Sans plus attendre, on commence avec l’investigation journalistique sur les méthodes d’Uber. Dévoilée dimanche dernier, elle met en lumière des activités de lobbying, parfois illégales, dans le monde entier. En France, l’entreprise a pu compter sur la complicité d’un certain… Emmanuel Macron…
Tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins. Cela semble avoir été, pendant longtemps, la principale maxime de la société américaine Uber. C’est, en tout cas, ce qui apparaît dans la grande enquête journalistique « Uber Files », publiée depuis dimanche dans une quarantaine de médias du monde entier. À l’origine de l’investigation, des dizaines de milliers de documents internes à l’entreprise, filtrés par un ancien employé au journal britannique The Guardian. Ce dernier les a partagés avec l’ICIJ, le Consortium international de journalistes d’investigation, et ses partenaires.
Le second quinquennat d’Emmanuel Macron a sans doute véritablement commencé la semaine dernière. Après la réélection du président sortant, fin avril, il y a eu la double séquence des élections législatives du mois de juin. Celle-ci a réservé une surprise : la perte de la majorité absolue de la formation présidentielle à l’Assemblée nationale. Ce résultat a obligé la première ministre Elisabeth Borne à plusieurs ajustements. En début de semaine dernière, lundi 4 juillet, elle a annoncé un remaniement ministériel, avec quelques changements significatifs.
Olivier Véran, ministre de la Santé lors du quinquennat précédent, revient en première ligne, en tant que porte-parole du gouvernement. Autre retour marquant : celui de Marlène Schiappa, proche de Macron, qui devient secrétaire d’État en charge de l’économie sociale et la vie associative. D’autres, en revanche, sont évincés de la nouvelle équipe gouvernementale : Damien Abad, visé par une enquête pour tentative de viol, et Amélie de Montchalin, victime de sa défaite aux législatives, font les frais du remaniement.
Dotée de ce nouvel exécutif, la première ministre a pu se livrer à son deuxième exercice périlleux de la semaine : son di
Dans l’effervescence qui a entouré le discours de politique générale de la première ministre à l’Assemblée nationale, l’annonce est passée inaperçue, ou presque. Mercredi 6 juillet, Elisabeth Borne a répété devant les députés l’engagement du gouvernement à supprimer dès cette année la redevance audiovisuelle. C’était une promesse d’Emmanuel Macron lors de la campagne des élections présidentielles. Accordée en conseil des ministres jeudi dernier, elle devrait être appliquée à l’automne.
La première ministre s’est félicitée d’une mesure qui permettra à des millions de Français d’économiser 138 euros par an. C’était le montant de la redevance audiovisuelle en métropole, alors qu’elle s’élevait à 88 euros pour les citoyens d’outre-mer. Avec cette décision, l’exécutif entérine la fin d’un impôt historique. En fait, en France, la taxe avait été créée en 1933. À l’époque, il s’agit de financer la radio publique, qui commence à se généraliser. Chaque personne qui avait un poste de radio devait s’acquitter de cet impôt.
À partir des années 80, la redevance s’applique à la télévision. Les foyers qui disposent d’un téléviseur sont visés par l’impôt. Cette année, cela représente plus de 27 mil
Le plus grand glacier du nord de l’Italie, au cœur des Dolomites, s’est converti en piège mortel pour des dizaines de randonneurs. Dimanche 3 juillet, une partie du glacier de la Marmolada s’est effondrée. Des blocs de glace et de roche qui se sont détachés de la montagne ont provoqué une avalanche qui a emporté des personnes qui se promenaient à ce moment-là sur la montagne. Onze personnes sont mortes, selon le dernier bilan, qui pourrait s’alourdir, car il y a encore plusieurs disparus.
Cette catastrophe est « sans aucun doute liée à la dégradation de l’environnement et de la situation climatique. » C’est ce qu’a affirmé le premier ministre italien, Mario Draghi, lors de sa visite sur place en début de semaine dernière. Pour le président de l’Italie, Sergio Mattarella, c’est le « symbole des tragédies que le changement climatique entraîne dans tant de régions du monde. » Les circonstances qui ont précédé l’effondrement vont en tout cas dans ce sens : la veille de la rupture, un record de température avait été enregistré dans la zone. Le thermomètre affichait alors 10ºC au sommet du glacier.
Les météorologues italiens pointent, eux aussi, du doigt les conditions climatiques de ces
C’est un monument de l’histoire culturelle du XXème siècle qui s’en est allé. Samedi 2 juillet, le metteur en scène britannique Peter Brook s’est éteint à Paris. Il avait 97 ans. Il laisse derrière lui un héritage immense : des pièces, des montages, des créations qui ont changé en profondeur le monde du théâtre. Né en 1925 à Londres de parents lituaniens, Peter Brook n’était pourtant pas prédestiné à la mise en scène. D’ailleurs, il se rêvait plutôt en réalisateur de cinéma.
Mais dans l’Angleterre d’après-guerre, c’est finalement sur les planches qu’il fait ses premiers pas. À Oxford, où il étudie la littérature russe, le jeune Peter Brook commence à écrire, et il réalise ses premières mises en scène. Son succès est immédiat : il a seulement 22 ans quand il dirige Roméo et Juliette à la Royal Shakespeare Company, à Stratford-upon-Avon, la ville de l’écrivain britannique. Shakespeare sera d’ailleurs un fil rouge dans la carrière de Brook : il y reviendra tout au long de sa vie de metteur en scène. Un an plus tard, c’est l’opéra londonien de Covent Garden qui fait appel à lui. Peter Brook n’a que 23 ans, mais les grands théâtres du pays l’ont déjà adoubé.
Son succès s’exporte rapidem