Tout de suite, on commence donc avec l’approbation définitive du projet de loi de réforme des retraites en France. Elle a eu lieu la semaine dernière. Le gouvernement a décidé d’adopter la loi par décret, sans passer par un vote à l’Assemblée nationale…
Jusqu’au bout, l’issue a été incertaine. Au matin du jeudi 16 mars, après plusieurs semaines de débats souvent houleux à l’Assemblée nationale, après des journées de mobilisation et de grève dans tout le pays, personne ne savait ce qui allait se passer. Depuis des jours, le gouvernement tentait de s’assurer le soutien d’une majorité de députés pour voter son projet de loi sur la réforme de retraites, le grand dossier politique de l’année. Le texte, qui prévoit une augmentation de l’âge légal de départ à la retraite, de 62 à 64 ans, faisait l’objet de toutes les tractations.
En France, le baccalauréat rime normalement avec début de l’été. Traditionnellement, le grand examen qui marque la fin du lycée et offre un sésame pour les études supérieures se déroule au mois de juin. Demandez à toutes celles et ceux qui ont passé leur bac, comme on l’appelle couramment : ils vous expliqueront que la période des révisions coïncide normalement avec le tournoi de tennis de Roland Garros, au mois de mai. Pour certains lycéens, qui préfèrent suivre la compétition plutôt que relire leurs cours, c’est parfois rédhibitoire.
En cette année 2023, pourtant, les choses ont changé. Pour la première fois dans l’histoire de l’Éducation nationale en France, des épreuves du bac ont eu lieu au mois de mars. Pas d’excuse, donc, pour les amateurs de tennis ! En fait, ce changement est le résultat de la réforme du baccalauréat réalisée en 2019 par le ministre de l’Éducation de l’époque, Jean-Michel Blanquer. Mais, en raison de la pandémie de coronavirus, elle n’a jamais pu s’appliquer complètement avant cette année.
Le principe est simple : les élèves de Terminale doivent plancher cette semaine sur les deux principales matières du cursus qu’ils ont choisi. On les appelle les EDS, le
Avant le vendredi 10 mars, la plupart d’entre nous n’avait sans doute jamais entendu parler de la SVB, la Silicon Valley Bank. Seizième entité bancaire des États-Unis, elle ne faisait pas partie des poids-lourds du secteur. Son nom est maintenant devenu familier. Sa faillite l’a placée sur le devant de la scène internationale, et a surtout provoqué la panique financière la plus importante de la dernière décennie La plus importante, en fait, depuis la chute de Lehman Brothers en septembre 2008, qui avait entraîné une crise économique mondiale.
On n’en est pas encore là, heureusement. Mais les secousses provoquées par l’effondrement de la SVB rappellent combien la volatilité du secteur bancaire peut rapidement déstabiliser l’économie globale. Ce qui, soit-dit en passant, n’est pas très rassurant. Au début de l’année, la Silicon Valley Bank était encore considérée comme l’une des fleurons du système financier américain. Elle affichait d’ailleurs sa fierté, début mars, d’avoir été inclue dans la liste Forbes des meilleures banques du pays, pour la cinquième année consécutive.
La réalité était un peu différente. Installée en Californie, la SVB était devenue la banque privilégiée des star
C’est un goutte-à-goutte incessant. Ça a commencé en septembre dernier, avec l’annonce de la liquidation judiciaire de l’enseigne de prêt-à-porter féminin Camaïeu. La marque d’habillement du nord de la France avait été, pendant des années, une référence : il était difficile de trouver dans le pays un centre-ville, ou une galerie marchande, sans boutique Camaïeu. La décision a d’ailleurs entraîné la fermeture de plus de 500 magasins sur le territoire et la suppression de plus de 2.600 emplois. Elle a surtout retenti comme un véritable coup de tonnerre dans le secteur.
Après Camaïeu, tout s’est enchaîné. Mi-janvier, le distributeur d’articles de sport Go Sport a été placé en redressement judiciaire. Plus de 2.000 salariés de la société, qui appartenait au même fonds d’investissement que l’enseigne de prêt-à-porter, se sont retrouvés sur le carreau. On pourrait penser que le problème vient de l’investisseur, mais le mal est plus profond : le 1er février, c’était au tour de la marque Kookaï de reconnaître des difficultés financières. Là encore, un placement en redressement judiciaire, « pas définitif » selon l’entreprise, qui assure que ses 118 boutiques sur le territoire français vont
Samedi 11 mars, la sélection anglaise de rugby a reçu une déculottée historique. La plus lourde défaite jamais enregistrée à Londres, dans son stade de Twickenham, contre l’un de ses pires ennemis : le XV de la Rose a été humilié par la France, 53 à 10. En temps normal, les journaux britanniques auraient tous fait la Une de leur édition du lendemain sur cette déroute. Oui, mais voilà, le dimanche 12 mars, la catastrophe rugbystique s’est retrouvée au second plan. Car toute l’Angleterre, et tous ses médias, n’avaient qu’un seul sujet de conversation en tête : l’absence de Gary Lineker lors de l’émission « Match of the Day » de la BBC.
Le présentateur - et ancienne star du ballon rond britannique - n’était pas dans le studio de la vénérable émission qui résume chaque week-end les journées du championnat de football anglais. Vendredi 10 mars, Lineker avait été suspendu par la direction de la BBC. Le motif de cette décision, c’est un message, publié quelques jours plus tôt sur le réseau social Twitter. Gary Lineker s’y montrait très critique à l’égard de la nouvelle loi sur l’immigration du gouvernement britannique, qui prévoit l’expulsion, dans les 30 jours et sans exception, des p