Nous évoquerons d'abord les élections présidentielles à Taiwan, où Lai Ching-Te, le candidat décrié par la Chine, a remporté le scrutin, accentuant les tensions déjà palpables entre l'île et le géant communiste, qui n'a toujours pas renoncé à son grand projet de « réunification ». Nous irons sur les pas de la star de la pop, et femme de l’année selon le magazine Time, Taylor Swift, qui s’apprête à débarquer en Europe avec sa tournée de tous les records, The Eras Tour. Direction ensuite, la France, où le président Macron a tenu « son grand rendez-vous avec la Nation », une conférence de presse-fleuve au cours de laquelle il a décliné des propositions, basées sur un retour à l’ordre et à l’autorité, qui visent à réconcilier les Français, et en particulier les jeunes, avec leur pays. Pour finir, nous essayerons de comprendre pourquoi les touristes chinois semblent bouder l'Hexagone et la « Ville Lumière » depuis la fin de la crise sanitaire du Covid.
Mais tout de suite, direction Taiwan, où le résultat des élections présidentielles, qui dénote un fort sentiment indépendantiste, tend les relations, déjà complexes, entre la Chine et la petite île de 23 millions d’habitants.
Un « grave danger ». C’est en ces termes que la Chine a défini Lai Ching-Te, le vainqueur des élections présidentielles à Taïwan, le 13 janvier dernier. Favori des sondages et bête noire du régime de Pékin, le vice-président sortant du Parti Démocrate Progressiste a remporté l'élection avec plus de 40% des voix. Son rival, Hou Yu-Ih, le candidat du Kuomintang, le parti nationaliste de Tchang Kai-chek, favorable au principe d’une unification sur le long-terme avec l’Empire du Milieu, arrive en deuxième position, avec 33,4% des suffrages.
La « question » chinoise a monopolisé la campagne. Lai Ching-Te, figure historique de l'indépendance de l'île, avait toutefois nuancé son propos en amont de l'élection, arguant qu'un processus d'indépendance n'était plus nécessaire. Selon lui, l'île est dotée d'un système politique démocratique propre, elle est donc indépendante de facto. Il prône plutôt un statu quo, suivant la ligne de son parti, déjà au pouvoir, tout en promettant de « protéger Taiwan des menaces et intimidations continuelles de la Chine ». Un argument de poids qui semble avoir convaincu une majorité des 23 millions de Taiwanais, effrayée par la perspective d'une réunification av
Après l'Amérique, c'est au tour de l'Europe. En mai prochain, Taylor Swift donnera le coup d'envoi européen de sa tournée mondiale The Eras Tour, à La Défense Arena de Paris, qui affiche complet depuis des mois. La chanteuse américaine y jouera 4 soirs successifs, devant plus de 140.000 fans. Au total, elle donnera 50 concerts à guichet fermé dans 18 villes européennes. La « swiftmania » s'apprête donc à déferler sur le Vieux continent.
Rappelons que la tournée américaine de la méga star de la pop a engrangé un milliard de dollars de recettes en 2023, record absolu pour une tournée musicale, loin devant le Renaissance Tour de Beyoncé ou la tournée d'adieu d'Elton John, ex-détenteur du record.
Au-delà des recettes directement liées à la vente de tickets, les retombées commerciales pour l'économie américaine, qui ont notamment bénéficié aux secteurs aérien et hôtelier, ont été évaluées à plus de deux milliards de dollars. Une somme colossale qui avait même fait dire au directeur du bureau de la Fed de New York, l’économiste John Williams, qu'il y avait un « effet Taylor » stimulant la consommation aux États-Unis.
Tout semble indiquer que le Eras Tour aura également un effet sur la cr
Chose promise, chose due. Depuis des mois, le président Macron annonçait un imminent « grand rendez-vous avec la Nation ». Cela avait été confirmé par le service de presse du Palais de l'Elysée et repris dans tous les médias du pays. Ce « grand rendez-vous » s'est finalement tenu le 16 janvier dernier, et a pris la forme, plutôt conventionnelle, d'une –longue– conférence de presse, retransmise en direct sur les principales chaînes de télévision du pays.
Les oppositions n'ont pas tardé à moquer l’exercice. Un « interminable bavardage », pour la leader du Rassemblement National et principale opposante au Président, Marine Le Pen. La gauche a trouvé le président « réactionnaire », voire « ringard ». Certains y ont même vu flotter le fantôme du Général de Gaulle. D'autres ont trouvé Macron plus « sarkozyste » que jamais.
Emmanuel Macron, qui s'est fait élire sur le principe du « ni droite, ni gauche », a confirmé, lors de cette conférence, le virage à droite qu'il avait déjà amorcé avec la récente « loi immigration » puis avec la formation du nouveau gouvernement emmené par son poulain Gabriel Attal.
Il a d'ailleurs débuté son intervention en reprenant le slogan de campagne du candidat m
Les Chinois boudent la France. En 2019, juste avant la crise sanitaire, l'Hexagone avait reçu plus de 2 millions de touristes chinois. Ils représentaient alors 3 % du flux total de touristes qui choisissaient la France comme destination et 7% des dépenses. Depuis que la Chine a rouvert ses frontières, en janvier 2023, les acteurs du secteur constatent une baisse significative des touristes provenant de l'Empire du Milieu. À la fin de 2023, les recettes touristiques provenant de Chine atteignaient le milliard d’euros, c’est considérable, mais bien loin des 3,5 milliards d'euros obtenus en 2019.
La Chine est actuellement touchée par une crise économique qui frappe de plein fouet sa classe moyenne émergente et grignote son pouvoir d’achat. C'est justement cette catégorie de population qui est la plus friande des voyages en France, et qui en ce moment réfléchit à deux fois avant de prendre son billet pour Paris.
D’autant que, dans le même temps, les prix de l'aérien ont augmenté d'environ 50%, l’offre de vols entre les deux pays n’ayant jamais retrouvé son niveau d’avant Covid. Depuis l'été dernier, Air France assure 14 rotations hebdomadaires vers la Chine continentale, contre 32 en 20