On commence, avec l’investigation menée en France sur le financement de la campagne d’Emmanuel Macron pour les élections présidentielles de 2017 et 2022. Avec, en toile de fond, les liens privilégiés de l’actuel président avec des cabinets de conseil…
Le financement des campagnes électorales d’Emmanuel Macron intéresse la justice. Jeudi dernier, le Parquet National Financier a annoncé l’ouverture de deux informations judiciaires. La première concerne la « tenue non conforme de comptes de campagne et minoration d’éléments comptables dans un compte de campagne.» La seconde porte sur des chefs de « favoritisme et recel de favoritisme. » Dans les deux cas, les juges d’instruction enquêtent sur le rôle joué par le cabinet de conseil McKinsey. Selon plusieurs journaux français, certains membres de l’entreprise américaine auraient travaillé gratuitement au service de Macron pendant les campagnes électorales.
Il y a comme un air de déjà-vu dans cette affaire. Au printemps dernier, le nom de McKinsey avait créé des maux de tête à Emmanuel Macron. En pleine campagne pour les élections présidentielles, il avait dû expliquer les liens étroits entre son gouvernement et le cabinet de conseil américain. Une enquête parlementaire avait montré que ce dernier avait été très présent dans les prises de décision de l’exécutif. Gestion de la crise sanitaire, réforme des retraites, assurance-chômage ou encore aide au logement : McKinsey a participé à
C’est devenu une habitude. Depuis quelques années maintenant, les conférences mondiales sur le climat jouent les prolongations. Cela avait été le cas à Paris, en 2015, et à Glasgow, l’année dernière. La COP27, qui avait lieu à Charm El-Cheikh, en Égypte, n’a pas échappé à cette nouvelle règle. Alors qu’elle devait initialement se terminer vendredi 18 novembre, elle s’est prolongée, faute d’accord. D’abord, jusqu’au samedi, puis jusqu’au dimanche. Et c’est finalement ce jour-là, le 20 novembre, après des heures de débats houleux et tendus, que les 196 pays participants ont trouvé un terrain d’entente.
Le bilan du grand raout climatique dans la cité balnéaire égyptienne pourrait se résumer en un seul mot : mitigé. Il y a du positif et du négatif. Du côté des motifs d’espoir, il faut évidemment mentionner l’accord sur les pertes et dommages. C’était une demande de longue date des pays les plus vulnérables : la création d’un fonds pour venir en aide aux états victimes des conséquences du réchauffement climatique. Longtemps, les plus riches s’y sont opposés. À Charm El-Cheikh, l’Union Européenne, puis les États-Unis, ont fini par céder.
C’est une bonne nouvelle. Les pays les plus indu
« En un an, rien n’a changé. » Mardi 22 novembre, ces mots ont été prononcés un peu partout en France par des magistrats. Juges, fonctionnaires de tribunal, greffiers et avocats étaient convoqués ce jour-là par une vingtaine d’organisations syndicales à une journée d’action nationale. « Une mobilisation générale contre une justice au rabais », selon le mot d’ordre lancé dans un communiqué. Il n’y a pas eu de grande manifestation mais des rassemblements, dans tout le pays, devant les palais de justice, qui ont fonctionné au ralenti le temps d’une journée.
La date n’a pas été choisie au hasard. Il y a un an, le 23 novembre 2021, des milliers de magistrats avaient décidé de sortir du silence. Ils avaient publié dans le journal Le Monde une tribune, « L’appel des 3.000 » pour dénoncer leurs conditions de travail. L’initiative avait surpris. Elle venait d’un milieu peu habitué à faire des vagues et à se plaindre. Mais les auteurs du texte avaient un bon motif pour faire entendre leur voix : quelques semaines plus tôt, ils avaient enterré l’une de leurs collègues. Elle s’appelait Marine, elle avait 29 ans. Elle exerçait la magistrature depuis deux ans et n’avait pas supporté la charge de
Holodomor. Le mot en lui-même a une connotation inquiétante. Il renvoie à l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire de l’Union Soviétique. Et plus spécifiquement, de l’Ukraine. Le terme, d’ailleurs, est ukrainien. Il signifie « l’extermination par la faim », celle qui a touché des millions de paysans du pays entre 1932 et 1933. À l’époque, l’Ukraine fait partie de l’URSS, dirigée d’une main de fer par Staline. Et le pays est alors considéré comme le grenier de l’Union Soviétique.
Dans les années 20, l’Ukraine était la vitrine prospère de la jeune union communiste. Pour relancer la production agricole, Lénine avait introduit des réformes qui favoriseraient les petits paysans. Mais l’arrivée de Staline va changer la donne. Le leader soviétique est obsédé par l’industrialisation de l’URSS. Et il décide de se servir de la manne financière des céréales ukrainiennes pour la mener à bien. Dès le début des années 30, les prélèvements de grains s’envolent. Ils plongent les agriculteurs dans la pauvreté. Le régime soviétique décide ensuite de collectiviser les terres. Les petits propriétaires se révoltent. Accusés de velléités nationalistes, ils sont férocement réprimés. Leurs champs
Il était l’homme des phrases interminables. Celui dont les écrits ont fait transpirer des générations d’élèves français. Demandez à une personne qui s’est assise, un jour, sur les bancs d’une école en France : elle se rappellera sans doute s’être perdue, à un moment de sa scolarité, dans les méandres d’un texte de Marcel Proust. La richesse de son vocabulaire, la précision de ses mots ont fait de l’auteur de « À la recherche du temps perdu » un écrivain incontournable. L’hommage qui lui est rendu en France à l’occasion du centenaire de sa mort en est la preuve.
En fait, on pourrait presque parler de double célébration. L’année dernière, en 2021, plusieurs événements avaient été organisés pour commémorer le 150ème anniversaire de la naissance de l’écrivain. En cette fin d’année, c’est de sa disparition qu’on se rappelle. C’était le 18 novembre 1922. Proust n’avait que 51 ans. Sa santé, fragile depuis son enfance, a eu raison de lui. L’écrivain n’a pas résisté à une bronchite : il s’est éteint dans son appartement du XVIème arrondissement, dans l’ouest de Paris, épuisé par son travail d’écriture.
Une photo de Man Ray a immortalisé le génie littéraire dans son lit, le jour de son décè