On commence tout de suite. Ce 8 mars est une journée de revendication et de défense des droits des femmes. En France, il est notamment célébré avec une cérémonie en l’honneur de la célèbre avocate Gisèle Halimi, décédée en 2020. Mais l’hommage fait polémique, pour plusieurs raisons…
Près de trois ans après sa mort, Gisèle Halimi a reçu, ce mercredi 8 mars, un hommage national. Une attente plus longue que prévu pour la célèbre avocate, décédée en juillet 2020 à l’âge de 93 ans. En septembre de la même année, Emmanuel Macron avait annoncé une cérémonie en son honneur dans la cour des Invalides. Elle aurait lieu « bientôt », avait dit le président de la République. Finalement, il a fallu attendre deux ans et demi pour que l’une des icônes du féminisme français du XXème siècle ait droit à une célébration.
Ce mercredi, les paroles d’Emmanuel Macron à l’égard de Gisèle Halimi n’ont pas effacé la sensation de malaise qui a entouré l’acte. Il y a d’abord ce retard, que beaucoup n’ont pas compris. L’hommage avait été repoussé dans un premier temps à cause de l’explosion dans le port de Beyrouth, en août 2020. Macron s’était rendu au Liban, et la cérémonie avait été annulée. Le problème, c’est qu’après, plus rien ne s’est passé. Malgré les demandes répétées des associations féministes, il semblait ne jamais avoir de bon moment pour honorer la mémoire de celle qui a joué un rôle décisif en France dans la bataille pour le droit à l’avortement.
L’hiver dernier, la mobilisa
Le voyage était très attendu. La semaine dernière, Emmanuel Macron a réalisé une tournée africaine de cinq jours, entre le mercredi 1er mars et le dimanche 5 mars. Il a visité quatre pays : le Gabon, l’Angola, le Congo Brazzaville et la RDC, la République démocratique du Congo. Des étapes avec des rendez-vous variés pour le chef de l’État : au Gabon, il a assisté à un sommet sur la préservation des forêts tropicales. À Luanda, la capitale angolaise, il était surtout question de développement économique, avant un passage plus politique au Congo Brazzaville, et plus sécuritaire en RDC.
À chaque fois, le président français a tout de même pris soin de répéter le principal objectif de sa visite africaine : tourner définitivement la page de la « Françafrique », cette période où Paris dirigeait dans l’ombre ses anciennes colonies, en fonction de ses intérêts économiques. « L’âge de la Françafrique est bien révolu », a assuré Macron jeudi dernier à son arrivée à Libreville, la capitale d’un pays, le Gabon, qui a longtemps incarné cette emprise française sur les jeunes États africains. Ce n’est pas la première fois que le chef de l’État s’exprime de la sorte. C’est même une constante depuis
Et si la solution au conflit ukrainien venait de Chine ? Vendredi 24 février, un an jour pour jour après le début de l’invasion russe, Pékin a présenté une proposition pour un règlement politique de la crise ukrainienne. Un plan en douze points, dans lequel les autorités chinoises appellent au dialogue et à la négociation, « la seule solution viable » pour sortir de la guerre. « Toutes les parties devraient aider la Russie et l’Ukraine » détaille le texte, pour parvenir à une désescalade. La Chine défend également le « respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de tous les pays », et réclame l’abandon de la « mentalité de la guerre froide. »
Ces formules peuvent être interprétées comme des messages adressés aussi bien aux Russes qu’aux Américains. Avec ce document en tout cas, Pékin montre qu’il veut se poser en arbitre du conflit en cours dans l’est de l’Europe. Mais la Chine est-elle pour autant un médiateur crédible ? Ce n'est pas gagné. Saluée par les Nations Unies, sa proposition a été plutôt bien accueillie à Moscou. Les autorités russes ont souligné les efforts chinois et assurent partager leurs considérations. À Kiev, le plan de Pékin a reçu un accueil peut-
Certains sujets journalistiques demandent une bonne dose d’imagination. Pour éviter les répétitions, les professionnels de l’information doivent chercher des images, des métaphores. Dans le cas du protocole d’Irlande du Nord, ils ont dû se creuser les méninges. Dossier épineux, cadeau empoisonné, casse-tête irrésoluble, problème inextricable : le lecteur, ou le spectateur, n’a peut-être pas toujours compris de quoi il s’agissait, mais ce qui est sûr, c’est qu’il a saisi que c’était une affaire complexe et sans solution évidente.
Je vais essayer de l’expliquer simplement. Le protocole est un aparté dans le traité du Brexit, qui donne un statut particulier à l’Irlande du Nord. Il a été signé afin d’éviter le rétablissement d’une frontière physique entre la province britannique et l’Irlande, ce qui serait contraire à l’accord du Vendredi saint, qui a ramené la paix sur l’île, en 1998. Le protocole instaurait la frontière entre l’Union européenne et le Royaume-Uni… dans la mer qui sépare l’Irlande et la Grande-Bretagne. Dans les faits, l’Irlande du Nord restait donc dans le marché commun européen. Et la véritable frontière entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, là où devaient avoi
Le football français se paye un énième psychodrame. On commence à être habitués. Depuis plusieurs mois, les tensions venaient surtout de la sélection masculine et de la FFF, la Fédération française de football. Les Bleus se sont déchirés avant, pendant et après la Coupe du Monde au sujet du forfait de leur star mal-aimé, Karim Benzema. Dans les instances dirigeantes, ce sont les scandales à répétition du président Noël Le Graët qui ont défrayé la chronique. Les accusations de harcèlement et ses déclarations provocatrices ont finalement entraîné sa chute : il a officiellement démissionné mardi 28 février.
Son successeur, Philippe Diallo, n’aura pas le temps de s’ennuyer. Il va devoir gérer une autre crise qui s’est ouverte ces derniers jours. Dans la sélection féminine, cette fois. Vendredi 24 février, la capitaine des Bleues, Wendy Renard, a annoncé dans un communiqué qu’elle se mettait en retrait de l’équipe. La joueuse de 32 ans a expliqué qu’elle ne pouvait plus cautionner un système de fonctionnement qu’elle considère comme éloigné du plus haut niveau. Quelques heures plus tard, deux autres membres de la sélection ont imité Renard. Marie-Antoinette Katoto et Kadidiatou Diani on