Nous reviendrons ensuite sur les mobilisations citoyennes qui ont eu lieu dans plusieurs villes d’Europe du Sud pour protester contre les effets du surtourisme. À Barcelone, Venise ou Lisbonne, le coût de la vie explose, conséquence directe de l'intense activité touristique. Face au ras-le-bol des habitants, les municipalités rivalisent d’imagination pour tenter de réduire les effets pervers d’un secteur stratégique pour leur développement. Nous suivrons ensuite le président Macron lors de son déplacement au Groenland. En réponse aux provocations de Donald Trump sur une annexion éventuelle de ce territoire autonome du Danemark, le président français a rappelé l’engagement de l’Europe aux côtés de l’île pour assurer sa sécurité et défendre son intégrité territoriale. Macron en a également profité pour évoquer un projet de partenariat économique afin d’exploiter les sous-sols de l’île, riches en minéraux stratégiques.
Nous évoquerons ensuite l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy, qui vient de se voir retirer sa Légion d’honneur, plus haute distinction honorifique française, en raison de ses démêlées avec la justice. Une première dans la vie politique française depuis le Maréchal Pétain, à qui on avait confisqué cet honneur en raison de sa collaboration active avec le régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale. Enfin, nous rendrons visite à la Statue de la Liberté. Cadeau fait aux États-Unis par la France pour célébrer les 100 ans de la Déclaration d’indépendance américaine, le monument est devenu, avec le temps, le symbole de la démocratie et du rêve américain. Deux concepts dernièrement malmenés par l’administration Trump. À tel point que certains en France réclament le retour du célèbre monument dans sa mère patrie.
Justement, nous restons aux États-Unis, où vient d’avoir lieu une mobilisation populaire sans précédent pour protester contre les dérives autoritaires du président Trump, le jour même où celui-ci organisait une immense parade pour célébrer le 250ème anniversaire de l’armée américaine… mais aussi ses 79 ans.
Le 14 juin dernier aux États-Unis, ce fut un peu « deux salles, deux ambiances ». D’un côté, Donald Trump organisait une immense parade militaire pour célébrer les 250 ans de l’armée américaine dans les rues de Washington DC. Un événement incluant une impressionnante procession de chars et le survol d’avions de chasse et d’hélicoptères. Un événement qui coïncidait, au passage, avec son anniversaire.
« Vos vacances, ma misère ». C’était l'un des nombreux slogans scandés le 15 juin dernier à l'occasion de la mobilisation qui a rassemblé des milliers de personnes en Espagne, en Italie et au Portugal pour protester contre le surtourisme et ses effets néfastes sur leur vie quotidienne.
Dans de nombreuses métropoles d’Europe du Sud, l’affluence de touristes fait flamber les loyers des centres-villes, qui se vident de leurs résidents au profit de locations temporaires de type Airbnb. Alors que l’été approche, l’exaspération est à son comble. De nombreuses personnes ne trouvent plus à se loger dans leur propre ville et se voient obligées de rechercher des alternatives en banlieue, ou dans des zones éloignées de leur quartier d’origine.
À Barcelone, par exemple, la mairie estime que les loyers, tirés à la hausse par la spéculation immobilière touristique, ont augmenté de 68 % en dix ans. C’est justement dans cette ville qu’est né, au milieu des années 2010, le militantisme anti-tourisme. À l’époque, certains quartiers de la ville, comme la Barceloneta, avaient commencé à se gentrifier, expulsant peu à peu leurs habitants d'origine.
Depuis, le ras-le-bol n’a cessé de croître. Il est même
Face aux menaces américaines, Macron s’engage pour la sécurité et l’intégrité territoriale du Groenland
Le Groenland n’est « ni à vendre, ni à prendre », a déclaré le président Macron lors d’une visite éclair sur ce territoire autonome du Danemark, alors qu’il se rendait au G7, organisé cette année à Calgary, au Canada. « La situation au Groenland est clairement un signal d'alarme pour tous les Européens. Permettez-moi de vous dire très directement que vous n'êtes pas seuls », a-t-il ajouté.
Une déclaration adressée au président Trump, qui, depuis son retour à la Maison-Blanche, n'a eu de cesse d’insinuer qu’une annexion du Groenland serait une bonne chose pour les habitants de l’île et une « nécessité absolue » pour la sécurité des États-Unis. Une position totalement intolérable tant pour le gouvernement danois que pour l’immense majorité des 57 000 habitants de l'île, qui, ont, au fil des années, réussi à acquérir une certaine autonomie politique vis-à-vis de Copenhague.
L’accueil chaleureux dont a bénéficié Macron à son arrivée à l’aéroport de Nuuk contrastait avec celui réservé il y a quelques mois au vice-président américain JD Vance, qui avait dû se contenter de rester dans la base militaire américaine de Pituffik, tant sa venue avait suscité un tollé auprès de la population.
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C’est une nouvelle qui a eu un grand retentissement dans la presse française. L’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, vient de se voir retirer sa Légion d’honneur. Cette décision fait suite à la confirmation de sa condamnation judiciaire dans le cadre d’une affaire de corruption et de trafic d’influence.
Comme le veut la tradition républicaine, Sarkozy avait reçu, lors de son investiture présidentielle en 2007, les insignes de grand-croix de la Légion d’honneur, le plus haut grade dans l’ordre. Une dignité que tous les présidents de la République reçoivent et conservent à vie. Sauf… en cas d’ennuis judiciaires.
Et des ennuis avec la justice, Sarkozy en a connu plusieurs ces derniers temps. Dernier en date, le rejet d’un pourvoi par la Cour de Cassation, ce qui confirme sa culpabilité dans le cadre de l’affaire « des écoutes » et donne un caractère définitif au verdict. L’ancien chef d'État est condamné à trois ans de prison, dont un ferme. En 2014, il avait tenté de corrompre un magistrat de la Cour de Cassation, Gilbert Azibert, en lui faisant miroiter un poste en échange d’informations judiciaires confidentielles.
Or, le règlement de l’ordre national de la Légion d’ho
Il y a 140 ans tout juste, la Statue de la Liberté, cadeau fait par la France aux États-Unis, débarquait en grande pompe au port de New York. Exécutée par le sculpteur français Auguste Bartholdi en collaboration avec Gustave Eiffel, qui réalisa sa structure métallique interne, sa construction durera près de 9 ans.
Avant même qu’elle soit construite, Bartholdi avait imaginé une autre destination pour sa statue montrant une femme couronnée qui illumine le monde en brandissant une torche : l’entrée du Canal de Suez en Égypte. Mais le riche promoteur du Canal, l’entrepreneur Ferdinand de Lesseps, s’y opposa, estimant que cette œuvre monumentale ferait de l’ombre à son projet colossal.
Le projet de Bartholdi est repris en 1875 par son ami Édouard de Laboulaye, qui est alors président du Comité de l’union franco-américaine. L’homme estime que ce beau symbole permettrait un rapprochement avec les États-Unis, à un moment où la France est relativement isolée en Europe. « La Liberté éclairant le monde » arrive en pièces en 1885. Elle est assemblée sur Liberty Island, puis officiellement inaugurée en octobre 1886 pour fêter le centenaire de la Déclaration d’indépendance américaine. Du haut de