On commence, tout de suite, avec le début de l’examen du projet de loi de la réforme des retraites en France. Les débats ont commencé ce lundi à l’Assemblée nationale, et ils s’annoncent intenses.
L’ambiance du Palais Bourbon est plus feutrée que celle des cortèges de manifestants. Mais le rejet de la réforme des retraites est quand même présent dans le splendide bâtiment qui abrite l’Assemblée nationale française, à Paris. Depuis l’ouverture des débats parlementaires sur le texte, ce lundi 6 février, les députés de l’opposition le rappellent régulièrement aux responsables du gouvernement. Le ton a été donné dès le premier jour : la présentation du projet de loi par le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a été souvent interrompue par des cris, et il a même fallu suspendre un moment la séance.
Les semaines se suivent et se ressemblent au Proche Orient. Avec leur litanie d’affrontements, de morts, de colère, de funérailles, et les promesses de vengeance qui se succèdent. Après un 2022 particulièrement meurtrier, avec plus de 230 personnes tuées, en grande majorité des Palestiniens, la violence a encore augmenté d’un cran depuis le début de l’année 2023. Janvier s’est terminé sur un terrible bilan : près de 40 morts en un seul mois. Le 26 janvier, dix Palestiniens ont été tués lors d’un raid militaire israélien dans le camp de réfugiés de Jénine. Le lendemain, six Israéliens et une Ukrainienne ont été assassinés à la sortie d’une synagogue à Jérusalem-Est.
Dans les jours qui ont suivi, il y a encore eu des attaques : des lancements de roquettes sur le territoire israélien et des missiles envoyés vers la bande de Gaza. L’engrenage est interminable. Et la situation politique n’incite pas à l’optimisme. Côté israélien, le gouvernement de Benjamin Netanyahou apparaît déterminé à durcir le ton. Dominé par plusieurs formations d’extrême-droite et ultra orthodoxes, l’exécutif promet de multiplier les représailles contre les auteurs d’attaques terroristes et leurs familles.
Côté pa
C’est une success story qui se termine. Et la fin semblait inéluctable. Lundi 30 janvier, Renault et Nissan ont annoncé un profond changement de leur relation entrepreneuriale. Le constructeur français va réduire sa présence dans le groupe japonais : sa part dans le capital va passer de plus de 43% à 15%. C'est le même niveau de présence qu'a Nissan dans le capital de l'entreprise française. C’est surtout une rupture majeure avec les bases de l’alliance entre les deux entreprises, signée il y a près d’un quart de siècle. On ne peut pas parler complètement de divorce, mais cela y ressemble quand même un petit peu.
Les négociations ont trainé en longueur. Entamées au printemps l'année dernière, elles ont duré quasiment un an. Du côté français, on explique que le nouvel accord permettra une évolution de la relation entre les deux constructeurs. Du côté japonais, on préfère évoquer la fin d'un partenariat, et le retour à l'indépendance pour Nissan. En réalité, les groupes restent encore liés au niveau financier, mais ils sont désormais davantage indépendants l'un de l'autre. Pour la presse spécialisée, c'est la fin d'une idylle entamée dans les dernières années du XXème siècle. Une aut
La ville de Brighton est très connue en Angleterre. Pendant les mois d’été, c’est une des stations balnéaires les plus prisées sur la côte sud du pays. Elle attire une clientèle londonienne plutôt huppée, trop heureuse de trouver un peu de tranquillité et de belles plages à moins de deux heures de la capitale. Pourtant, cet hiver, c’est une image bien plus sordide que renvoie la petite cité côtière. Il y est question d’enlèvements supposés, de possibles trafics de mineurs et d’un relatif désintérêt des autorités.
L’histoire est tristement banale. Installée sur les bords du Canal de la Manche, Brighton voit arriver, depuis plusieurs années, des migrants en provenance de France. Ceux-ci s’aventurent, à bord d’embarcations de fortune, pour tenter de trouver un avenir meilleur sur le sol britannique. Plus de 45.000 ont tenté la traversée l’année dernière, selon les autorités françaises. Certains ne sont jamais arrivés à bon port : plus d’une trentaine sont morts en mer. Parmi ceux qui ont réussi, il y a de nombreux mineurs qui voyagent souvent seuls.
Une fois sur le territoire britannique, ces adolescents sont installés dans des hôtels. Depuis juillet 2021, quelque 4.600 mineurs ont é
En France, peu de gens avaient entendu parler du tableau Diane et Endymion avant le mois dernier. L’œuvre, une peinture de Jérôme-Martin Langlois réalisée en 1822, représente l’instant où la déesse romaine Diane tombe sous le charme d’un berger, Endymion. Le tableau, dans le style néoclassique en vogue au début du XIXème siècle, avait été commandé par le roi Louis XVIII au célèbre peintre parisien. D’abord mis en dépôt dans la capitale, il finit par atterrir au musée de Picardie, à Amiens, une petite ville du Nord de la France, en 1873.
C’est là-bas que l’on va perdre sa trace. Pendant la Première Guerre mondiale, la cité est bombardée à plusieurs reprises par l’armée allemande. La plupart des œuvres d’art présentes dans la ville avaient auparavant été évacuées vers Paris, mais ce n’est pas le cas de toutes. À la fin du conflit, plusieurs tableaux sont portés disparus. Ils sont considérés comme détruits, ou tout simplement perdus. C’est le cas de Diane et Endymion.
Un siècle et demi plus tard pourtant, son histoire refait surface. D’une manière inattendue : c’est d’abord le quotidien Le Figaro qui publie, début janvier, une longue enquête qui revient sur l’histoire de la peinture