Tout de suite, on commence avec les promesses du président français au personnel sanitaire. Vendredi dernier, Emmanuel Macron s’est engagé à faire bouger les choses dans un secteur qui n’en finit plus d’être en crise…
Il n’avait ni barbe ni couronne, mais Emmanuel Macron avait quand même un peu des allures de roi mage vendredi 6 janvier. Le jour de l’Épiphanie a été la date choisie par le chef de l’État pour présenter son plan pour le système de santé, une sorte de cadeau pour des professionnels en crise depuis des années. C’était lors d’une cérémonie de vœux au monde de la santé inédite depuis son arrivée à la tête du pays, en 2017. Devant les responsables et le personnel d’un hôpital de la région parisienne, Macron a détaillé les engagements qu’il compte prendre dans les prochains mois. Un long discours chiffré, précis et rempli d’annonces.
Les yeux de Lula se sont embués de larmes. Du haut de la tribune du Palais du Planalto de Brasilia, devant les dizaines de milliers de personnes qui l’acclamaient, il a dû interrompre son discours. À plusieurs reprises. Ce dimanche 1er janvier 2023, le leader du Parti des Travailleurs, le PT, venait d’être investi président du Brésil. À 77 ans, c’est une revanche pour celui qui était en prison, il y a quatre ans, lors de la cérémonie d’investiture de Jair Bolsonaro, son prédécesseur. Incarcéré pour des faits de corruption, il a finalement vu sa condamnation annulée par la justice brésilienne.
Bolsonaro, lui, a boudé le retour au pouvoir de Lula. Finaliste malheureux du second tour des présidentielles, le dirigeant d’extrême droite a préféré quitter le Brésil. Il n’y a pas eu de passation de pouvoir symbolique entre les deux hommes, ce qui peut être lu comme le reflet des divisions du pays dont hérite Lula. Les événements de ces derniers jours, avec l’envahissement des principales institutions du pays par des partisans de Bolsonaro, ont mis à jour les profondes fractures de la société brésilienne. Lula le sait : le Brésil de 2023 n’a plus grand-chose à voir avec celui d’il y a ving
Quand ils regardent chez leurs voisins, les socialistes français doivent ressentir un peu d’envie. Ou beaucoup. En Espagne, le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol gouverne depuis 2018. En Allemagne, les sociaux-démocrates du SPD sont au pouvoir depuis 2021. Au Royaume-Uni, ils sont, certes, dans l’opposition, mais très bien placés dans les sondages pour revenir au pouvoir en 2024, voire avant. En France, par contre, ils ont été piteusement éliminés dès le premier tour des élections présidentielles l’année dernière. Leur candidate, Anne Hidalgo, n’avait même pas atteint la barre des 2% des suffrages au premier tour.
Depuis, la formation de François Mitterrand, président de la République entre 1981 et 1995, et de François Hollande, à la tête du pays entre 2012 et 2017, n’a pas relevé la tête. Elle a réussi à sauver les meubles lors des législatives du printemps dernier grâce à une alliance avec les autres formations de gauche. La NUPES, acronyme de Nouvelle Union Populaire Écologiste et Sociale, leur a permis de conserver une trentaine de députés à l’Assemblée. C’est mieux que rien, mais cela reste la plus faible représentation socialiste dans l’hémicycle de la Cinquième République.
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C’est l’épilogue d’une expérience politique inédite, débutée il y a quatre ans. Le 23 janvier 2019, Juan Guaidó prête serment devant des dizaines de milliers de personnes dans les rues de Caracas. Président du parlement, le jeune homme, 35 ans à l’époque, s’autoproclame alors « président en exercice » du Venezuela. Il est aussitôt reconnu par des dizaines de pays, dont les États-Unis et la plupart des États membres de l’Union européenne. Le problème, c’est que les Vénézuéliens ont déjà un président : Nicolas Maduro.
Héritier d’Hugo Chavez, Maduro devient chef de l'État en 2013. Il est réélu à la tête du pays au printemps 2018, mais une partie de la communauté internationale dénonce un scrutin frauduleux et refuse de reconnaître les résultats. À l’époque, le leader bolivarien, partisan d’un populisme de gauche, apparaît de plus en plus isolé. Au niveau international, mais également sur le plan national : l’opposition, qui a boycotté le processus électoral, contrôle l’Assemblée nationale. À sa tête, Juan Guaidó tente de forcer la main au pouvoir en place. Avec le soutien de toutes les formations qui s’opposent à Maduro, il s’attribue les fonctions de chef de l’État.
Le Venezuela se ret
C’est une embellie qui demande à être confirmée. Après deux années noires, marquées par la pandémie de Covid, la fréquentation des salles de cinéma est repartie à la hausse en 2022 en France. Selon les données publiées lundi 2 janvier par le CNC, le Centre national de la cinématographie et de l’image animée, plus de 152 millions de spectateurs sont allés voir un film l’année dernière. Ce n’est pas encore le niveau des années 2018 et 2019, c’est-à-dire avant le Covid, mais, comparés à 2021, ces chiffres représentent une augmentation de près de 60% ! Un résultat très encourageant pour l’industrie, pour plusieurs raisons.
D’abord, parce que la reprise est plus importante en France que dans les autres pays. Par rapport à 2019, la baisse enregistrée dans l’Hexagone en 2022 est de 26%, soit environ un quart du nombre de spectateurs. En Italie, elle était supérieure à 50%, et de plus de 40% en Espagne. Les amateurs français de cinéma sont donc retournés dans les salles avec plus d’enthousiasme que leurs voisins. Et cela, alors que les premiers mois de l’année n’ont pas été des mois normaux. C’est vrai que les salles de cinéma étaient ouvertes, mais la situation sanitaire restait quand mêm