Pour commencer, je vous propose de partir dans les Balkans. En Croatie, plus précisément. Dans ce petit État de quatre millions d'habitants qui fait une entrée triomphante dans la zone euro et l'espace Schengen.
Le lundi 2 janvier 2023, Michel Kappler, directeur général du magasin de sport Décathlon pour la Croatie, et Célian Léocat, son directeur financier, étaient à cinq heures du matin dans leur magasin, situé dans la banlieue de Zagreb, raconte le journal Le Monde. Ils y ont retrouvé toute l'équipe prête à se mettre au travail. C'est que le temps presse. Dans quatre heures, les clients vont commencer à arriver et, d'ici là, toutes les étiquettes doivent être changées. Désormais, les prix en euros vont s'afficher en gros, tandis que ceux en kunas apparaîtront en bien plus petits caractères. Il faut maintenant que les gens prennent l'habitude de calculer dans la monnaie européenne.
Cette année, tout était différent. L'arbre de Noël qui trône près de la célèbre cathédrale Sainte-Sophie, à Kiev, était bien plus petit que d'habitude. Les décorations utilisées étaient celles de l'année dernière. Tout comme les guirlandes lumineuses. À un détail près : les lumières jaunes et bleues aux couleurs du pays ont pu être allumées grâce à un générateur diesel dont le bruit couvre une partie des conversations. À la guerre comme à la guerre. Le but étant de vivre le plus normalement possible en cette fin d'année. Ou, comme l'a expliqué, peu avant les fêtes, le maire de la capitale, Vitali Klitschko, dans Le Monde : « Nous ne laisserons pas les Russes nous voler les plus grandes fêtes, le Nouvel An et Noël, de nos enfants ». Les Ukrainiens résistent à l'envahisseur de toutes les façons possibles. Y compris en changeant la date des fêtes de Noël.
En effet, traditionnellement, l'Église orthodoxe ukrainienne, tout comme la russe, la serbe ou la géorgienne, célèbre la nativité le 7 janvier, car elle suit le calendrier julien, introduit par Jules César. Tandis que le reste du monde chrétien, lui, se cale sur le calendrier grégorien, conçu à la fin du XVIème siècle à la demande du
Le 25 décembre 2022, le moral était au plus bas au Mont-Dore, une célèbre station de sports d'hiver, située en Auvergne. La neige fond à vue d'œil. Depuis quelques jours, en effet, il fait entre dix et douze degrés, il pleut, et la neige, qui avait atteint 45 centimètres de hauteur, s'est transformée en eau. Les pistes de ski ont retrouvé leur verte couleur printanière et elles ont donc dû être fermées. En pleine saison. Une véritable catastrophe économique.
Les professionnels du Mont-Dore ne sont, hélas, pas les seuls à subir la hausse des températures. Selon un bilan établi par Domaines skiables de France, la moitié des pistes de ski du pays a dû fermer ces jours-ci. Si les Alpes du Sud et celles du Nord, en particulier la Savoie, sont plutôt moins pénalisées, les autres massifs, comme ceux des Pyrénées, dans le sud de la France et les Vosges ou le Jura, à l'est, se retrouvent dans une situation épouvantable : un quart des pistes seulement, voir parfois même moins, sont ouvertes. Et on ne voit pas comment la situation pourrait s'arranger.
À en croire les spécialistes, la faute en revient au réchauffement climatique provoqué par notre mode de vie. D'ailleurs, dans son rapport rend
La vie est parfois surprenante. Alors que Linda de Suza a longtemps été moquée, voire ignorée, par une partie de la population française, qui la trouvait franchement ringarde, une fois morte, la chanteuse de variétés se voit honorée par l'ensemble de la presse française. Mieux, même l'Élysée, le jour de son décès, le 28 décembre dernier, a publié un long hommage : « Au fil de ses deux millions de disques, elle magnifia par la musique ce destin franco-portugais qui était le sien, et dans lequel beaucoup pouvaient se reconnaître », explique, entre autres, le communiqué. Si Teolinda Joaquina de Sousa Lança était encore là pour lire ces nombreuses preuves d'amour, elle serait sans doute touchée. Car finalement, rien ne prédestinait cette femme née au Portugal, dans une famille extrêmement pauvre, à devenir une star de la chanson populaire en France dans les années 80. Elle a fait deux fois l'Olympia et a vendu à deux millions d'exemplaires le récit de sa vie, La valise en carton. Un triomphe.
La vie avait pourtant commencé durement pour la jeune Linda. Née le 22 février 1948 à Beringel, au sud du Portugal, elle a dû fuir « une famille tyrannique » – un père alcoolique et une mère très