Tout de suite, on se penche sur la question des retraites en France. La réforme du système est une des grandes promesses d’Emmanuel Macron lors de la dernière campagne électorale. Mais le sujet est délicat, car les syndicats et l’opposition ne veulent pas coopérer…
Ce n’est pas un dossier comme les autres. La preuve : avant même que les détails ne soient connus et débattus, le projet de réforme des retraites a mobilisé des dizaines de milliers de personnes. C’était jeudi dernier, le 29 septembre : les syndicats ont organisé une journée de manifestations dans toute la France. Des marches au cours desquelles les agents sociaux ont averti : ils ne veulent pas entendre parler d’un allongement de la durée de travail. Ce sont pourtant les plans du gouvernement et du chef de l'État. Emmanuel Macron l’avait annoncé en campagne électorale, au printemps dernier : il veut repousser l’âge de départ en retraite de 62 à 65 ans d’ici 2031.
Un Français sur cinq a reçu de l’eau potable non conforme l’année dernière. Environ douze millions de personnes ont bu et utilisé, ponctuellement ou pendant des périodes plus longues, une eau potentiellement dangereuse pour la santé. C’est ce qui ressort d’une enquête publiée mercredi 21 septembre par le journal Le Monde. Les chiffres sont inquiétants. Surtout si on les compare avec ceux des années précédentes. En 2020, un peu moins de 6% des citoyens avait vu couler dans leur domicile une eau non conforme aux critères de qualité, selon le ministère de la Santé. Un an plus tard, ils sont autour de 20%.
Pour avancer cette donnée, Le Monde s’est basé sur les rapports élaborés par plusieurs organismes publics : les agences régionales de santé, les agences de l’eau et les préfectures. Le quotidien est parvenu ainsi à dresser une carte nationale des problèmes de qualité du liquide qui sort de nos robinets… Les estimations du Monde ont été confirmées par une autre enquête, élaborée par une équipe de journalistes de la télévision publique française. Diffusé un jour après la publication du quotidien, le reportage révèle que plus de 3.300 villes et villages français sont touchés.
Le Monde e
Fin septembre, l’équipe nationale d’Iran affronte le Sénégal en match amical en Autriche. Avant le coup d’envoi, les onze footballeurs iraniens apparaissent vêtus d’une longue parka noire sur le terrain. Aucun symbole de la République Islamique d’Iran n’est visible. Ils entendent ainsi protester contre la répression qui s’abat sur des milliers d’Iraniens et d’Iraniennes dans leur pays. C’est un geste symbolique qui en dit long sur le rejet que provoque actuellement le régime.
Dans un long message sur les réseaux sociaux, la star de la sélection a assumé son geste. Sardar Azmoun, l’un des sportifs les plus populaires en Iran, risque une suspension de la part des autorités. Mais il a expliqué que cette punition n’était qu’un petit prix à payer pour défendre les filles iraniennes. Car ce sont les femmes d’Iran qui sont en première ligne du mouvement de protestation. Depuis le 16 septembre, des milliers d’entre elles descendent dans les rues des principales villes du pays. Elles sont souvent jeunes et elles défilent pour dénoncer la violence du régime à leur encontre.
À l’origine de ces protestations, il y a la terrible histoire de Mahsa Amini. Cette jeune fille de 22 ans a été arrêtée
Jeudi 24 novembre 2022. Retenez bien cette date. Ce jour-là, les députés de l’Assemblée nationale française devront débattre une proposition de loi qu’ils sont nombreux à considérer historique : un texte qui propose l’abolition des corridas dans le pays. Signé par une petite centaine de députés, en majorité de gauche, il a été déposé fin septembre au Palais Bourbon. Cette proposition de loi ne comporte qu’un seul article : elle demande la modification du code pénal, qui offre, jusqu’à présent, une exception à la pratique des courses de taureaux.
En effet, depuis 1951, la loi française reconnaît leur particularité. Les actes de cruauté et de sévices contre des animaux domestiques et en captivité sont punis, jusqu’à trois ans de prison, mais un alinéa précise que ces sanctions ne sont pas appliquées « lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. » Autrement dit, la tauromachie n’est pas soumise à l’application de la législation sur la cruauté envers les animaux dans les régions où elle existe depuis plusieurs siècles.
C’est cette petite phrase, « lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée », que les députés abolitionnistes veulent voir disparaître
Il aura fallu un petit clip vidéo de moins de deux minutes pour déclencher la bêtise humaine. Mi-septembre, Disney a dévoilé le trailer de son prochain grand long métrage, qui sortira en salles l’année prochaine : la Petite Sirène. Plus de trois décennies après les aventures d’Ariel en dessin animé, le studio américain prépare une adaptation en film. Ce n’est pas la première fois que Disney le fait. Aladdin, Le Roi Lion, le Livre de la Jungle : les remakes en live-action des classiques de la firme sont généralement couronnés de succès.
Oui, mais voilà, cette fois-ci, la bande-annonce du nouveau Disney a provoqué un déferlement de messages haineux sur les réseaux sociaux. En cause : le choix de l’actrice qui incarnera la petite sirène qui rêve de découvrir le monde hors de l’eau. Elle s’appelle Halle Bailey, elle a 22 ans et elle est noire. Une couleur qui semble insupportable pour certains internautes, qui ont même créé l’hashtag #notmyAriel.» Cela ne sert à rien de reproduire ici les commentaires versés sur la jeune actrice ni les insultes écrites contre Disney. Vous pouvez les imaginer.
En gros, les détracteurs reprochent au studio de ne pas respecter la tradition, de ne pas avoi