| Alexandre: | J’aimerais parler d’un sujet qui passionne beaucoup de Français, Catherine. Les grèves ! |
| Catherine: | C’est effectivement un phénomène culturel en France. On parle même parfois de « gréviculture ». Les Français ont tendance à démarrer au quart de tour et à faire une opposition de principe aux réformes et aux exigences des patrons, quelles qu’elles soient. Le plus important, c’est de ne pas baisser les bras et de se battre pour ses droits. À tort ou à raison… |
| Alexandre: | De toute façon, le droit de grève est un droit inscrit dans la Constitution depuis 1946. Du coup, on peut penser a priori que les Français détiennent le record du monde des jours de grève. Mais est-ce que c’est vraiment le cas, à ton avis ? |
| Catherine: | J’imagine que ce n’est pas simple à déterminer. |
L’expression idiomatique de cette semaine « baisser les bras » signifie renoncer à agir ou à poursuivre ses efforts. On « baisse les bras » ou on « laisse tomber » généralement lorsque l’on se sent découragé par certaines difficultés ou épreuves. Une personne qui baisse les bras facilement manque de courage ou de persévérance.
L’origine de cette expression est relativement moderne et nous viendrait du monde de la boxe. Il est impératif pour un boxeur de garder sa garde pour esquiver un coup qui pourrait l’envoyer au tapis. Une fois au sol, il indiquera son intention de poursuivre ou non le match en levant les bras ou les gardant baissés s’il décide d’arrêter le combat. Nous comprenons donc qu’au sens figuré « baisser les bras » illustre bien l’idée de renonciation.
Certains historiens attribuent une origine plus ancienne à cette expression en la faisant remonter au Moyen-Âge. Il était courant à cette époque d’imposer une procédure judiciaire, ou ordalie, qui était censé établir la culpabilité ou innocence d’un accusé en faisant appel au jugement divin. Charlemagne par exemple imposait une épreuve appelée « l’ordalie de la croix » ou deux opposants, un accusateur demandant justice et un accusé étaient suspendu à un poteau ou une croix et devaient garder les bras tendus à l’horizontal. Le premier à les baisser perdait le jugement.
L’expression signifie "to give up" or "to give in", "to stop trying" ou "to throw in the towel".
It would be a shame to give up so close to success.
When the volunteers saw the amount of work which they had in front of them they gave up.
L’origine de cette expression est relativement moderne et nous viendrait du monde de la boxe. Il est impératif pour un boxeur de garder sa garde pour esquiver un coup qui pourrait l’envoyer au tapis. Une fois au sol, il indiquera son intention de poursuivre ou non le match en levant les bras ou les gardant baissés s’il décide d’arrêter le combat. Nous comprenons donc qu’au sens figuré « baisser les bras » illustre bien l’idée de renonciation.
Certains historiens attribuent une origine plus ancienne à cette expression en la faisant remonter au Moyen-Âge. Il était courant à cette époque d’imposer une procédure judiciaire, ou ordalie, qui était censé établir la culpabilité ou innocence d’un accusé en faisant appel au jugement divin. Charlemagne par exemple imposait une épreuve appelée « l’ordalie de la croix » ou deux opposants, un accusateur demandant justice et un accusé étaient suspendu à un poteau ou une croix et devaient garder les bras tendus à l’horizontal. Le premier à les baisser perdait le jugement.
L’expression signifie "to give up" or "to give in", "to stop trying" ou "to throw in the towel".
Exemple 1 :
Il serait dommage de baisser les bras si près de la réussite.It would be a shame to give up so close to success.
Exemple 2 :
Quand les volontaires virent tout le travail qu’ils avaient devant eux, ils baissèrent les bras.When the volunteers saw the amount of work which they had in front of them they gave up.