Nous évoquerons d’abord les difficultés du chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez. Le socialiste, aux prises avec une série de scandales financiers et moraux qui touchent son entourage politique, nie toute implication personnelle mais peine à convaincre l’opinion publique. En quelques mois, sa popularité s’est fortement dégradée et beaucoup de médias estiment qu’il n’aura d’autre choix que de convoquer des élections avant la fin de son mandat, prévue en 2027. Mais Sánchez fait le dos rond et compte sur les indéniables performances économiques de l’Espagne pour redresser l’image de son gouvernement dans les mois qui viennent.
Nous partirons pour la Grande-Bretagne, où le gouvernement Starmer vient de mettre en place une nouvelle loi interdisant la publicité pour les aliments trop sucrés et trop gras avant 21 heures. L’objectif est de réduire l’exposition des enfants à la malbouffe et d’inverser une tendance qui préoccupe les pouvoirs publics : l’augmentation des cas de surpoids et d’obésité. On estime que deux tiers de la population britannique est actuellement en surpoids. Un record en Europe, avec de lourdes conséquences économiques : le phénomène pèserait à hauteur de 13 milliards d’euros chaque année sur les finances du National Health Service.
Nous irons ensuite en France, où Nicolas Sarkozy, à peine sorti de prison, a publié le récit de son court séjour derrière les barreaux. Le livre est rapidement devenu un best-seller, confirmant la popularité de l’ancien président malgré son retrait de la vie politique. Dans son ouvrage, Sarkozy clame son innocence et tente de démonter les arguments des juges qui l’ont condamné. Il règle aussi ses comptes avec certains opposants politiques mais épargne la leader de l’extrême droite, Marine Le Pen, évoquant même la possibilité d’une union des droites en vue des prochaines échéances électorales.
Enfin, nous parlerons du poisson préféré des Français : le saumon. Derrière l’image d’un aliment sain et naturel, la « star » des réveillons est élevée dans des fermes aux pratiques intensives très discutables : forte mortalité des animaux agglomérés dans des bassins surpeuplés, pollution environnementale, menaces sur les écosystèmes. De plus en plus d’ONG se mobilisent pour dénoncer les conditions d’élevage du saumon, que certains surnomment désormais « le poulet des mers ».
Mais tout de suite, direction l’Espagne, où le premier ministre socialiste Pedro Sánchez se retrouve en grande difficulté après une série d’affaires qui ont terni l’image de son gouvernement. À tel point qu’il pourrait être forcé de convoquer des élections générales avant le terme de son mandat...
Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez sur la sellette après une série de scandales impliquant son parti
Le gouvernement de Pedro Sánchez est-il « K.-O. » ? C’est en tout cas l’avis du quotidien espagnol El País, qui estime dans un récent éditorial que le premier ministre socialiste aura beaucoup de mal à se relever de la série de scandales qui ont éclaboussé son parti ces derniers mois.
Le gouvernement britannique déclare la guerre à la malbouffe. À partir du 5 janvier prochain, toute publicité promouvant des aliments trop gras, trop sucrés ou trop salés sera interdite de diffusion en journée, aussi bien en ligne qu’à la télévision. La restriction prendra fin à 21 heures, heure à laquelle les enfants délaissent généralement les écrans pour aller au lit. La mesure, qui devait entrer en vigueur en janvier 2026, a été anticipée par le secteur publicitaire britannique, qui a progressivement commencé à l’appliquer depuis le 1er octobre.
Du coup, pour la première fois, les téléspectateurs britanniques n’ont pas été abreuvés par les traditionnelles publicités de puddings, chocolats et autres boissons gazeuses à Noël. L’enseigne de supermarchés Waitrose a mis en scène la star britannique Keira Knightley dans un spot romantique où elle reçoit une tarte faite maison par l’homme dont elle tombe amoureuse. Lidl a opté pour une fillette qui choisit des pommes dans le rayon d’un magasin, puis savoure un poulet avec des légumes lors du réveillon de Noël.
Le combat des pouvoirs publics contre l'obésité ne date pas d’hier. Une taxe sur les boissons sucrées a été mise en place en 20
C’est le succès littéraire de cette fin d’année. Avec plus de 100 000 exemplaires écoulés en une semaine, Le Journal d’un prisonnier de Nicolas Sarkozy signe le meilleur lancement éditorial de 2025.
Dans son livre, l’ancien président de la République relate ses vingt jours passés à la prison de la Santé, à la suite de sa condamnation pour association de malfaiteurs dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.
Alors qu’il est en attente de son procès en appel, prévu au printemps prochain, M. Sarkozy a enchaîné les séances de dédicaces dans toute la France. « Je suis impatient de le lire. Quand il a été élu, j'avais deux ans, mais j'aime le lire pour le parcours inspirant qu'il raconte. C'était un homme d’État, le dernier grand chef d’État qu'on ait eu », explique Erwan, jeune étudiant, au micro de France Info.
Comme Erwan, ils sont des centaines d’enthousiastes à faire la queue devant une librairie du 16ᵉ arrondissement parisien pour partager un instant avec l’ancien chef de l’État. Malgré son relatif retrait de la vie politique, Nicolas Sarkozy occupe visiblement une place à part dans le cœur du peuple de droite. Et son court séjour en prison, qu’il a
Saumon : derrière le succès culinaire, un élevage intensif aux graves conséquences écologiques et sanitaires
Le saumon est le poisson le plus consommé par les Français. Selon le ministère de l’Agriculture, près de 28 000 tonnes de saumon frais et plus de 15 000 tonnes de saumon fumé ont été achetées en 2024. Il est même jugé « incontournable » pour les fêtes de fin d’année par 69 % des habitants de l’Hexagone, selon une étude d’un syndicat de producteurs.
Souvent considéré comme un produit sain et naturel, le saumon consommé en France est, dans 98 % des cas, issu de l’élevage. Il faut dire que le secteur a connu une croissance exponentielle ces dernières années. La production mondiale de saumon a triplé en 20 ans. Un développement hors du commun, rendu possible grâce à la multiplication de fermes de saumon pratiquant un élevage intensif. Avec des conséquences sanitaires et environnementales qui sont de plus en plus décriées.
Première grande critique de ce mode intensif de production : la maltraitance animale. « À la base, les saumons sont capables de parcourir de 3 000 à 10 000 kilomètres, et là, on les réduit à tourner en rond pendant deux ans », dénonce Esther Dufaure, cofondatrice de l’ONG Seastemik. « Ils sont empilés comme des poulets en batterie », résume le journaliste Maxime Carsel