Nous commençons avec un coup d’œil sur la signification des élections législatives qui viennent d’avoir lieu en Suède.
Les résultats des élections législatives qui se sont tenues en Suède le 11 septembre sont significatifs : pour la première fois dans l’histoire de ce pays, le pouvoir va être exercé par un bloc incluant la droite radicale – le parti des Démocrates de Suède, une formation née d’un parti ouvertement néonazi. En l’espace de douze ans, ce parti virulemment anti-immigration a quadruplé sa représentation, passant de 5,7 % à 20,6 % des voix. Il est ainsi devenu la deuxième force politique suédoise, encore loin derrière le parti social-démocrate, mais devançant tous les autres partis conservateurs. Comme tel, il sera en mesure d’exercer une influence considérable sur la nouvelle coalition de droite, avec la polarisation croissante que cela implique dans un pays longtemps connu pour sa politique consensuelle.
L’automne promet donc d’être particulièrement propice pour l’extrême droite en Europe, avec en Italie, le 25 septembre, la victoire attendue d’une coalition conservatrice dominée par les Fratelli d’Italia, d’ascendance fasciste.
Enfin, rappelons qu’en France, le parti de Marine Le Pen est passé de 8 à 89 députés à l’Assemblée nationale après les législatives de juin dernier.
La tendance e
Mort le 13 septembre à l’âge de 91 ans, Jean-Luc Godard est reconnu comme l’un des plus grands cinéastes de l'histoire. Ses innovations et ses provocations tant dans la forme que dans le contenu de plus de cent films ont changé le cours du 7ème art et ont marqué celui-ci d’une influence durable.
Avec d’autres réalisateurs tels que François Truffaut et Claude Chabrol, il fut d’abord une figure décisive de la Nouvelle Vague, un mouvement qui a révolutionné le cinéma à la fin des années ’50 et dans les années ’60. Son premier long-métrage, À bout de souffle, sorti en 1959, lui a valu une célébrité immédiate. Tourné en lumière naturelle et dans les rues de Paris, avec un scénario écrit au jour le jour, il met en scène les déboires d’un jeune malfrat (Jean-Paul Belmondo) amoureux d’une étudiante américaine (Jean Seberg). En raison de son style radicalement neuf et apparemment improvisé, le film devint, dès sa sortie, un phénomène culturel, inspirant plusieurs générations de cinéastes. Le New York Times le décrit comme « un hybride artistique qui capture les discontinuités et les conflits de la vie moderne ».
Durant la décade qui suit, Godard réalise une série de films dans lesquels il d
Le clip dure moins de deux secondes. Intitulé « Roundhay Garden Scene » – on y voit quatre personnes se promenant dans un jardin par une journée ensoleillée d’octobre en 1888 –, il est considéré comme le premier film connu. Derrière une caméra de son invention utilisant un procédé appelé chronophotographie, le réalisateur est un Français, Louis Le Prince.
Pourtant, c’est à l’Américain Thomas Edison, inventeur notamment du phonographe et de l’ampoule électrique, qu’est généralement attribuée la paternité du cinéma, une paternité qui revient en réalité à plusieurs pionniers mais que la célébrité, les ressources, et les avocats d’Edison lui ont permis de revendiquer à cause de ses contributions ultérieures. C’était une époque extraordinairement effervescente d’innovations techniques.
Dans un livre récemment présenté par le New York Times, « The Man Who Invented Motion Pictures », Paul Fischer, un historien du cinéma, entreprend de réhabiliter Le Prince comme véritable père du 7ème art. Le sous-titre du livre, « A True Tale of Obsession, Murder, and the Movies », suggère que l’affaire n’est pas simple.
Louis Le Prince avait étudié la peinture à Paris et la chimie à Leipzig. Initié à la p
Il n’y a pas si longtemps, un gamin – une gamine – de dix ans pouvait passer au bar-tabac du coin, en traversant la rue au besoin, pour acheter des bonbons avant d’aller retrouver ses potes sur un terrain vague pour une partie de foot : une « aventure » très rare aujourd’hui.
Les enfants seuls ont quasiment disparu des villes, constate le journal Le Monde dans un essai paru le 14 septembre. En France, dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants, 97 % des élèves d’élémentaire sont accompagnés pour se rendre à l’école, un chiffre qui reste à 77 % une fois qu’ils sont au lycée.
Déjà en 2006, deux géographes néerlandais soulignaient l’avènement d’une figure emblématique de l’époque, celle de l’« enfant d’intérieur ».
L’ « intérieur » n’est pas forcément celui de la résidence mais celui des activités extrascolaires : conservatoire, sports, arts… Les enfants ne sortent que pour être à nouveau enfermés. Le philosophe Thierry Paquot note que cette évolution concerne toute la société : il faut absolument rentabiliser le temps. Les grands comme les petits ont perdu l’usage des no man’s time : les temps « pour rien » – toute forme d’oisiveté telle que l’ennui, l’attente, la sieste – s
« Les abeilles doivent-elles être tenues au courant des affaires humaines? », s’interroge Daniel Victor dans le New York Times. – Auraient-elles un avis à ce sujet?
Certains apiculteurs, soutenus par les historiens du folklore, affirment que « l’annonce aux abeilles » est une pratique répandue depuis des siècles, et qui peut entraîner de graves conséquences si elle n’est pas respectée.
Selon la tradition, les abeilles, considérées comme membres de la famille, doivent être informées des événements importants dans la famille – spécialement les naissances et les décès et, dans certaines régions, les mariages. La personne qui s’occupe des abeilles est supposée frapper doucement sur chaque ruche et annoncer la nouvelle. La ruche peut éventuellement être couverte d’un drap noir dans le cas d’un deuil. Cette pratique est observée non seulement en Angleterre mais dans d’autres pays d’Europe et aux États-Unis.
Au 18ème et au 19ème siècle, on croyait qu’omettre d’informer les abeilles pouvait leur faire abandonner la ruche, ne plus produire de miel ou même causer leur mort. De nos jours, cette croyance est rare mais certains apiculteurs continuent la tradition par respect, dit Mark Norman, un f