Nous évoquerons ensuite l’élection interne qui s’est tenue au sein du principal parti de la droite française, Les Républicains. Sans surprise, c’est l’actuel ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui a remporté la victoire, écrasant son rival Laurent Wauquiez. Retailleau devient le candidat naturel de la droite à l’élection présidentielle de 2027. Son discours ultraconservateur pourrait bien faire de l’ombre au Rassemblement national de Marine Le Pen. Nous reviendrons également sur le sommet Choose France, qui vient d'avoir lieu au château de Versailles. Au cours de cette nouvelle édition, les entreprises étrangères participantes se sont engagées à investir plus de 20 milliards d’euros en France, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle. Le président Macron en a profité pour plaider en faveur de la flexibilisation de certaines normes environnementales et sociales européennes. Enfin, nous évoquerons le retour en force des stéréotypes genrés en France. Un récent rapport de France Stratégie montre que les adolescents adhèrent de plus en plus à une répartition stéréotypée des rôles entre filles et garçons. En cause : les réseaux sociaux, qui agiraient comme un vecteur de promotion de ces valeurs conservatrices.
Mais tout de suite, direction les États-Unis, où le président Trump semble en difficulté sur un domaine qui devait être la priorité de son second mandat : la réactivation de l’économie.
Pendant sa campagne, Donald Trump promettait une « époque dorée » pour l’économie américaine, un « miracle » qui provoquerait « un extraordinaire boom » de croissance. Mais depuis qu’il est arrivé à la Maison Blanche, force est de constater que la réalité économique est quelque peu éloignée de ses promesses présidentielles.
Contre toute attente, le candidat modéré et pro-européen Nicusor Dan a facilement remporté l’élection présidentielle en Roumanie le 18 mai dernier. Dan, qui était le maire de Bucarest, a recueilli près de 54% des suffrages, contre 46% pour son rival d'extrême droite, George Simion. Ce score sans appel constitue une surprise. Au premier tour, le nationaliste avait obtenu 41% des voix, soit le double de M. Dan.
Un facteur semble avoir fait la différence entre les deux tours : la participation. Alors qu’elle était de 53% au premier tour, elle a fait un bond à 65% au second, preuve de la mobilisation de l’électorat roumain pour faire barrage à l'extrême droite. « La mobilisation a été presque sans précédent, marquée par un sursaut des défenseurs de la démocratie », explique à l'AFP le politologue Sergiu Miscoiu.
Ce sont deux personnalités bien différentes qui s’affrontaient dans les urnes. D’un côté, Nicusor Dan, un brillant mathématicien francophile, européen convaincu mais piètre orateur. De l’autre, George Simion, un ancien hooligan au discours explosif qui se revendique « trumpiste » et qui n’a cessé de critiquer les « politiques absurdes de l’Union européenne ».
Un premier tour de
Bruno Retailleau est devenu, sans surprise, le nouveau président du parti de la droite française Les Républicains (LR). Ainsi en ont décidé les 122 000 militants qui avaient été appelés à départager l’actuel ministre de l’Intérieur et son rival, le chef des députés de droite à l’Assemblée nationale, Laurent Wauquiez. Le suspense aura été de courte durée tant M. Retailleau, grand favori, a écrasé l’élection. Il obtient près de 74% des suffrages, reléguant son rival loin derrière, avec à peine 26% des votes.
La perspective de ce scrutin a redynamisé un parti moribond qui n’avait pas dépassé les 5% à l’élection présidentielle de 2022, coincé entre le centrisme de Macron et l'extrême droite de Marine Le Pen. En amont du vote, les adhésions ont plus que doublé, preuve de l'intérêt soudain généré par le duel entre les deux ténors du parti.
La campagne interne a été impitoyable, M. Wauquiez n’ayant cessé de répéter que M. Retailleau était un traître qui n'avait pas respecté sa promesse de ne pas se présenter. Celui qui se rêvait leader naturel de la droite pour 2027 a eu du mal à digérer l’entrée tonitruante du ministre de l’Intérieur dans la course électorale interne.
Des critiques que M. R
La 8ème édition du sommet Choose France vient d’avoir lieu. Comme chaque année, ce « Davos à la française » s’est déroulé au Château de Versailles en présence d’Emmanuel Macron, grand instigateur de ce rendez-vous incontournable dans l’agenda présidentiel.
L’édition 2025, qui a réuni plus de 200 patrons, a été particulièrement fructueuse. Les multinationales participantes se sont engagées à investir en France plus de 20 milliards d’euros, un record absolu depuis le lancement de l’évènement, en 2018. Au cœur de ces nouveaux investissements, on retrouve notamment l’intelligence artificielle. Près de 85 % du montant global annoncé concerne, de près ou de loin, des projets de développement liés à l’IA.
Le canadien Brookfield a ainsi fait part de son intention d’investir 10 milliards d’euros dans le nord de la France afin d’installer des centres de données et des infrastructures nécessaires au développement d’applications IA. L’américain Digital Realty s’est engagé à injecter 2,3 milliards d’euros pour installer des centres de données à Marseille et Paris. L’entreprise britannique Revolut, de son côté, consacrera un milliard d’euros à la création de son nouveau siège européen à Paris.
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Les stéréotypes font leur retour en force en France. C’est la conclusion d'une récente étude réalisée par France Stratégie. L’institut de planification et d’analyses directement rattaché aux services du premier ministre vient de sortir un rapport alarmant, aux résultats sans équivoque : les stéréotypes de genre réaparaissent de manière « préoccupante » chez les jeunes.
Si les stéréotypes ont eu tendance à céder du terrain depuis l’an 2000, il semblerait que cette évolution « ralentisse depuis le milieu des années 2010 », explique le rapport. La part de la population qui défend l’idée selon laquelle « les femmes devraient rester à la maison » était passée de 44% en 2000 à 22% en 2014, mais cette tendance semble s’infléchir depuis quelques années. Chez les 18-24 ans, de « nombreux stéréotypes ressurgissent ». En 2022, 56% des 18-24 ans pensaient que « les mères savent mieux répondre aux besoins des enfants que les pères, contre 50% en 2014 ». Même panorama en milieu scolaire. Ils étaient 62% en 2014 à penser que « les filles ont autant l’esprit scientifique que les garçons ». Huit ans plus tard, en 2022, ils n’étaient plus que 53%.
Le rapport de France Stratégie s’appuie sur un sondage