Un tourisme plus écologique est-il possible?
| Dominique: | Depuis de nombreuses années, la France est le pays qui reçoit le plus de touristes au monde chaque année. Avec près de 80 millions de visiteurs annuels, c’est d’ailleurs l’un des rares pays du monde qui reçoit plus de touristes qu’elle ne compte d'habitants ! Il faut dire que le pays a tout pour séduire les touristes, avec un patrimoine naturel et culturel d’une grande richesse. Cependant, ce surtourisme, s’il apporte beaucoup à l’économie, a aussi un coût non négligeable, notamment en termes d’environnement. C’est particulièrement vrai dans certains sites naturels, en particulier ceux situés dans le sud de la France tels les calanques de Marseille, qui ont instauré depuis quelques années un système de quota en haute saison, afin de réguler la fréquentation touristique. |
| Catherine: | Concilier tourisme et écologie, voilà un dur défi à relever ! |
| Dominique: | Oui. Mais les résultats de ce système de quota sont positifs et il semble qu’avec lui, on arrive à ménager la chèvre et le chou. Les touristes profitent des calanques aux couleurs exceptionnelles mais en même temps, la vie sauvage qui s’y trouve souffre moins de la surfréquentation. |
| Catherine: | Le crois-tu vraiment, Dominique ? Les associations écologiques disent depuis longtemps que même ces quotas ne permettent pas d’instaurer un tourisme durable. Dans le fond, il est impossible de ménager la chèvre et le chou. Je pense que les mots « tourisme » et « écologie » sont en réalité irréconciliables. |
Cette expression signifie que l’on essaie de satisfaire deux personnes qui ont des intérêts opposés.
Notre expression vient d’une énigme ancienne. Un paysan doit faire traverser une rivière sur son bateau à un loup, une chèvre et un chou. Il ne peut prendre qu’un passager à la fois. Le problème réside dans le fait qu’il ne peut pas laisser le loup seul avec la chèvre, ou la chèvre seule avec le chou, car ils vont les dévorer. Alors, comment doit-il s’y prendre pour faire passer les trois sains et saufs sur l’autre rive ?
Cette énigme a donné naissance dès le XIIIème siècle à l’expression « faire passer la chèvre et le chou », qui est devenue avec le temps « ménager la chèvre et le chou ». Elle illustre bien que c’est souvent un casse-tête, voire pratiquement impossible, de vouloir protéger les intérêts de tout le monde, ou de mettre tout le monde d’accord.
L’expression peut être utilisée pour parler de quelqu’un qui souhaite agir de manière diplomatique, pour rétablir la paix, ou bien de quelqu’un qui agit par intérêt personnel, pour ne pas avoir à prendre parti et continuer à plaire à tout le monde.
En anglais, nous retrouvons des expressions équivalentes : “to run with the hare and hunt with the dogs”, “to keep both parties happy”.
- Tu as bien raison. Dans cette situation, il faut que tu ménages la chèvre et le chou pour ne pas perdre ton autorité.
- I don’t want to choose a party in the quarrel between two of my employees.
- You’re absolutely right. In this situation, you need to run with the hare and hunt with the dogs, so you don’t lose your authority.
- On peut peut-être essayer de ménager la chèvre et le chou, en passant une semaine chez tes parents, puis une semaine chez les miens.
- We can’t stay all together during Christmas holidays, everybody argued last time.
- We can maybe try to keep both parties happy, and spend a week at your parents, and one week at mines.
Notre expression vient d’une énigme ancienne. Un paysan doit faire traverser une rivière sur son bateau à un loup, une chèvre et un chou. Il ne peut prendre qu’un passager à la fois. Le problème réside dans le fait qu’il ne peut pas laisser le loup seul avec la chèvre, ou la chèvre seule avec le chou, car ils vont les dévorer. Alors, comment doit-il s’y prendre pour faire passer les trois sains et saufs sur l’autre rive ?
Cette énigme a donné naissance dès le XIIIème siècle à l’expression « faire passer la chèvre et le chou », qui est devenue avec le temps « ménager la chèvre et le chou ». Elle illustre bien que c’est souvent un casse-tête, voire pratiquement impossible, de vouloir protéger les intérêts de tout le monde, ou de mettre tout le monde d’accord.
L’expression peut être utilisée pour parler de quelqu’un qui souhaite agir de manière diplomatique, pour rétablir la paix, ou bien de quelqu’un qui agit par intérêt personnel, pour ne pas avoir à prendre parti et continuer à plaire à tout le monde.
En anglais, nous retrouvons des expressions équivalentes : “to run with the hare and hunt with the dogs”, “to keep both parties happy”.
Exemple 1 :
- Je n’ai pas envie de prendre parti dans la dispute qui oppose deux de mes employés.- Tu as bien raison. Dans cette situation, il faut que tu ménages la chèvre et le chou pour ne pas perdre ton autorité.
- I don’t want to choose a party in the quarrel between two of my employees.
- You’re absolutely right. In this situation, you need to run with the hare and hunt with the dogs, so you don’t lose your authority.
Exemple 2 :
- On ne pourra pas être tous ensemble pendant les vacances de Noël, tout le monde s’est disputé la dernière fois.- On peut peut-être essayer de ménager la chèvre et le chou, en passant une semaine chez tes parents, puis une semaine chez les miens.
- We can’t stay all together during Christmas holidays, everybody argued last time.
- We can maybe try to keep both parties happy, and spend a week at your parents, and one week at mines.