Ça n’était plus arrivé depuis 30 ans. La France a de nouveau une femme à la fonction de premier ministre trois decennies après Edith Cresson en 1991-1992. Plus de trois semaines après sa victoire au second tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron a donc nommé… Élisabeth Borne.
C’est l’un des enseignements du cycle électoral français en cours : la gauche s’unit. À l’issue du second tour de l’élection présidentielle, qui a vu la victoire du président, Emmanuel Macron, la France Insoumise, emmenée par le tribun et troisième homme du scrutin, Jean-Luc Mélenchon, a réussi à fédérer le parti socialiste, le parti communiste, les verts représentés par Europe Ecologie, Les Verts dans une nouvelle coalition dénommée NUPES, pour Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale.
La NUPES est un fait majeur de ce dernier quart de siècle de vie politique française. Pour la première fois en trente ans, ces quatre formations de gauche vont présenter des candidatures communes dans 500 circonscriptions pour les élections législatives de la mi-juin. Objectif : obtenir une majorité, et peser face au président Macron, réélu pour cinq ans.
Cette nouvelle union de la gauche peut-elle réussir ce coup de force électoral ? La configuration du scrutin, à deux tours, et une qualification au second tour pour tout candidat ayant obtenu 12,5% des inscrits, rendent délicate l’accession au pouvoir à la chambre basse du Parlement français. Les politologues estiment que cela relèverait du pro
Après trois années de plongée dans un enfer fait de crises économiques et financières, de paralysie politique, de l’explosion du port de Beyrouth, un dimanche de mi-mai est venu donner un peu de baume au cœur. Car voilà, en ce dimanche 15 mai 2022, les Libanais ont pu voter dans le calme. Les premiers résultats apportent quelques surprises porteuses d’espoir : 13 candidats issus des forces du changement, opposés au système clientéliste qui cause la ruine du pays, font leur entrée au Parlement. Du jamais vu.
Tout comme est inédite la perte de majorité pour le bloc dominant au pouvoir, le Hezbollah et ses alliés du parti du président Michel Aoun. Les électeurs qui sont allés voter les ont sanctionnés.
Les Libanais ont pu faire vivre leur démocratie, user de leur liberté d’expression, animer la pluralité politique dans une région où règnent les dictateurs. Où les oppositions sont réprimées avec férocité et violence. Autant de bonnes nouvelles, et c’est ce qu’on appelle en français « voir le verre à moitié plein plutôt que vide ». Autrement dit, voilà pour le côté positif.
Car, les autres leçons à tirer ne sont pas réjouissantes. Le constat reste alarmant : les crises liées à la flambé
C’est une double décision historique. En déposant ensemble leur dossier de candidature à l’OTAN, la Finlande et la Suède rompent avec leur statut de neutralité, observé depuis des décennies. La guerre menée par la Russie en Ukraine a précipité les deux pays nordiques dans les bras de l’Alliance atlantique.
En soit, ces deux candidatures sont une révolution. Une rupture historique pour les deux pays concernant leur politique stratégique de défense. Pendant deux cents ans, la Suède avait opté pour une politique de neutralité héritée de la fin des guerres de Napoléon. Stockholm n’a plus été en guerre depuis 1814. À l’époque, contre la Norvège. Pour la Finlande, le conflit ukrainien a ravivé le spectre de la menace russe et de douloureux souvenirs liés à la période soviétique. Lors de la Seconde Guerre mondiale, l’URSS avait en effet envahi la Finlande. Le pays avait alors résisté, mais fut contraint à un armistice, et à observer pendant des décennies un statut neutre. C’est ce qu’on a appelé la « finlandisation ».
La récente guerre en Ukraine a donc convaincu les Finlandais qu’ils pouvaient être les prochains sur la « liste de Poutine ». Avec 1340 km de frontière commune avec la Russie
Montrer le monde tel qu’il est, et en redevenir le centre. Après deux années marquées par la pandémie de Covid, et l’absence de stars, le plus glamour des festivals de cinéma au monde, le festival de Cannes, fait un retour en force.
Certes, la Croisette a décollé avec Tom Cruise et « Maverick », la suite de « Top Gun », trente ans après « Horizons Lointains » de Ron Howard. Mais, en réalité, c’est bien la guerre en Ukraine qui bouleverse cette 75ème édition. Comme à son habitude depuis le début de la guerre, le président Ukrainien se déploie sur tous les terrains pour occuper l’espace médiatique, y compris… à Cannes. Sur grand écran, à la cérémonie d’ouverture, Volodymyr Zelensky n’a pas manqué de dénoncer les atrocités de la guerre de la Russie en Ukraine.
Un cri d’alerte repris en écho par un artiste russe dissident, et sélectionné à Cannes : Kirill Serebrennikov. Le réalisateur a enfin pu fouler le tapis rouge. Car jusqu’à présent, Moscou tenait sous bonne garde le scénaristes et homme de théâtre. L’an dernier, il était assigné à résidence à Moscou pour une obscure affaire de détournement de fonds qui ressemblait fort à un procès politique. Il n’a jamais voulu fuir, et a attendu q