En France, l'ambiance politique s'est tendue le week-end dernier au Rassemblement National. Marine Le Pen a cédé la présidence du parti pour se concentrer sur les prochaines présidentielles. Et c'est la tendance ultra-dure qui a remporté les élections.
C'est son heure de gloire. Il a 27 ans, passe pour être un beau gosse, et vient de décrocher un poste que tout le monde dans le parti lui envie : président du Rassemblement National. Le 5 novembre, et avec 85 % des voix, Jordan Bardella a battu son rival, Louis Aliot, maire de Perpignan et ex-compagnon de Marine Le Pen. Dans la grande salle de la Mutualité, à Paris, celui qui était déjà président par intérim du mouvement depuis septembre 2021, savoure sa victoire.
Chaque année, c'est la même chose. On se réjouit de gagner une heure en automne et on se désole d'en perdre une au printemps. Une semaine avant le fameux changement d'heure, les médias fourmillent d'articles sur l'opportunité de passer à l'heure d'hiver ou à celle d'été. Les Français témoignent des éventuels effets de ce léger changement dans leur emploi du temps. Un décalage inoffensif, si vous me demandez mon avis, même si certains expliquent mettre une semaine à se remettre de ce qui désorganiserait leur métabolisme.
Concrètement, pourtant, il ne se passe pas grand-chose : on décale d'une heure. Ainsi, dans la nuit du 29 au 30 octobre dernier, en plein week-end, nos montres ont été retardées de soixante minutes. À trois heures du matin, il n'était plus que deux heures. Le but ? Gagner une heure d'ensoleillement chaque jour et ainsi économiser de l'énergie en été. Et revenir, à l'automne, à l'heure normale.
L'idée n'est pas récente. Instauré pendant la Première Guerre mondiale, puis abandonné lors de la Seconde, le changement d'heure est mis en œuvre par décret en septembre 1975, en plein choc pétrolier. Il devait être provisoire. Il perdure jusqu'à aujourd'hui et pose toujours la
Elle s'était réfugiée chez son prestigieux éditeur, Flammarion, pour attendre le verdict. Son éditrice était à ses côtés, comme son attaché de presse et plus généralement toutes les personnes qui ont œuvré à la parution de son quatorzième livre. Soudain, quelques minutes avant treize heures, la sentence est tombée. Elle était l'heureuse élue. Brigitte Giraud venait d'obtenir le plus grand prix littéraire décerné en France, le Goncourt. L'annonce a été saluée par des hurlements de joie. « On s'est dit que c'est que ce qui est beau, dans le cri, c'était de crier ensemble », a-t-elle témoigné un peu plus tard, encore un peu surprise par la consécration « inattendue » de « Vivre vite ». Une surprise pour un bon nombre de critiques aussi.
Il semble bien que le jury du Goncourt, composé de sept hommes et de trois femmes, a eu, lui aussi, du mal à choisir un vainqueur entre les quatre romanciers qui restaient en lice. Ce n'est qu'au quatorzième tour que le livre de Brigitte Giraud a finalement été primé. Et ce, grâce au président de l'académie Goncourt, Didier Decoin, dont la voix compte double. L'écrivain avait en fait expliqué, il y a quelques jours, qu'il préférait ne pas couronner un
Il y a quelques jours, la même question revenait en boucle en Israël : Benyamin Netanyahou va-t-il réussir à revenir au pouvoir ? Ou est-ce le centriste Yaïr Lapid qui conservera son titre de Premier ministre. Mardi 1er novembre, les électeurs ont fait leur choix. C'est « Bibi », tel qu'on le surnomme, et sa coalition de partis ultra-orthodoxes et de l'extrême droite qui ont remporté ces cinquièmes élections législatives en moins de quatre ans. Et ce, malgré un procès pour corruption. La coalition a obtenu 64 des 120 sièges de la Knesset, soit un peu plus que la majorité. À 73 ans, le chef du Likoud tient sa revanche.
Chassé du pouvoir en juin 2021, il n'avait pas quitté la vie politique, mais il s'était cramponné au poste de chef de l'opposition. Son but ? Revenir aux affaires pour éventuellement faire voter une immunité par les députés et annuler son procès pour corruption.
Dès les résultats confirmés, le 3 novembre au soir, Yaïr Lapid a félicité le vainqueur. Lui qui a eu le mandat le plus court de l'histoire du pays a promis de procéder à une passation de pouvoir pacifique et efficace. Au nom de la démocratie, de l'intérêt général. Reste maintenant le plus délicat, sans doute :
En cette fin de dimanche, ils se regroupent dans les bars, les restaurants ou tout autre lieu avec grand écran. Vêtus de rouge, le visage tendu, ils attendent depuis trois bonnes heures au moins. Les bureaux de vote ont fermé, le décompte des voix se poursuit en direct à la télé. Mais le pays est vaste, les électeurs nombreux et tous les scénarios possibles. À 18 h 45, les partisans de Lula croisent les doigts. Leur champion vient de passer en tête de cette course à la présidence, mais rien n'est encore gagné. Soudain, à vingt heures, une clameur monte, accompagnée d'un tonnerre d'applaudissements.
Ça y est ! C'est Lula ! Le 30 octobre, il a officiellement battu Jair Bolsonaro, avec 50,9 % des voix contre 49,1 % des suffrages pour le dirigeant d'extrême droite et président sortant. Le leader du Parti des travailleurs n’a obtenu qu’une courte victoire, mais une victoire quand même. Et le moins que l'on puisse dire c'est que Luiz Inácio Lula da Silva revient de loin. Il faut se souvenir que le 7 avril 2018, Lula est emprisonné. Condamné à douze ans et un mois de prison pour corruption. Il a alors 73 ans et personne ne lui voit un avenir politique. Mais c'est mal connaître celui que