Nous commençons en France, bien sûr, où Emmanuel Macron vient d’être réélu président.
Près de 50 millions de Français étaient appelés, le 24 avril, à faire leur choix au second tour de l’élection présidentielle entre un nouveau mandat pour le centriste Emmanuel Macron et Marine Le Pen, la candidate populiste d’extrême droite.
Emmanuel Macron l’a emporté avec une majorité confortable – 58,5 % des voix – sur 41,5 % obtenus par Marine Le Pen.
Sans doute, beaucoup se sentent soulagés par ces résultats, mais un autre élément est particulièrement significatif : 28 % des électeurs se sont abstenus, soit 3 % de plus qu’en 2017, signalant la participation la plus basse depuis 20 ans. C’est ce que plusieurs représentants de l’Union populaire, la coalition invoquée dans les derniers moments de la campagne par Jean-Luc Mélenchon, se sont empressés de souligner : selon eux, une majorité de Français ne voulaient pas d’un duel entre Macron et Le Pen et ont voté contre celle-ci, plutôt que pour celui-là.
Jean-Luc Mélenchon lui-même est allé plus loin. Macron, a-t-il dit, a été « mal élu » et, avec lui, c’est la « monarchie présidentielle qui survit, par défaut ». Avec 22 % des voix obtenues au premier tour, le candidat de la France insoumise avait manqué de justesse sa place au secon
En raison du strict confinement imposé à Shanghaï par les autorités chinoises, les résidents français de cette ville n’ont pas pu voter au premier tour de l’élection présidentielle, le 10 avril dernier.
Ses tentatives répétées d’obtenir les permissions nécessaires ayant échoué, l’ambassade de France en Chine a communiqué aux 4 622 électeurs inscrits sa décision de ne pas ouvrir les bureaux de vote de Shanghaï, citant les « circonstances exceptionnelles que sont l’impossibilité officielle de se déplacer et les conséquences auxquelles s’exposent nos compatriotes du fait des mesures prises par les autorités locales ».
Fin mars, après des semaines passées à essayer de contrôler un foyer du variant Omicron du coronavirus avec des mesures ciblées, les autorités chinoises ont décidé de confiner toute la ville. Shanghaï, avec ses 25 millions d’habitants, est d’ailleurs loin d’être un cas isolé. Confrontée à la pire résurgence de Covid-19 depuis deux ans, la Chine a refermé des villes entières. On estime à 373 millions, soit un quart de la population, réparti dans 26 des 31 provinces chinoises, le nombre de personnes soumises à l’une ou l’autre forme de confinement. On peut imaginer les retom
Dans l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle, plus d’un millier de militants du mouvement Extinction Rebellion, venus de la France entière, ont investi les alentours de la porte Saint-Denis, dans le centre de Paris, afin de dénoncer l’« inaction climatique dangereuse » des dirigeants et de proposer un futur « vivable et juste pour tous ».
Le 16 avril, sur les boulevards Saint-Denis et de Bonne Nouvelle, on pouvait voir flotter des dizaines de drapeaux jaunes, verts, bleus et rouges arborant le logo reconnaissable de « XR » : un sablier à l’intérieur du cercle de la Terre, peint en noir. Les rues avaient été bloquées par des bottes de foin et les « rebelles », comme ils se surnomment, étaient attachés ensemble par des « arm-locks » leur maintenant les bras, ou encore assis, méditant face aux forces de l’ordre massées autour de l’action. Des concerts et des discussions devaient se poursuivre pendant trois jours, transformant l’espace public en une sorte d’agora citoyenne.
Pour ce mouvement de désobéissance civile non violente lancé en 2018 au Royaume-Uni et qui revendique plus de 100 000 militants dans 70 pays, il s’agissait de contrer la quasi-absence du climat dans les médias
Le gouvernement britannique a annoncé, jeudi 14 avril, la signature d’un accord avec le Rwanda pour transférer dans ce pays d’Afrique centrale les personnes qui traversent la Manche « illégalement », selon les autorités britanniques, c’est-à-dire : en bateaux pneumatiques ou cachés dans des camions. Ces personnes, venues chercher asile au Royaume-Uni, seront hébergées au Rwanda, à 6 400 kilomètres des côtes britanniques, où leurs demandes seront examinées. Si le statut de réfugié leur est accordé, ce sera pour rester au Rwanda, et non revenir au Royaume-Uni.
La mesure a été aussitôt dénoncée par les ONG d’aide aux réfugiés et les groupes de défense des droits humains comme étant inhumaine et en violation des accords internationaux sur les réfugiés. On craint en outre qu’elle encourage d’autres pays à faire de même.
Si elle est mise en œuvre, elle signifie un durcissement de la politique d’immigration défendue par le gouvernement de Boris Johnson, une politique inhérente au mouvement vers le Brexit, lorsque le premier ministre s’était engagé à « reprendre le contrôle » des frontières.
Pour la justifier, Boris Johnson a choisi de mettre en avant la lutte contre les passeurs « qui engend
Les joueurs et joueuses de tennis russes et biélorusses seront exclus de l’édition 2022 de Wimbledon en réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, a annoncé le 20 avril la direction du tournoi londonien.
Dans leur communiqué, les organisateurs ont invoqué l’agression militaire injustifiée et sans précédent rendant inacceptable le moindre bénéfice que le régime russe pourrait tirer de la participation de ces athlètes. « Nous reconnaissons que cette décision est dure pour les personnes individuellement affectées, et c’est avec tristesse qu’ils vont souffrir des actes des dirigeants russes », a ajouté Ian Hewitt, le président de l’All England Club, qui accueille l’épreuve.
La décision altérera de manière significative la composition du tournoi car dix-sept des joueurs et joueuses les plus haut classés, dont le numéro 2 Daniil Medvedev, sont russes ou biélorusses.
L’exclusion s’étend à l’ensemble des tournois sur gazon de cet été en Grande-Bretagne qui, eux, sont sous l’égide de l’ATP (Association of Tennis Professionals). Cette organisation, ainsi que la WTA (Women’s Tennis Association) ont qualifié d’injuste et d’injustifiée la décision prise par Wimbledon. Selon ces organisations