En France, l'heure est grave pour la droite. Le parti Les Républicains s'est réuni les 3 et 4 septembre dernier pour réfléchir à son avenir. Il y a effectivement urgence.
À droite, l'heure de la rentrée a fini par sonner. Les 3 et 4 septembre, plus de 700 jeunes et la grande majorité des responsables Les Républicains se sont réunis dans la ville d'Angers, dans la région des Pays-de-la-Loire, pour leur traditionnelle université d'été. Le but ? Réfléchir, en urgence, à l'avenir du parti en passe de disparaître, et, plus largement, à celui de la droite démocrate.
C'est une tradition qui remonte à 1993. Chaque année, à la fin des vacances d'été, le président de la République réunit les diplomates français à l’Élysée pour leur annoncer les grandes lignes de la politique extérieure du pays. Le 1er septembre dernier, au matin, ils étaient donc tous présents à cette « Conférence des ambassadeurs », qui avait des allures de rentrée des classes. D'autant que ces deux dernières années la rencontre avait été annulée pour cause de Covid. Mais la légèreté de ces retrouvailles a été, vite, dissipée par les propos d'Emmanuel Macron.
Durant son intervention de deux heures, le chef de l’État a dressé un constat très sombre du nouveau monde qui est en train d'émerger. Il a nommé les maux : le « retour de la guerre sur le sol européen », le « désordre climatique », l’énergie et l’alimentation qui « redeviennent des sujets géopolitiques », la « fracture de l’ordre économique mondial ». Face à ces nouveaux dangers, Macron demande une diplomatie « de combat », comme le rapporte le quotidien Le Figaro.
Emmanuel Macron a d'abord pointé du doigt la montée des États autocratiques qui s'opposent ouvertement à l'Occident, en citant nommément l'Iran et la Russie.
La R
Évidemment, ce n'est pas Versailles. Le château construit par le roi-soleil Louis XIV n'a heureusement pas besoin de ce coup de pouce. Quand il faut rénover la célèbre construction, l’État met la main à la poche. Aidé de groupes privés dont un certain nombre d'Américains, d'ailleurs, touchés par la beauté universelle de ce lieu.
En ce 29 août, c'est dans un endroit nettement moins imposant, mais charmant, que la ministre de la Culture avait donné rendez-vous à la presse : le Château de Maison-Blanche à Gagny, dans la banlieue nord-est de Paris. Ce jour-là, Rima Abdul Malak est entourée d'élus locaux, de représentants de la Fondation du Patrimoine, de l'animateur de télévision Stéphane Bern, également président de la Mission Patrimoine, et de la présidente de la Française des Jeux. Tous prennent la pose, souriants, pour annoncer le lancement de la cinquième édition du Loto du Patrimoine. Une idée assez géniale, me semble-t-il.
Ce loto a été mis en place pour la première fois en septembre 2018, lors des Journées européennes du patrimoine. Le jeu vise à récolter des fonds destinés à assurer la réfection et l'entretien des monuments évalués comme étant en péril, qu'ils soient considéré
Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev est un paradoxe. Le dernier président de l'Union soviétique est admiré en Occident pour avoir libéralisé l'Empire, au point que les Républiques de l'URSS et du Pacte de Varsovie ont pu obtenir leur indépendance. Mais, il est détesté par une majorité des Russes pour avoir accepté l'effondrement de l'URSS et laissé le chaos s'installer durant plusieurs années. Il suffit d'ailleurs de lire les réactions des dirigeants du monde entier pour redessiner la carte de la guerre froide. À l'Ouest, les Macron, Biden ou Scholz ont salué l'homme. Un « leader rare » ayant permis « un monde plus sûr », ose même le président américain, tandis qu'à l'Est, Poutine se contente de présenter « ses profondes condoléances » à sa famille et ses proches. L'ex-Secrétaire général du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique a divisé le monde de son vivant. Sa mort, le 30 août dernier, à l'âge de 91 ans, n'a pas permis de sceller la réconciliation.
Depuis 1991, date à laquelle il avait quitté la vie politique, Gorbatchev vivait dans un quasi-anonymat. Quand il ne suscitait pas l'indifférence, il provoquait la colère : En février 2017, selon un sondage effectué p
Les articles se suivent et... se ressemblent. Les témoignages dramatiques s'accumulent à longueur de pages et disent tous la même chose : beaucoup de Britanniques vont devoir bientôt choisir entre électricité et nourriture. Le 26 août, ils ont en effet appris que les tarifs réglementés de l'énergie vont augmenter de 80 % dans le pays. Le plafond de tarification autorisé va passer de 1 971 livres par an par foyer moyen à 3 549 livres dans deux mois. C'est du moins ce que vient d'annoncer l'Ofgem – l’Office of Gas and Electricity Markets –, qui est le régulateur de l'énergie. Pire, des hausses sont encore prévues en janvier et en avril 2023. Selon les prévisions de Cornwall Insight, une société de consultants en énergie, les factures devraient se monter à 5 386 livres, puis 6 616 livres. Une catastrophe pour beaucoup de foyers, comme le raconte, entre autres, le quotidien Le Monde, dans un reportage du 28 août.
Le Monde a, par exemple, interrogé Anne Vivian-Smith, une ancienne magistrate handicapée par une maladie dégénérative. Incapable d'occuper un emploi, elle vit des aides sociales, tandis que son mari, employé dans une université, gagne environ 1 000 livres par mois. Il a bien o