Les Bulgares vont aussi devoir relever un sacré défi. Le 1er janvier 2026, ils vont abandonner leur monnaie, le lev, pour passer à l’euro. Un bouleversement important dans la vie de chacun comme dans celle de la nation. En France, ces challenges sont d’abord politiques. L’actuelle ministre de la Culture, Rachida Dati, voit une nouvelle affaire de corruption entacher son ambition. Une enquête des journalistes télé du service public, entre autres, tend à montrer qu’elle aurait été rémunérée par la société Gaz de France pour « pousser » cette énergie au Parlement européen. Cette accusation ne va-t-elle pas entraver sa candidature pour les municipales à Paris, l’an prochain ? Au centre droit de l’échiquier politique, il existe un autre postulant à la mairie de Paris. Il s’appelle Pierre-Yves Bournazel et se lance lui aussi dans la course pour l’Hôtel de Ville. Un sacré pari… tant que Dati est sur les rangs. Enfin, Jonathan Anderson vient d’être nommé nouveau directeur artistique de Dior. Un poste prestigieux pour lequel il va devoir cependant faire des miracles : il s’agit ni plus ni moins que de relancer la prestigieuse marque de haute-couture.
Je vous propose de quitter Paris pour rejoindre la ville de Nice, où se tient une conférence des Nations unies sur l’océan.
À quelques mètres des flots turquoise de la baie des Anges, Nice s’est métamorphosée en forteresse diplomatique. Depuis début juin, la ville vit au rythme du troisième Sommet mondial sur l’océan (UNOC 3), placé sous l’égide des Nations unies. En quelques mois, un ancien parking sur le port a été reconverti en centre de congrès semi-temporaire et trois structures mêlant bois et verre y ont été installées. Si le résultat final suscite quelques réserves esthétiques, l’événement, lui, mobilise une logistique exceptionnelle. Près de 5 000 forces de sécurité – policiers, gendarmes, tireurs d’élite – quadrillent la ville, des toits niçois jusqu’aux abords de la frontière italienne.
La zone euro accueillera bientôt son 21ème membre. La Commission européenne a confirmé la semaine dernière que la Bulgarie, située le long de la mer Noire, remplissait toutes les conditions pour adopter la monnaie unique dès le 1er janvier prochain. Le premier ministre Rossen Jeliazkov a salué un « jour exceptionnel » pour ce pays de six millions et demi d’habitants, le plus pauvre de l’Union européenne.
Après des années d'efforts, la Bulgarie est, en effet, parvenue à satisfaire aux quatre critères de convergence requis. L’inflation s'est stabilisée autour de 3 %, les finances publiques respectent les seuils européens, avec un déficit de 3 % du PIB en 2024 et une dette limitée à environ 24 %. Les taux d’intérêt à long terme sont alignés sur ceux des autres États membres et la monnaie nationale, le lev, reste arrimée à l’euro depuis 1999.
La Banque centrale européenne a également donné son feu vert. La décision finale sera actée, sans grande surprise, le 8 juillet lors d’une réunion de l’ECOFIN, la formation du Conseil de l'Union européenne qui rassemble les ministres de l’Économie de la zone euro. Une belle victoire.
Il faut dire que, contrairement à d’autres pays d’Europe de l’Est
S’il y a bien un endroit où il fallait être, jeudi 5 juin, à partir de 23 heures, c’est devant la télé. Plus précisément, sur la seconde chaîne du service public, France 2, pour regarder un nouveau numéro du magazine d’investigation Complément d’enquête. « Rachida Dati, la conquête à tout prix » a rassemblé près de 900 000 téléspectateurs, soit 12,5 % de part d’audience. Un record pour la saison. Et des révélations graves sur une nouvelle affaire de corruption touchant la ministre de la Culture, à la popularité incontestable.
Ancienne ministre de la Justice sous Nicolas Sarkozy, eurodéputée pendant dix ans, maire du très chic 7ème arrondissement de Paris, et aujourd’hui ministre de la Culture, Rachida Dati incarne depuis longtemps une droite conservatrice, combative, pour ne pas dire agressive. Son franc-parler, son ascension sociale exceptionnelle, et sa capacité à occuper le devant de la scène médiatique lui valent, cependant, une place particulière de la part du public comme des médias. Lancée non officiellement dans la course à la mairie de Paris de 2026, elle apparaît comme une candidate sérieuse et redoutée par ses adversaires. Et si les sondages ne la placent pas en tête, p
C’est un retour en scène risqué. Le 3 juin 2025, au théâtre du Trianon, Pierre-Yves Bournazel a officiellement lancé sa candidature à la mairie de Paris. À un an des élections municipales, le conseiller de Paris, élu du 18ème arrondissement, se lance. Devant un millier de personnes - la salle est comble -, le politique de centre droit tente de marquer les esprits. « Je me suis préparé et j’ai envie », jure-t-il, selon Le Figaro. Mais quelles sont ses chances réelles de l’emporter ?
L’homme, quoique sympathique, manque de charisme et n’a jamais émergé auprès des Parisiens comme une figure majeure de l’opposition à Anne Hidalgo. Son programme pour la capitale n’est pas non plus extrêmement novateur ou réjouissant : réduction des dépenses publiques, privatisation partielle des services municipaux dont la propreté, renforcement de la sécurité, meilleure gestion de l’espace public, éthique dans la gouvernance, etc. Enfin, il s’agit de sa troisième tentative pour conquérir l’Hôtel de Ville. En 2014, puis en 2020, il avait déjà été obligé de se retirer. La dernière fois au profit des macronistes. Mais c’est peut-être cela qui va pouvoir l’aider, cette fois. Bournazel va essayer de fédérer
Chez Dior, Jonathan Anderson était attendu comme… un faiseur de miracles. Le 2 juin, à 40 ans, le styliste nord-irlandais a officiellement été nommé directeur artistique des collections femme, homme et haute-couture de Dior. Un cumul de fonctions, une première dans l'histoire de la marque. C’est Delphine Arnault, présidente-directrice générale de Christian Dior Couture depuis février 2023, qui a acté cette nomination. Avec, on s’en doute, la bénédiction de son père, Bernard Arnault, président de LVMH (Louis Vuitton-Moët-Hennessy). Le premier groupe mondial de l'industrie du luxe, avec un chiffre d’affaires de 84,7 milliards d’euros en 2024. « L'un des plus grands talents créatifs de sa génération », comme l’a qualifié Bernard Arnault, a accepté de relever un défi immense : remettre Dior sur les rails. Un pari périlleux. Même pour lui.
Si le grand public ignore son nom, Jonathan Anderson est, en revanche, loin d’être un inconnu dans le monde du luxe. À la tête de la marque Loewe dès 2013 – il n’avait que 29 ans – il a, en onze ans, modernisé la maison de couture espagnole, qui appartient aussi au groupe LVMH. Fort de ce succès, en avril 2025, il a pris la direction de Dior homme. Il