Direction Tokyo et une affaire embarrassante. Un musée privé a acheté une toile de Van Gogh en 1987, un tableau qui a appartenu à des Juifs allemands, spoliés par les nazis. Aujourd’hui, les héritiers d’un ancien banquier veulent récupérer le tableau.
L’objet du litige est une huile sur toile de 95 cm de long par 73 cm de large. Elle a été peinte à Arles, dans le sud de la France, entre l’été 1888 et janvier 1889, et fait partie d’un ensemble de sept tableaux : Les Tournesols de Van Gogh. Ces œuvres sont aujourd’hui éparpillées à travers le monde : la National Gallery de Londres, la Neue Pinakothek de Munich, le Musée Van Gogh d’Amsterdam, et le Musée Sompo de Tokyo.
L’une des images les plus connues date de 1956. Elle montre une petite fille blanche assise sur un banc, marqué de la consigne « réservé aux Européens ». Sa nounou, elle, est assise en face d’elle, sur un autre banc. Elle est noire et nous sommes dans la banlieue de Johannesburg. La photo a fait le tour du monde tant elle disait si bien l’horreur et l’absurdité de l’apartheid au quotidien. Mais il y en a des centaines d’autres, en couleur ou en noir et blanc, qui immortalisent ce régime répressif : le massacre de Sharpeville en 1960, le procès de Mandela, le soulèvement de Soweto en 1976, lorsque des milliers d'étudiants noirs ont protesté contre la loi du gouvernement d'apartheid, qui rendait la langue afrikaans obligatoire à l'école.
Peter Magubane « a couvert les moments les plus historiques de la lutte de libération contre l’apartheid », a déclaré le gouvernement sud-africain à l’annonce de la mort du plus grand photographe du pays. Peter Sexford Magubane est décédé le 1er janvier 2024, il avait 91 ans. Il laisse derrière lui une vie de militant anti-apartheid et quarante ans de photoreportage.
Rien ne prédestinait le jeune homme d’origine modeste, né un 18 juin 1932 dans une b
Une fois n’est pas coutume. C’est debout, dans les jardins de l’Élysée, que le président de la République a, cette année, prononcé ses vœux aux Français. En ce 31 décembre au soir, Emmanuel Macron est revenu sur les principaux défis de l’année passée et a glissé l’importance de retrouver le plein emploi dans le pays. Sans pour autant insister sur le sujet. Il n’empêche que, dès le lendemain matin, on apprenait la création de… France Travail. Une appellation qui tient du programme !
Cette structure est chargée de coordonner tous les acteurs de l’emploi. C’est-à-dire, s’assurer, d’un côté, que les demandeurs d’emploi aient bien accès à toutes les offres et les sanctionner. Avec ce nouvel instrument, les chômeurs vont, en effet, signer un « contrat d’engagement » dans lequel ils promettent de tout faire pour retrouver du travail. Sous peine de radiation et donc de suppression des allocations. De même, avec ce nouveau système, les deux millions de bénéficiaires des minimas sociaux – un peu plus de 400 euros par mois – seront désormais tenus d’effectuer au moins quinze heures de travail d’intérêt général par semaine. Les entreprises, de l’autre côté, devraient pouvoir se connecter à une
La décision est arrivée in extremis. Le 5 janvier, la ministre de la Culture est finalement intervenue pour suspendre la démolition d'un site historique, le laboratoire de Marie Curie, au cœur du magnifique 5e arrondissement de Paris. Il était temps. La superbe bâtisse, également nommée Pavillon des Sources, devait être rasée le 8 janvier.
Construit sur la montagne Sainte-Geneviève, au cœur du Quartier latin, l’Institut Curie se compose de trois pavillons édifiés en 1914. Le pavillon Curie, où se trouvait le laboratoire de physique et de chimie, le pavillon Pasteur, qui abrite un laboratoire de biologie et de radio-physiologie, et le pavillon des Sources, où les matières radioactives employées par Pierre et Marie Curie étaient stockées et purifiées. Ce bâtiment en briques a été placé au milieu d’un jardin créé en 1912 par Marie Curie. Elle y avait fait planter des tilleuls, des rosiers et des platanes dont elle aimait prendre soin elle-même.
Marie Curie est un monument national. Première femme docteur en sciences physiques, en 1903, elle a obtenu, avec son mari, Pierre, et Henri Becquerel, le prix Nobel de physique pour la découverte de la radioactivité naturelle. En 1911, cette sci
Le 2 janvier dernier, le magazine féminin et grand public Madame Figaro lui a consacré un beau et long portrait. Une première pour cette femme qui fait plutôt des apparitions dans la presse économique extrêmement sérieuse ou, pire encore, dans les journaux hyper-spécialisés sur l’aéronautique. Autant dire que jusqu’à présent le grand public n’avait jamais entendu parler d’elle. Et on se demande bien pourquoi alors qu’Hélène Huby est, nous dit-on, l’équivalent au féminin d’Elon Musk.
Ou plus exactement : c’est « The Exploration Company », la start-up qu’elle a cofondée en juillet 2021, qui est comparée à SpaceX, l’entreprise du magnat américain. Car comme celle de Musk, la société de Huby est la seule entreprise privée à ouvrir l'espace aux vols et séjours commerciaux. SpaceX se spécialise sur les vols avec passagers, tandis que « The Exploration Company » se focalise sur le fret. À ce stade, la société française développe et fabrique des engins spatiaux qui répondent aux besoins logistiques des stations spatiales situées autour de la Terre et de la Lune. Ce marché devrait croître de 400 % au cours des huit prochaines années. Au printemps prochain, une première capsule, baptisée Nyx