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Revenons à nos moutons - To get back to the subject/the point


Le paiement par chèque va-t-il définitivement disparaître ?

Catherine: Selon des statistiques de la Banque centrale européenne, en 2024, 88 % des chèques émis dans l’Union européenne ont été signés par des Français ! Le chèque, qui a parfois complètement disparu chez nos voisins européens depuis des années, fait encore un peu de résistance en France. On continue de l’utiliser dans quelques situations de la vie courante, comme une visite chez le médecin. Cependant, son usage a été progressivement remplacé par les paiements par virement, carte bancaire, ou prélèvement, qui deviennent la norme. Il y a quelques jours, l’État a annoncé que d'ici deux ans, le dernier centre de traitement des chèques géré par le Trésor public pourrait disparaître. Beaucoup s'interrogent : cette décision signifie-t-elle la prochaine disparition totale du chèque ?
Dominique: Personnellement, je l’espère. Je me demande d’ailleurs bien pourquoi les Français sont restés si longtemps attachés au chèque.
Catherine: Il est vrai que le chèque a survécu jusqu’à notre époque mais il est tout de même beaucoup moins utilisé qu’avant. Par exemple, le nombre de chèques encaissés par le Trésor Public a diminué de 72 % en dix ans.
Dominique: Mais au niveau européen, la France est encore le pays qui signe le plus de chèques, comme tu le disais tout à l’heure.

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Cette expression signifie que l’on revient au sujet principal d’une conversation après avoir fait des digressions.

Cette expression sous la forme « Revenons à nos moutons ! » nous vient tout droit du Moyen-Age, et plus précisément d’une très célèbre farce appelée « La farce de Maître Pathelin ». Cette pièce est considérée comme le chef d’œuvre français du théâtre médiéval. Elle met en scène des personnages comiques et rusés qui se trompent les uns les autres.

Un personnage nommé Thibault l’Agnelet est accusé d’avoir volé des moutons appartenant à un drapier nommé Guillaume. Pendant le procès, Guillaume explique au juge ce qu’il s’est passé, mais il aperçoit en même temps un autre personnage, Pathelin, l’avocat de Thibault, qui lui a volé du tissu. Il essaie alors d’expliquer au juge les deux méfaits dont il a été victime mais s’embrouille et mélange les deux histoires du tissu et des moutons. C’est alors que le juge, qui ne comprend plus rien, prononce cette réplique restée célèbre : « Sus, revenons à nos moutons ! »

La pièce a eu un tel succès que la réplique est devenue une expression très utilisée de la langue française, pour dire que l’on revient au sujet principal et essentiel d’une conversation.

L’anglais ne possède bien entendu pas d’équivalent littéral, mais l’expression signifie “to get back to the subject/the point”, “let’s get back to business”.

Exemple 1 :

- Nous devons nous mettre au travail pour terminer le projet pour cet après-midi. Est-ce que tu peux imprimer le dossier dès que possible ?
- Ok. Dis-moi, est ce que tu as remarqué que depuis ce matin le patron a l’air très énervé ? Je me demande ce qui se passe.
- Moi aussi, mais revenons à nos moutons. J’attends le dossier.
- We have to work to finish our project this afternoon. Can you print out the file as soon as possible?
- Ok, ok. Tell-me, did you notice that the boss seems to be very angry since this morning? I wonder what’s going on.
- Me too, but let’s get back to business. I’m waiting for the file.


Exemple 2 :

- On va au ciné demain soir avec quelques amis. Tu es invité. Est-ce que tu veux bien en parler aussi à Delphine ?
-  Ok, pas de problème. D’ailleurs, il faut absolument que je te raconte ce qui lui est arrivé.
- Tu me le raconteras plus tard. Pour en revenir à nos moutons, rendez-vous demain à 19 h 30 devant le cinéma.
- We’re going to see a movie tomorrow evening with a few friends. You are invited. Do you mind talking about it to Delphine also ?
- Ok, no problem. By the way, I need to tell you what happened to her.
- You’ll tell me later. To get back to our subject, we’ll meet tomorrow at 7.30 in front of the theater.