Canicules, incendies de forêts, pénurie d’eau… D’ une année à l’autre, l‘exception devient la règle, en France comme ailleurs.
Une sécheresse historique continue de sévir en Europe.
En France, la troisième vague de chaleur de l’année, qui a commencé le 31 juillet, aggrave encore une sécheresse observée dès le mois de janvier, lorsque l’indice d’humidité des sols est tombé en dessous du niveau de la normale. La situation n’a cessé de se dégrader depuis. Le 6 août, cet indice a dépassé le record national absolu de sécheresse observé depuis 1958 : c’était durant l’été de 1976.
En 1977, durant la crise du pétrole, le président américain Jimmy Carter s’est adressé à ses concitoyens pour annoncer une nouvelle politique énergétique, basée sur la conservation et le développement des énergies renouvelables. Vêtu d’un cardigan, il a encouragé les Américains à être plus économes, notamment en baissant leur thermostat de quelques degrés en hiver. Mal lui en prit. Il fut largement ridiculisé et, trois ans plus tard, perdait sa réélection au profit de Ronald Reagan et son message que le gouvernement devrait cesser d’interférer avec la sacro-sainte liberté individuelle.
Avance rapide d’un demi-siècle. L’humanité fait face à une menace existentielle en raison de son incapacité à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Car ne nous faisons pas d’illusions : les développements technologiques et les mesures plus ou moins effectives promises par les gouvernements du monde entier, en particulier un plan climat qui vient finalement d’être approuvé par le Congrès américain – tous ces efforts ne vont pas suffire à maintenir le réchauffement climatique en dessous du seuil critique de 1,5°C d’ici à 2030 : nous sommes déjà à +1,1°C et les émissions continuent d’augmenter,
À chaque pèlerin son « coup de cœur » sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les uns citent la beauté des paysages, les autres, la réflexion et le dépassement de soi. Mais c’est pour les villages qu’a craqué Laure Bonnet-Madin : « Au bout de trois semaines, je me suis rendu compte que ce que je préférais, c’était me poser au café pour discuter avec les gens du coin. Enfin, je me sentais bien. »
Laure, une Parisienne diplômée en administration des affaires, explique dans Le Monde du 12 juin : « J’ai fait toute ma carrière dans l’immobilier (…). À la fin, j’avais l’impression d’être un hamster tournant dans une roue. Je n’étais qu’un pion à qui on demandait de faire du chiffre, peu importe la satisfaction du client. »
À 30 ans, elle quitte son travail, son compagnon, et emprunte un autre chemin, qui lui fait connaître l’épiphanie sur une place de village… Deux mois plus tard, on la retrouve installée à Saintigny, une petite commune rurale dans l’Eure-et-Loir, au sud-ouest de Paris. Son appartement donne sur une église du 12ème siècle, réputée pour ses fresques médiévales. Au rez-de-chaussée de sa nouvelle résidence : un café, le sien.
Que s’est-il passé ?
À son retour de Saint-J
De « covidé » à « confinement », en passant par « écoanxiété » et « écoblanchiment », c’est la pandémie de Covid-19 et la crise du climat qui ont le plus influencé les additions au vocabulaire français depuis 2020, rapporte Le Monde du 25 juillet. Le journal a passé en revue les 514 mots nouvellement incorporés dans les trois dernières éditions des dictionnaires Larousse et Le Robert.
Deux ans et demi après l’apparition de la plus grande pandémie du 21ème siècle, il n’est pas surprenant que les entrées liées au domaine de la médecine aient triplé : elles représentent plus de 20 % des nouvelles additions.
Cette médicalisation du vocabulaire a commencé avec des termes techniques jusqu’alors cantonnés au monde médical (« asymptomatique », « PCR »), mais que tout le monde a commencé à utiliser – « sans doute une manière de s’emparer de ce qui nous faisait peur et d’en parler », suggère Carine Girac-Marinier, directrice chez Larousse. Puis la créativité a suivi, avec des mots adaptés aux nouvelles réalités de la vie courante : « déconfiner », « vaccinodrome ». Enfin, de nouveaux termes sont apparus par dérivation de mots existants « cas contact », « écouvillonner », « covidé », « vaccina
Le gouvernement japonais vient de lancer une campagne publicitaire pour encourager la consommation de boissons alcoolisées, rapporte le Guardian du 17 août. Celle-ci est en déclin depuis plusieurs années, particulièrement chez les jeunes, causant une baisse des revenus provenant des taxes sur l’alcool.
Baptisée Saké Viva !, cette campagne est organisée par l’agence nationale des impôts sous la forme d’un concours ciblant les 20-39 ans, qui auront jusqu’au 9 septembre pour présenter leurs idées pour changer le regard des Japonais sur la boisson.
Selon l’agence, la consommation moyenne annuelle de saké, bière et autres spiritueux est tombée de 100 litres par personne en 1995 à 75 litres en 2020. Cette chute est attribuée au déclin de la coutume, dans la classe moyenne japonaise, de « prolonger » la journée de travail entre collègues dans les bars, un déclin que la pandémie de Covid et le développement du télétravail ont encore accentué.
Les taxes sur l’alcool, qui représentaient 5 % du revenu fiscal dans les années ’80, avaient baissé à 3 % en 2011. En 2020, elles ne représentaient plus que 1,7 % : cette année-là les recettes totales de cette taxe ont chuté de 110 milliards de yens par