On commence avec de la politique. Depuis dimanche, les Républicains ont un nouveau leader. Éric Ciotti a été choisi par les adhérents du parti conservateur. Défenseur d’une droite dure, il aura la lourde tâche d’essayer de relancer une formation en pleine crise.
Le plus dur commence pour Éric Ciotti. Dimanche 11 décembre, le responsable politique a été élu président du parti Les Républicains. Avec 53,7% des suffrages, il s’est imposé au second tour d’un vote interne face à Bruno Retailleau. Ciotti était déjà arrivé en tête lors du premier tour, il y a dix jours. À 57 ans, le député des Alpes Maritimes, dans le sud-est de la France, prend les rênes d’une formation qui a longtemps été l’un des piliers de la vie politique française, mais qui traverse depuis de nombreuses années une crise existentielle.
Les Républicains, c’est le parti de Nicolas Sarkozy et de Jacques Chirac. C’est la droite conservatrice française qui revendique l’héritage du général de Gaulle. C’est la formation qui a gouverné pendant une grande partie de la Cinquième République. Son influence est toujours présente : plusieurs ministres actuels, comme celui de l’Économie, Bruno Le Maire, et celui de l’Intérieur, Gérald Darmanin, sont issus de l’UMP, ancien nom des Républicains. Mais son poids électoral n’est plus ce qu’il était : au printemps dernier, sa candidate aux élections présidentielles a été éliminée dès le premier tour. Pire encore : Valérie Pécresse n’a même pas at
La semaine dernière a été agitée au Pérou. Entre tensions, incertitudes et protestations, et avec le président Pedro Castillo comme acteur principal. Le drame s’est joué mercredi 7 décembre. Le parlement devait voter ce jour-là une procédure de destitution contre Castillo. La troisième depuis son arrivée au pouvoir, il y a un peu moins d’un an et demi. Le vote était annoncé depuis plusieurs jours. Il avait toutes les chances d’aboutir, car le chef de l'État était isolé. La plupart des députés qui l’avaient soutenu lors de son élection en 2021 ont depuis rejoint les rangs de l’opposition.
Quelques heures avant l’examen de la procédure, Pedro Castillo a surpris tout le monde. Dans un message adressé à la nation, il a annoncé la dissolution du parlement et la mise en place d’un gouvernement d’exception. Visiblement tendu, avec les mains qui tremblaient, le président péruvien a décrété l’état d’urgence et l’instauration d’un couvre-feu, censé entrer en vigueur le soir même. En fait, Castillo a suspendu l’ordre constitutionnel en vigueur dans son pays. Il a tenté un coup de force, pour éviter sa destitution.
Son mouvement a immédiatement été qualifié de tentative de coup d'État par le Tr
L’image n’est pas passée inaperçue. Jeudi dernier, lors d’un déplacement dans le centre de la France, Emmanuel Macron est apparu en public avec un masque sanitaire. Une première depuis plusieurs mois, que le président français a justifié en expliquant suivre les recommandations du ministre de la Santé. À côté du chef de l'État, François Braun était, lui aussi, masqué. Ces derniers jours, il a multiplié les messages de prévention. Dimanche 5 décembre, il a appelé « solennellement » les Français les plus vulnérables à se faire vacciner contre le coronavirus.
Vendredi dernier, Braun a expliqué qu’il était nécessaire de reprendre les bons réflexes, les bons gestes face à l’avancée du virus. Parmi ces automatismes perdus, il y a donc le port du masque. Pour l’instant, les autorités françaises écartent l’idée de rétablir son port de manière obligatoire. Elles insistent – le ministre l’a encore fait la semaine dernière – sur le volontariat et la responsabilité. Mais il a aussi averti : il n’hésitera pas à prendre la décision, si la situation sanitaire se détériore.
Et quand on regarde les chiffres actuels, on se dit que le moment d’un retour au masque, dans les transports publics notammen
C’est un dérapage de plus. Mais celui-ci pourrait faire des dégâts au sein de l’électorat conservateur. Fin novembre, Donald Trump a reçu dans sa résidence de Mar-a-Lago la visite du rappeur Kanye West. Ce dernier a souvent défendu par le passé le leader républicain, et les deux hommes se sont rencontrés à plusieurs reprises. Cette fois-ci, West n’avait pas fait le déplacement en Floride tout seul : il était accompagné de Nick Fuentes, un streamer et analyste politique. Un homme très polémique aux États-Unis pour ses positions suprémacistes et antisémites.
Fuentes et West ont multiplié les provocations et les discours haineux ces dernières semaines. Le premier est un habitué : considéré comme l’un des leaders de la droite dure américaine, il a plusieurs fois nié l’existence de l’Holocauste par le passé. Il est aussi ouvertement homophobe et raciste. Le cas de Kanye West est plus complexe. Le célèbre chanteur est connu pour ses troubles mentaux. Depuis plusieurs mois, il affiche aussi une dérive antisémite inquiétante. Quelques jours après son repas avec Trump, il a fait l’éloge d’Hitler dans un programme de télévision d’extrême-droite.
West a dit notamment qu’Hitler « avait fait de
Cela ressemblait à un pari qui était loin d’être gagné. Au début des années 2000, le ministre de la Culture affiche sa volonté de décentraliser les grands musées parisiens. L’objectif est de faire découvrir leurs collections dans d’autres territoires français. Jean-Jacques Aillagon reçoit le soutien du président Jacques Chirac. Et c’est le Louvre qui, le premier, va faire bouger les lignes. Des dizaines de villes se portent candidates pour accueillir une antenne du plus célèbre musée de France. C’est finalement la petite ville de Lens, coincée dans le bassin minier du nord du pays, qui va être choisie. Dix ans et plus de cinq millions de visiteurs plus tard, le Louvre-Lens a fêté en grandes pompes son anniversaire, début décembre.
Le choix de Lens, pourtant, avait fait débat. Certains observateurs étaient sceptiques. Ils doutaient du succès de l’entreprise. Il faut dire que Lens, c’est une ville d’à peine 30.000 habitants, sans cinéma ni musée, dans une région qui n’a jamais vraiment récupéré de la fermeture des mines de charbon. Une zone industrielle sinistrée, donc, où on avait du mal à imaginer l’implantation du Louvre. Et pourtant, les responsables locaux et les dirigeants du c