements de milliers de personnes qui se rendent chaque jour à « Casa » pour travailler.
Côté immobilier, les hôtels poussent comme des champignons et l
La visite que vient d’effectuer le président français Emmanuel Macron au Royaume-Uni a scellé le rapprochement des deux pays après des années de relations crispées. Il s’agissait de la première visite d’État - la plus élevée dans le rang protocolaire des déplacements diplomatiques - d’un président français depuis 2008.
Pour l’occasion, le couple Macron a été reçu à Windsor par le roi Charles III et son épouse, la reine consort Camilla. Emmanuel Macron s’est également exprimé devant les représentants des deux chambres du parlement dans le prestigieux décor du Palais de Westminster. « Le Royaume-Uni et la France doivent aujourd'hui montrer au monde que leur alliance peut faire toute la différence. », a-t-il lancé aux parlementaires. Si Macron juge la décision britannique de quitter l’Union européenne « profondément regrettable », il a salué les efforts du premier ministre actuel, Keir Starmer, pour « restaurer la confiance».
Dans un contexte géopolitique bouleversé par les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, et alors que Donald Trump prend ses distances vis-à-vis de l’Europe, Français et Britanniques ont conscience qu’ils doivent tirer un trait sur leurs désaccords passés pour re
Encore inconnu du grand public il y a quelques semaines, le milliardaire Pierre-Edouard Stérin est désormais sur toutes les lèvres. C’est sa tentative ratée de racheter l’hebdomadaire français Marianne qui a mis cet homme d'affaires de 50 ans dans la lumière.
Stérin a fait fortune au début des années 2000 grâce à une idée de génie : les Smartbox, ces coffrets cadeaux d’un nouveau genre permettant d’offrir à ses proches des expériences plutôt que des objets. Oubliés les cravates et parfums, place aux nuits de rêve dans un château, aux sauts en parachute ou aux visites d'ateliers d’artistes sous les toits de Paris.
En ciblant Marianne, Stérin, exilé fiscal en Belgique, cherchait, comme beaucoup de milliardaires de sa génération, à acquérir un levier d’influence pour répandre ses idées dans le débat public. Et des idées, ce père de cinq enfants n’en manque pas. Avec une forte affinité pour celles d'extrême droite. Ultralibéral sur les questions économiques mais très conservateur en termes de valeurs sociétales, Stérin assume son christianisme identitaire, ses positions anti-avortement et anti-immigration.
Au moment où le magnat peaufinait son projet de reprise du magazine, ses liens av