Tout de suite, on regarde du côté de la France. Le second tour des élections législatives avait lieu ce dimanche. La formation d’Emmanuel Macron s’est imposée, mais elle perd sa majorité absolue. Pour pouvoir faire passer ses réformes, le président va devoir négocier…
Son second mandat de président de la République vient à peine de commencer, mais Emmanuel Macron apparaît déjà affaibli. Dimanche soir, les résultats du second tour des législatives sont venus confirmer les craintes nées au soir du premier tour : Ensemble, la formation du président, a certes gagné, mais elle échoue à obtenir la majorité absolue. Avec 245 élus, elle se retrouve loin des 289 sièges nécessaires pour gouverner en solitaire. Le scrutin, marqué par une abstention à près de 54%, a débouché sur une configuration inédite de l’Assemblée nationale. La coalition de gauche, la Nupes, devient première force d’opposition, avec 142 députés. Rassemblement National, le parti d’extrême-droite de Marine Le Pen, en obtient 89. C’est, tout simplement, le meilleur résultat de son histoire.
La photo a fait les délices des médias et des réseaux sociaux. Installés autour d’une table, un peu à l’étroit dans une salle aux rideaux tirés, on y voit les dirigeants des trois premières puissances de l’Union européenne. Le chancelier allemand Olaf Scholz, le président français Emmanuel Macron et le président du Conseil des ministres italien Mario Draghi sont souriants, malgré leurs traits tirés. L’instantanée a été prise jeudi 16 juin, au petit matin, dans un endroit entre la frontière polonaise et Kiev. Les trois hommes venaient de passer la nuit dans un train qui les emmenait dans la capitale ukrainienne. Ils étaient accompagnés par le président de la Roumanie, Klaus Iohannis, absent sur la photo.
Ce n’est pas la première fois que des dirigeants se rendent en Ukraine. Le premier ministre britannique, Boris Johnson, les dirigeants de l’Union européenne Charles Michel et Ursula von der Leyen ou encore le premier ministre espagnol Pedro Sanchez ont déjà fait le déplacement. Mais celui de la semaine dernière n’en demeure pas moins hautement symbolique, parce qu’il s’agit de responsables politiques qui, à l’exception de Iohannis, ont jusqu’à présent été mesurés face à l’invasion r
Dans quelques jours, l’une des pages judiciaires les plus douloureuses de l’histoire récente de la France va se refermer. Mercredi prochain, le 29 juin, nous connaîtrons l’épilogue du plus long procès de la justice française : celui des attentats de Paris et Saint-Denis du 13 novembre 2015. Ce soir-là, des attaques terroristes contre la salle Bataclan, le Stade de France et plusieurs bars parisiens avaient fait 130 morts. Depuis début septembre, 20 accusés sont jugés pour leur responsabilité dans ces tueries. Neuf mois plus tard, le verdict est sur le point de tomber.
La dernière ligne droite de ce procès fleuve a été marquée par le long réquisitoire de l’accusation. Commencé mercredi 8 juin, il a duré trois jours, jusqu’au vendredi 10 juin. Une longueur extraordinaire, comme pour mieux souligner l’exceptionnalité de l’audience qui s’est tenue à la cour d’assises spécialement habilitée dans le Palais de Justice de Paris. Pendant trois jours, donc, les trois avocats généraux du Parquet national antiterroriste ont détaillé et reconstitué le film de ces attentats : leur préparation, leur exécution et l’enquête qui a suivi.
Ce n’était pas facile. L’instruction a duré plus de quatre ans
Travailler moins sans baisse de salaire : ça vous intéresse ? Quinze ans après le slogan « Travailler plus pour gagner plus », popularisé en France par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne électorale, la mode a changé. Un peu partout dans le monde, le débat sur la semaine de quatre jours –au lieu de cinq– est dans l’air du temps. Le principe est simple : réduire d’une journée la semaine de travail, sans modifier le salaire ni les avantages des employés, mais sans baisser non plus la productivité. Au Royaume-Uni, un projet pilote a été lancé début juin. Pendant six mois, 3.300 employés de 70 entreprises vont raccourcir leurs horaires. Peu importe qu’ils exercent dans les services financiers, dans la restauration ou dans l’industrie : leur semaine de travail sera plus courte.
Cet essai grandeur nature est supervisé par des chercheurs des universités d’Oxford et de Cambridge, et par le Boston Collège américain. L’objectif est de mesurer les effets de la semaine de travail réduite sur les salariés, la productivité de l’entreprise et l’économie en général. L’expérience britannique n’est pas la seule à être menée actuellement. En Espagne, le gouvernement a débloqué 50 millions d’euros
Après deux ans d’absence, le Hellfest a fait son retour le week-end dernier. Le célèbre festival de musique métal et rock qui se tient à Clisson, dans l’ouest de la France, donne habituellement le coup d’envoi des grands rendez-vous musicaux de l’été. Cette année, après l’annulation des éditions 2020 et 2021, il n’a pas dérogé à la règle. Et pour marquer le retour des grandes scènes en plein air, les organisateurs du Hellfest ont voulu faire durer le plaisir : trois jours de concerts le week-end dernier… et quatre de plus, à partir de demain ! Une double édition, donc, avec des groupes comme Metallica, Guns ’n Roses, Scorpions, Ghost ou encore Bad Religion en têtes d’affiches.
Selon l’organisation, plus de 400.000 spectateurs sont attendus au Hellfest. Un engouement qui reflète l’envie des passionnés de musique de retrouver les grands festivals estivaux. Car l’attente a été longue : il y a d’abord eu l’été 2020, l’époque de la paralysie complète de la vie culturelle, avec des confinements et des restrictions très sévères. L’arrivée du vaccin contre le coronavirus, en janvier 2021, avait laissé espérer que l’été de cette année-là serait à peu près normal. Mais ça n’a pas été le cas,