Mais tout de suite, direction le Sénégal, où le calme semble être revenu après que le Conseil Constitutionnel ait invalidé le report des élections présidentielles voulu par le Président au pouvoir.
Le Conseil constitutionnel sénégalais vient de trancher. Après des semaines de crise politique et institutionnelle, inédite dans un pays souvent perçu comme un modèle de démocratie en Afrique de l'Ouest, les « sages » ont rejeté un projet de loi permettant le report de l'élection présidentielle.
Un camouflet pour le président au pouvoir, Macky Sall, promoteur de ce report, qui lui permettrait de se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel, mais aussi pour le parlement, qui avait approuvé cette décision, malgré les manifestations spontanées réunissant des milliers de Sénégalais indignés par ce « coup d’État institutionnel ». Des manifestations qui avaient été violemment réprimées par les forces présidentielles, faisant au moins trois morts et des dizaines de blessés.
Tout a commencé au début du mois lorsque Macky Sall avait annoncé, dans un discours télévisé solennel, qu’
Le scrutin législatif du 10 mars prochain met le Portugal sous tension. Suite à la démission du premier ministre socialiste Antonio Costa sur fond de corruption présumée, le président Marcelo Rebelo De Sousa a décidé de convoquer des élections anticipées, deux ans seulement après les dernières législatives, qui avaient vu le triomphe du Parti socialiste.
Le président, de centre-droit, aurait pu nommer un successeur socialiste au premier ministre démissionnaire et garantir ainsi une relative continuité politique. Il choisit de rebattre les cartes du pouvoir avec de nouvelles élections, non sans arrières pensées. Il espère bien que son parti, le Parti social-démocrate (PSD), puisse cette fois l'emporter sur les socialistes et mettre fin au système de cohabitation institutionnelle, une situation dans laquelle Président et Premier ministre appartenaient à deux couleurs politiques opposées. Y
Le droit du sol, qui permet à un enfant né en France d'obtenir la nationalité française, a souvent été malmené ces dernières années. De nombreux gouvernements, soucieux de satisfaire une opinion publique sensible aux questions migratoires, ont presque tous essayé de le modifier afin de rendre plus difficile l'obtention de la nationalité française pour les enfants de couples étrangers vivant sur le territoire français.
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin vient de passer à la vitesse supérieure. Il a annoncé, il y a quelques jours, une révision constitutionnelle qui supprimerait purement et simplement le droit du sol sur le département français d'outre-mer Mayotte. Depuis, cette petite île de 300.000 habitants perdue dans l'océan Indien se trouve au cœur des débats politiques qui agitent Paris.
À l'origine de cette décision, la crise migratoire que traverse actuellement l'île. Bien
C'est le seul politique qui apparaît dans le top 50 des personnalités préférées des Français. Le classement, dressé annuellement par Le Journal du Dimanche, confirme la percée médiatique du bras droit de Marine Le Pen, Jordan Bardella.
Le jeune homme de 28 ans, au physique propre sur lui, à mi-chemin entre jeune premier et gendre idéal, a pris les rênes du Rassemblement National, le parti d'extrême droite de Marine Le Pen en 2022, avec la bénédiction de celle-ci. Avec son verbe clair et son discours radical mais posé, il est devenu, en quelques mois, le « chouchou » des Français.
Omniprésent sur les chaînes d'information en continu et les réseaux sociaux, Bardella touche des catégories de la population que Marine Le Pen a généralement du mal à atteindre, jeunes et universitaires des zones urbaines en tête. Une nouveauté dans un parti traditionnellement porté par la classe ouvrière, la Fr
Peu d'hommes politiques français auront autant marqué leur époque. S'il était en retrait de la vie politique depuis longtemps, la mort de Robert Badinter, survenue le 9 février dernier, a ému la France entière, qui voyait en lui un homme ayant eu le courage de s'attaquer à des réformes judiciaires qui allaient transformer de manière définitive la société.
Ministre de la Justice sous la présidence de François Mitterrand de 1981 à 1986, Badinter a mieux que personne incarné les promesses humanistes du premier Président socialiste de la Cinquième République : l’abolition de la peine de mort et la dépénalisation de l’homosexualité.
Dès son arrivée au pouvoir, le Président Mitterrand charge son Garde des Sceaux - autre nom donné au ministre de la Justice en France - de livrer la bataille parlementaire en faveur de l’abolition de la peine capitale. Badinter, marqué par la condamnation à mort de