Politique nationale et répercussions internationales, si l’on analyse de près l’élection du nouveau président de Pologne. Il s’appelle Karol Nawrocki et s’est promis de paralyser tout ce que le gouvernement pro-européen actuel a fait.
Politique de reconnaissance, si l’on regarde ce qu’il s’est passé en Namibie le 28 mai. Pour la première fois, ce pays d’Afrique australe a pu commémorer les victimes du premier génocide du XXème siècle : l’extermination des Hereros et des Namas par les colonisateurs allemands. La République fédérale d’Allemagne a enfin reconnu sa responsabilité. Géopolitique, si l’on observe la tournée qu’Emmanuel Macron a effectuée en Asie du Sud-Est du 26 au 30 mai. L’ambition du président ? Ancrer la puissance française dans cette région du monde où les États-Unis et la Chine dominent. Politique franco-française, si l’on s’intéresse à l’élection qui est en train de se dérouler au parti socialiste. Les militants vont voter le 5 juin pour le prochain premier secrétaire de cette formation. Deux challengers sont en lice.
Politique économique et écologique, si l’on constate le succès des trains de nuit en France. L’État voulait supprimer définitivement ces moyens de transport. Les Français ont donné tort à la puissance publique, en plébiscitant ces trains.
En Pologne aussi la population a fait connaître ses préférences. Un nouveau président de la République vient d’être élu. Ultra-conservateur et eurosceptique, il l’a emporté de justesse.
Le scrutin s’annonçait serré. De fait, il l’a été. Il a fallu attendre le milieu de la nuit du 1er au 2 juin pour apprendre que, finalement, Karol Nawrocki serait le prochain président de Pologne. Élu avec 50,89 % des voix, il l’a emporté sur son concurrent, Rafal Trzaskowski, qui a obtenu 49,11%. Un écart si faible qu’en début de soirée, les sondages sortis des urnes annonçaient la victoire de Trzaskowski à ce second tour de la présidentielle. Sa défaite est un coup dur pour le gouvernement pro-européen de Donald Tusk. Elle ouvre une période d’incertitude politique dans le pays. Y compris en Europe.
Enfin ! Enfin, la Namibie va pouvoir commencer à panser ses plaies. Cent vingt ans après le crime des colonisateurs allemands, ce pays d’Afrique australe vient d’instituer le 28 mai Journée nationale. Un jour férié pour se souvenir et commémorer les victimes des massacres perpétrés par les Allemands au début du XXème siècle. On le surnomme « le génocide oublié de l'Allemagne ». Il s’agit du premier génocide de ce siècle funeste qui en comptera au moins trois autres.
Le choix du 28 mai n’est pas anodin : c’est à cette date, en 1907, que l’administration coloniale allemande a fermé officiellement les camps de concentration du territoire baptisé Sud-Ouest africain allemand, sous la pression de la communauté internationale, choquée par la brutalité des traitements infligés aux populations locales. Entre 1904 et 1908, deux peuples namibiens, les Hereros et les Namas, ont, en effet, été les cibles d'une répression brutale menée par l’armée allemande, sous les ordres du général Lothar von Trotha. Après s’être soulevés contre l’expropriation de leurs terres et de leur bétail, les Hereros ont été massacrés et déportés dans le désert, voire enfermés dans des camps. Des techniques systématiqu
La scène a fait le tour du monde en quelques heures : le 26 mai, à sa descente d’avion à Hanoï, au Vietnam, Emmanuel Macron semble recevoir une gifle de son épouse Brigitte. Un geste rapide, interprété de mille façons, qui a éclipsé le début de la tournée diplomatique du président français en Asie du Sud-Est. Le couple a tenté d’éteindre la polémique en parlant de simple « chamaillerie ». Mais l’incident a laissé des traces, en France et ailleurs. Et sur les réseaux sociaux, où les images circulent plus vite que les mots d’apaisement du chef de l’État.
Pourtant, cette tournée de six jours dans trois pays – Vietnam, les 26 et 27 mai; Indonésie, les 28 et 29; et Singapour les 29 et 30 mai 2025 – visait à installer la France comme puissance d’équilibre dans une région dominée par la rivalité sino-américaine.
La visite au Vietnam, les 26 et 27 mai, a marqué le retour d’un président français à Hanoï après près de dix ans d’absence. Accueilli par son homologue, Luong Cuong, Emmanuel Macron a signé pour 9 milliards d’euros de contrats. On note notamment la commande de 20 Airbus A330neo par la compagnie aérienne à bas coût VietJet, valorisée à 7 milliards. D’autres accords concernent l’énerg
Voilà, c’est fait. Après des semaines de faux suspens, on connaît, depuis le 28 mai, le nom des deux challengers. Il s’agit de l’actuel premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure, et du maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol. Ces deux hommes vont s’affronter jusqu’au 5 juin, date du deuxième tour des élections internes au parti, pour savoir qui sera le nouveau leader de la formation. Un scrutin qui va ensuite peser lourdement sur la vie politique française.
Au premier tour de cette élection, ils étaient trois : Olivier Faure, Nicolas Mayer-Rossignol et Boris Vallaud. Avec 18 % des voix des 24.701 votants, ce dernier a été battu sèchement, mais il reste très courtisé. Tour à tour, Olivier Faure, fort de ses 42% des voix, et Nicolas Mayer-Rossignol, avec 40% des suffrages, ont sollicité son soutien. Après un long silence, Vallaud a donné sa préférence. Il votera Faure, quilui a promis monts et merveilles. Reste à savoir si ses électeurs le suivront. Car ce qui se joue dépasse le seul parti socialiste.
Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol incarnent deux visions distinctes de l'avenir du Parti socialiste. Ces divergences se reflètent dans leur parcours politique et dans
Ils s’appelaient le Paris-Venise, le Paris-Nice, ou encore le mythique Orient-Express. Ces trains de nuit traversaient l’Europe avec élégance, reliant Paris aux Alpes, à la Méditerranée ou à Istanbul, bercés par le rythme régulier des rails. Longtemps symbole d’une mobilité pratique, ces lignesavaient presque disparu dans l’indifférence générale. Et pourtant, contre toute attente, leur renaissance semble en marche.
Condamnés à l’extinction il y a moins d’une décennie, les trains de nuit français connaissent un regain d’intérêt remarquable. Le Réseau Action Climat (RAC), organisation non gouvernementale engagée pour une mobilité durable, vient de publier, explique Le Monde du 27 mai, un rapport soulignant le potentiel de ce mode de transport à bas impact carbone. Selon ses données, plus d’un million de passagers ont emprunté les trains de nuit en 2024, malgré des conditions encore loin d’être optimales : retards, annulations, et une offre largement insuffisante.
Si l’on compare avec les 130 millions de voyageurs des Trains à Grande Vitesse la même année, ce chiffre peut sembler dérisoire. Mais en réalité, la fréquentation actuelle équivaut à celle de 2014-2015, époque où trois fois pl