La 28ème conférence sur le climat n’aura lieu que dans dix mois, mais elle suscite déjà la controverse.
On pourrait croire à une plaisanterie… Il n’en est rien, commente Le Monde, en rapportant la nomination, le 12 janvier, du Sultan Al Jaber à la présidence de la COP 28 – la 28ème conférence internationale de l'Organisation des Nations unies sur le climat –, qui se tiendra en décembre prochain à Dubaï. Le Sultan est ministre de l’Industrie des Emirats arabes unis et PDG de la compagnie nationale pétrolière Abu Dhabi National Oil Company. La nouvelle a suscité l’incrédulité, le scepticisme ou la colère de nombreux experts du climat.
Les frises du Parthénon détenues par le Royaume-Uni ne seront pas restituées à la Grèce, rapporte Le Monde. Michelle Donelan, ministre de la Culture britannique, a exclu cette possibilité le 11 janvier sur la BBC, ajoutant qu’en accord avec le président du British Museum, George Osborne, « elles appartiennent ici au Royaume-Uni, où nous avons pris soin d’elles longtemps ».
Depuis 1983 et une demande officielle de la ministre de la Culture grecque, l’actrice Melina Mercouri, la Grèce réclame la restitution d’une frise de 75 mètres détachée du Parthénon ainsi que d’une des célèbres cariatides provenant de l’Erechtheion, un autre temple également sur le rocher de l’Acropole. Toutes deux sont des pièces maîtresses du British Museum. Londres affirme que les sculptures ont été acquises légalement. La Grèce soutient qu’il s’agit d’un pillage effectué à l’époque où le pays était sous occupation ottomane.
Le 4 janvier, le journal The Telegraph avait révélé que le président du musée négociait avec Athènes le retour en Grèce de ces trésors dans le cadre d’un prêt à long terme, un « échange culturel » qui permettrait de contourner une loi britannique interdisant au musée de céder ou de vendre d
La photo est célèbre : intitulée Le Violon d’Ingres, elle représente une femme nue assise, dont le dos arbore les ouïes d’un violon. Elle a été réalisée en 1924 par l’artiste américain Man Ray. Son titre fait référence à une expression en français qui désigne une occupation favorite, et au peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres, qui était, à ses heures perdues, un excellent violoniste. En dépeignant le torse de la femme comme un instrument, Man Ray jouait sur le fait qu’elle était à la fois son modèle et sa maîtresse.
Mais qui était cette femme ?
Née Alice Ernestine Prin, Kiki de Montparnasse ne fut pas seulement la muse et l’amante de Man Ray. Elle posa pour des artistes majeurs, parmi lesquels Alexandre Calder, Francis Picabia et Chaïm Soutine. Une nouvelle biographie, présentée par le site Artnet News, soutient qu’elle fut à plus d’un titre le centre de l’avant-garde parisienne dans les années vingt : comme actrice, sur les scènes de cabaret, comme auteure et artiste elle-même. Écrit par Mark Braude, le livre retrace la vie de cette figure largement oubliée, depuis ses humbles origines jusqu’à son couronnement comme reine de Montparnasse et, finalement, sa mort prématurée à l’âge
À quoi ressemble une chasse à courre ?
Un samedi matin, au cœur de la forêt de Compiègne, à 70 kilomètres de Paris, se déroule un cortège où chacun, ou presque, chasse en même temps qu’il est chassé. D’abord, le cerf qui détale et tente de semer ses poursuivants : une cinquantaine de chiens qui traquent son odeur. Ensuite viennent les veneurs, à cheval, galopant derrière leurs limiers. Derrière, une escorte de « suiveurs » à pied, à vélo ou en voiture, passionnés par cette tradition pluriséculaire. Puis les militants antichasse, qui les talonnent pour gêner les opérations et empêcher la mort de l’animal. Enfin, les gendarmes, qui surveillent tout ce petit monde.
Les auteurs d’une tribune publiée dans Le Monde du 8 janvier fournissent quelques détails sur la réalité de ce rituel. La traque de l’animal peut durer des heures, durant lesquelles il court à toute allure, dans un énorme stress. Lorsqu’à bout de forces, il finit par s’effondrer, il est transpercé avec une arme blanche, un épieu ou une dague, s’il n’a pas été déchiqueté par les chiens ou foudroyé par un arrêt cardiaque. Ceux qui échappent à la mort immédiate sont souvent blessés à vie ou condamnés à agoniser.
L’opposition à l
Le terrain accidenté, le bruissement des feuilles mortes à chaque pas, les buissons de laurier et de sureau feraient croire qu’on se trouve en plein milieu d’une forêt. Perché sur un arbre, un perroquet interpelle le promeneur.
En fait, la scène est à Paris, dans l’un des cimetières les plus célèbres du monde – le Père-Lachaise, situé dans le 20ème arrondissement, sur une colline qui surplombe le centre de la capitale. Attraction touristique majeure pour les célébrités qui y sont enterrées, notamment Jim Morrison, Oscar Wilde et Édith Piaf, le Père-Lachaise reste un cimetière en activité dans lequel se déroulent de nombreuses opérations funéraires et cérémonies commémoratives.
Mais depuis quelques années, il est aussi devenu un havre pour la flore et la faune de la ville. Nombre d’animaux, parmi lesquels des renards, des hulottes et des rouges-gorges, y ont élu domicile. « La nature reprend ses droits », explique Benoît Gallot, le conservateur du cimetière, alors qu’il se fraie un chemin entre les tombes envahies par les plantes grimpantes et les hautes herbes.
Le verdissement de la nécropole résulte de la décision, il y a une dizaine d’années, d’abandonner l’usage des pesticides et d