Commençons par diriger nos regards vers Moscou. Vladimir Poutine a annoncé des élections présidentielles en mars prochain mais il ne veut aucune concurrence. Alors, à quoi bon aller voter ?
Surtout ne prendre aucun risque, même minime. Surtout ne pas soulever le moindre espoir. Surtout ne pas contrarier le Kremlin et son maître absolu, Vladimir Poutine. Voilà autant de raisons qui expliquent que le 23 décembre dernier, Ekaterina Dountsova, journaliste et militante pour la paix, n’a pas pu faire enregistrer sa candidature aux élections présidentielles du 17 mars prochain. En effet, la commission électorale centrale russe lui a dit que son dossier comportait des documents avec un certain nombre d’erreurs. La présidente de la Commission, Ella Pamfilova, comme rapporte le correspondant du Monde à Moscou, a même cru bon d’ajouter : « Vous êtes une jeune femme, vous avez la vie devant vous ». Et, afin de tuer définitivement tout esprit de rébellion, elle a aussi cru bon de préciser que la candidature de cette ex-élue municipale avait été rejetée à l’unanimité. Ekaterina Dountsova représente-t-elle un tel risque ? Qui sait.
Ce sera donc le 5 janvier à 11 heures. Là, sur l’immense esplanade des Invalides, le président de la République, entouré des plus hautes figures politiques françaises, rendra un « hommage national » à Jacques Delors. Ce grand homme d’État est mort le 27 décembre dernier, à son domicile parisien. Il avait 98 ans. « Inépuisable artisan de notre Europe », comme l’a qualifié Emmanuel Macron, Delors –apôtre de la construction européenne et père de l’euro– est aussi un exemple de la morale et de la probité en politique. Pour bien comprendre qui est cet homme singulier, il faut revenir aux origines de son engagement.
Tous les médias le soulignent : Jacques Delors est un socialiste et un chrétien. « Profondément chrétien, vivant sa foi au quotidien, sans ostentation », souligne Le Figaro. Il plaçait l'être humain au centre de ses engagements, vivait modestement et travaillait beaucoup en étant à l’écoute des opinions divergentes. Ce qu’il n’a pas manqué de rencontrer au cours de sa longue carrière politique.
Jeune, Jacques Delors rêvait de devenir journaliste, cinéaste ou –pourquoi pas ?– grand couturier. Mais cet élève doué, passé par la Banque de France, se fera surtout connaître du gran
Il y a un peu plus d’un mois, le 30 novembre 2023 très exactement, un sondage confirmait ce que les observateurs présentaient : dix-huit mois après sa réélection, le lien entre les Français et Emmanuel Macron est totalement distendu. Selon le baromètre Verian, ils sont, en effet, 67 % à ne plus lui faire confiance pour résoudre les problèmes du pays. Pire, Renaissance, le parti du chef de l’État, ne dispose pas de la majorité à l’Assemblée nationale pour faire voter ses textes. Et il ne peut compter sur aucune autre formation – ni celles de droite, ni celles de gauche – pour élargir cette majorité. Résultat : Macron est coincé, alors qu’il lui reste trois ans à gouverner. Et des candidats à la prochaine élection présidentielle qui piaffent d’impatience. C’est dans ce contexte très difficile qu’il a annoncé vouloir organiser « un grand rendez-vous » avec les Français au début de l’année 2024. On n’en sait pas plus, car le mystère est savamment entretenu sur ce qu’il voudrait nous annoncer.
Des conseillers affirment cependant en off que Macron va donner un « nouveau cap » auquel il est en train encore de réfléchir. D’ailleurs, il a réuni à plusieurs reprises quelques ministres autour
La crise du Covid a réveillé la France. L’Hexagone a beau être classé septième puissance économique mondiale, il souffre de fortes pénuries dans de nombreux secteurs stratégiques dont les énergies de demain. Cette salutaire prise de conscience, il y a quatre ans, a entraîné un tournant industriel : désormais, nous allions recommencer à produire du « Made in France » tout en sortant des énergies fossiles. C’est le plan « France 2030 ».
Depuis 2020, le pays a donc implanté, dans le nord, des méga-usines de fabrication de batteries, il a lancé des projets photovoltaïques et commence à développer la production d'hydrogène naturel. Mais, comme le rappelle le ministère de l’Industrie dans Le Figaro, « toutes les technologies de la transition font appel à des métaux critiques : lithium, cobalt, nickel, titane, ou même cuivre et aluminium. On ne peut pas dépendre à 100 % de l'extérieur pour nos approvisionnements, si on veut avoir une certaine forme de souveraineté. Il faut exploiter les richesses du sous-sol français. » Nous allons donc rouvrir des mines sur le territoire.
La France possède, apparemment, de gros gisements d’hydrogène dans l’est du pays, dont l’exploitation va bientôt débu