Nous commençons avec un sujet que nous avons évoqué l’année dernière et qui reste d’actualité : la remise en question du travail par un nombre croissant de personnes de tous âges et de tous les métiers.
Aux États-Unis, cela s’appelle « The Great Resignation » – un terme contradictoire, puisqu’il désigne tantôt l’acte de démissionner d’un travail, tantôt l’acceptation sans protester de quelque chose de pénible ou d’inévitable…
L’attention du monde s’est largement détournée depuis la défaite de l’organisation État islamique en 2019, mais des dizaines de milliers d’enfants languissent – et grandissent – aujourd’hui en Syrie, dans des conditions extrêmement pénibles : enfermés dans des camps sous des tentes, exposés aux températures extrêmes, déscolarisés, et manquant de produits de première nécessité, notamment l’eau, la nourriture et les soins de santé.
Charlie Savage, un journaliste du New York Times, accompagnait récemment une délégation américaine dans une rare visite d’un de ces camps.
Al Hol est un des centres administrés par une milice sous direction kurde dans le nord-est du pays. Il héberge des femmes et des enfants mais comprend aussi une vingtaine de prisons où sont détenus quelque 10 000 hommes, membres soupçonnés de l’organisation État islamique.
Jusqu’à la fin de 2018, Al Hol hébergeait une dizaine de milliers de réfugiés déplacés par la guerre. L’année suivante, avec la chute du dernier bastion d’EI, les femmes et les enfants ayant fui ou survécu furent séparés des hommes et envoyés à Al Hol. La population du camp fut multipliée par sept.
Les mères de la plupart des enfants sont irakiennes ou
Après des vacances à la plage, la tentation est grande de garder un petit souvenir en repartant… Les côtes normandes sont garnies de galets : sans doute, un petit caillou de plus ou de moins ne fera pas grande différence.
Détrompez-vous. À Étretat, une petite station balnéaire de Normandie, l’association « Touche pas à mes galets » alerte, depuis sa création en 2016, sur le niveau des galets toujours plus bas sur les plages. « Les gens disent toujours qu'ils n'en prennent que cinq ou six, mais multiplié par les milliers de visiteurs… ». Sur la digue en béton qui surmonte la plage, Étienne Hamel, conseiller communal, explique : « Ici, il y a des années, c'était du galet. Aujourd'hui, il y a un volume de trois mètres qui sont partis. On évalue à 300 ou 400 kilos de galets qui s'en vont tous les jours, en plein été. Cette épaisseur-là, c'est ce qui protège la ville naturellement ! »
Étretat accueille plus d'un million de visiteurs par an. En Sardaigne, c’est le sable qui disparaît, ou les coquillages… Alors que s’ouvre la saison des vacances, les sites naturels français sonnent à nouveau l’alarme face aux effets destructeurs du tourisme de masse : érosion, ordures, pénurie d’eau… Une
À la sortie de Remiremont, une petite ville des Vosges dans l’est de la France, deux boulangeries se font face : l’une est une franchise, l’autre un indépendant. Elles se font concurrence avec deux discours et deux méthodes que le journal Le Monde décrit dans son édition du 16 juillet.
La boulangerie Ange trouve sa place parmi les autres boîtes géantes – supermarchés, chaînes d’alimentation, salons de coiffure, etc. – qui garnissent uniformément la périphérie des villes et drainent un flot incessant de clients motorisés. Ses vitrines débordent de pains, de viennoiseries, de tartes, de pizzas, de sandwichs. Au-dessus des comptoirs, de multiples pancartes sont suspendues, annonçant les promotions du jour : « Trois baguettes achetées, une offerte », « 2 grandes pizzas, 15 euros ». Derrière les vendeuses en uniforme, le fournil, les machines, les chariots en Inox et les hommes en blanc offrent une confirmation visuelle de la promesse formulée aux quatre coins du magasin : le « boulanger » Ange réalise un travail d’« artisan ». Si viennoiseries et tartes arrivent surgelées, le pain, lui, est pétri, façonné, cuit sur place. Ce qui, selon une loi de 1998, permet à l’enseigne de se revendiq
Après sa victoire électorale en mai dernier, le nouveau président des Philippines, Ferdinand “Bongbong” Marcos Jr, est allé rendre visite à sa mère Imelda, ancienne première dame et veuve du dictateur Ferdinand Marcos.
Dans une vidéo montrant la mère félicitant son fils, un détail de l’opulente maison d’Imelda a retenu l’attention : l’un des tableaux accrochés au mur, représentant un nu en bleu et vert sur un lit rouge et orange, a été formellement identifié comme étant la « Femme Couchée VI » de Pablo Picasso. Cette œuvre est l’une parmi plus de 200 qu’Imelda et Marcos senior ont acquises pendant que le dictateur était au pouvoir, en utilisant de l’argent détourné des Philippines vers la Suisse. Au moment de sa destitution, en 1986, le dictateur avait pillé jusqu’à 10 milliards de dollars.
En 2014,« Femme Couchée VI » avait été ciblée par les autorités anti-corruption des Philippines, qui tentaient de récupérer une partie de ces milliards manquants, mais elles n’ont pas réussi à la confisquer et l’œuvre a été déclarée “disparue”. Depuis qu’elle a été aperçue dans le salon d’Imelda, la question se pose de savoir si elle est authentique ou s’il s’agit d’un faux.
Comme les peintures de