But dans les arrêts de jeu ! C'est l'expression footballistique qui pourrait résumer l'accord in extremis qui a été trouvé lors de la COP 28 à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis. La 28ème Conférence des Nations-Unies sur le climat et le changement climatique a même dû jouer les prolongations et s'est terminée deux jours plus tard que prévu pour permettre aux pays de tomber d'accord sur une déclaration finale qui, pour la première fois, admet la responsabilité des énergies fossiles dans le réchauffement climatique.
« Tronçonneuse, tronçonneuse !» C'est le cri surprenant que la foule scandait le 10 décembre dernier lors de la cérémonie d'investiture du nouveau président argentin, Javier Milei, face au Congrès de la Nation, à Buenos Aires. Une référence au symbole de campagne de l'économiste ultralibéral qui promettait de faire des coupes sans précédent dans le budget de l'État, s'il était élu. Milei a enfoncé le clou lors de son discours d'investiture devant un groupe de dignitaires internationaux, dont le Roi d’Espagne Philippe VI et le président Ukrainien Volodymyr Zelenski, en répétant : « il n'y a pas d’argent ».
Alors qu’il annonçait une rupture avec toutes les politiques du passé, il a finalement nommé au poste-clé de ministre de l'Économie Luis Caputo, homme de confiance et ministre des Finances de l'ancien président conservateur Mauricio Macri. Caputo, qui vient de la banque privée, fut un temps surnommé « le Messi de la finance ». Jusqu'à ce qu’il soit tenu responsable du prêt de 57 milliards de dollars que le FMI avait alloué à l'Argentine à la fin du mandat de Macri et qui avait fait exploser la dette multilatérale du pays.
Cette nomination a surpris, Milei ayant passé son temps à c
« Je lâche Macron». Daniel Cohn-Bendit n'a pas l'habitude de mâcher ses mots et il le prouve, une fois encore, pour annoncer qu'il met fin au soutien, parfois critique, qu'il accordait à Emmanuel Macron depuis sa première élection présidentielle de 2017.
Il est loin le temps où « Dany le Rouge » menait la lutte étudiante de Mai 68 et voulait renverser le capitalisme. Reconverti depuis à l'écologie politique et ardent défenseur d'une Europe fédérale, Daniel Cohn-Bendit a occupé un mandat de député européen de 1994 à 2014, et a co-présidé le groupe Vert au parlement européen de Strasbourg.
Tournant le dos à sa propre famille politique écologiste, il avait créé la surprise en 2017 lorsqu'il avait appelé à voter Emmanuel Macron. Il avait été séduit par la capacité intellectuelle, les méthodes disruptives et l'innovation politique « ni gauche-ni droite » que représentait alors le futur président. Mais, 6 ans plus tard, Cohn-Bendit, qui n'est plus à un revirement près, vient d'annoncer qu'il prenait ses distances avec le macronisme et qu’il soutiendrait la liste du socialiste Raphaël Glucksmann en vue des élections européennes de 2024.
Profondément déçu, Daniel Cohn-Bendit considère que
C'est à partir de 1930 que la bande dessinée Tintin au Congo commence à être publiée sous la forme d'un feuilleton dans la revue Le Petit Vingtième. L'année suivante, l’album est édité en un unique volume.
Une deuxième version, colorisée cette fois, est publiée en 1946. Sur sa couverture, Tintin apparaît au volant d'une voiture, accompagné d'un jeune africain. C'est cette version qui est passée entre les mains de générations de fans du reporter à la célèbre houpette. Cette deuxième édition intègre des modifications qui prennent en compte le processus de décolonisation qui bouleverse alors le monde. On y voit notamment Tintin y enseigner les mathématiques à une classe de jeunes africains alors que dans la version originale de 1930, il leur apprenait : « votre patrie : la Belgique ! ».
Malgré la réédition de 1946, la polémique qui entoure Tintin au Congo ne s’est jamais éteinte. La représentation des Africains par Hergé est jugée caricaturale, raciste. Face à un Tintin qui représente le courage et le savoir, on découvre des Congolais lâches, paresseux, et qui parlent même moins bien que le chien Milou… Jusqu'à la fin de ses jours, Hergé s'est justifié en affirmant qu'il n'était pas ra
« Un Tour de France de l'impressionnisme ». C'est en ces mots que la ministre de la Culture Rima Abdul Malak a résumé l'ambitieux dispositif qui sera mis en place en 2024 pour célébrer les 150 ans du mouvement artistique né à la fin du XIXème siècle.
On considère que l'acte fondateur du mouvement impressionniste fut l'exposition organisée par une trentaine de peintres dans l'atelier du photographe Félix Tournachon, dit Nadar, en 1874. À cette époque, cela fait déjà quelques années qu'un groupe d'artistes, parmi lesquels Manet, Monet, Renoir ou encore Pissarro, révolutionne la peinture à coup de petites touches colorées et lumineuses. Ils ne vendront qu'une dizaine de toiles sur les 168 présentées lors de cette première exposition. Mais un mouvement qui bouleversera l'histoire de l'art vient de naître.
150 ans après, le musée d'Orsay, qui abrite la plus vaste collection d'œuvres impressionnistes au monde, donnera à cet anniversaire exceptionnel une dimension nationale. Pas moins de 178 œuvres du musée voyageront aux quatre coins de la France pour être prêtées à une trentaine de musées de province, et même en outre-mer, sur l'île de la Réunion, et à Rome.
Les tableaux prêtés entreron