Nous commençons aux États-Unis avec l’annulation par la Cour suprême de l’arrêt Roe v. Wade sur le droit à l’avortement.
Cela fait presque cinquante ans que la droite chrétienne la plus conservatrice manifestait, élaborait des stratégies et priait. Un vendredi de juin, son rêve s’est finalement réalisé.
Remettant en cause un droit acquis il y a un demi-siècle, la Cour suprême des États-Unis a décidé, le 24 juin, d’annuler l’arrêt Roe v. Wade qui autorisait le recours à l’avortement dans l’ensemble du pays. Si, depuis 1973, cet arrêt faisait l’objet d’un assaut méticuleux et richement financé, ce sont les trois nominations de magistrats effectuées sous la présidence de Donald Trump qui ont bouleversé l’équilibre de la Cour suprême et ouvert la voie à ce revirement.
L’action, depuis onze années, du gouvernement américain contre Julian Assange continue et s’est récemment intensifiée. Le 17 juin, la ministre britannique de l’Intérieur, Priti Patel, a approuvé la demande d’extradition du fondateur de Wikileaks aux États-Unis où il est poursuivi pour la publication de milliers de documents classifiés révélant l’étendue de la corruption, des mensonges et des crimes de guerre commis par les autorités états-uniennes et britanniques notamment en Irak et en Afghanistan.
Accusé d’espionnage, Assange risque 175 ans de prison. Wikileaks a immédiatement annoncé son intention de faire appel.
Le cas est long et compliqué.
En 2010 a lieu la publication par Wikileaks d’un nombre massif de documents transmis par Chelsea Manning, une analyste militaire de l’armée américaine. Une vidéo de l’armée montrant un groupe de civils, dont deux photographes de l’agence Reuters, tués par un hélicoptère lors d’un raid aérien à Bagdad devient virale et rend Wikileaks mondialement célèbre. Ces fuites sont bientôt suivies par d’autres : en particulier, plus de 250 000 câbles diplomatiques contenant des analyses confidentielles, et souvent embarrassantes, par des dirigeants mondi
Au cours d’une cérémonie officielle le 20 juin, le gouvernement belge a rendu à la famille de Patrice Lumumba et à la République démocratique du Congo une dent du premier dirigeant de l’ex-colonie belge devenue indépendante en 1960.
Patrice Lumumba avait été assassiné en 1961 par des séparatistes katangais et des mercenaires belges. La dent en or est tout ce qui subsiste de sa dépouille, qui fut aussitôt démembrée puis dissoute dans de l’acide. Elle avait été longtemps conservée comme souvenir par un policier belge ayant participé à la disparition du corps, avant d’être saisie chez sa fille, en 2016. Elle a été restituée dans un coffret aux membres de la famille et sera officiellement inhumée dans un mémorial à Kinshasa à l’issue de trois jours de deuil national.
Figure charismatique du mouvement panafricaniste, Lumumba avait joué un rôle décisif dans la lutte du Congo pour l’indépendance. Mais moins d’un an après avoir été démocratiquement élu, il devenait victime de la politique de la guerre froide et de luttes de pouvoir à l’intérieur du nouvel État où des groupes rebelles dans la province riche en minéraux du Katanga voulaient faire sécession. Les dirigeants occidentaux craignai
Dans une expérience bien connue, on donne le choix à un enfant soit de manger un bonbon tout de suite, soit d’en recevoir un second s’il résiste quelques minutes. Son cerveau doit choisir entre un plaisir immédiat et un plus grand plaisir, mais différé. La plupart des enfants se jettent sur la première option car ils ne peuvent résister à l’attrait de l’instantané pour se projeter dans un enjeu futur.
Cette décision est guidée par le striatum, une structure nerveuse incitant les êtres vivants à des comportements qui garantissent leur survie en leur donnant du plaisir sous forme d’une molécule, la dopamine. Chez l’être humain, le striatum est responsable de cinq motivations de base : manger, se reproduire, acquérir du statut social, minimiser ses efforts et glaner de l’information.
L’émergence d’Homo sapiens, il y a quelque trois cent mille ans, est liée à l’expansion du cortex cérébral, qui nous a conféré le pouvoir d’abstraction, de langage, de planification, de coopération. Ce pouvoir, à son tour, a permis les innombrables inventions tournées vers la satisfaction toujours plus efficace de nos désirs fondamentaux : outils, culture, élevage, urbanisation, commerce… pour aboutir au
L’image a fait le tour du monde : le 3 juin, alors que se dispute la demi-finale hommes du tournoi de Roland-Garros, une jeune femme pénètre sur le court et s’attache au filet par le cou. Agenouillée face au public auquel s’ajoutent près de 2 millions de téléspectateurs, elle oppose aux huées et aux sifflets un message écrit en anglais sur son t-shirt : « Il nous reste 1 028 jours. » Elle sera évacuée au bout de quinze minutes, avant de passer quarante heures en garde à vue.
Alizée, 23 ans, milite pour la campagne Dernière rénovation, qui pratique des actions coups de poing afin d’alerter sur la crise climatique. Le Monde leur consacre un article dans son édition du 11 juin.
« C’était une action de désespoir. Je voulais détourner le regard des spectateurs vers la réalité : nous allons tous mourir si nous n’agissons pas face à la crise climatique. Il n’y aura plus de tennis dans dix ans », explique Alizée.
Le groupe appelle les citoyens à « entrer en résistance civile » en menant des perturbations non violentes pour forcer le gouvernement à agir. Il a bloqué à plusieurs reprises la circulation sur les périphériques parisiens et envisage d’autres actions dans les mois qui viennent. Il